f^n. cit., 1. V
ET CONSTANTINOPLK. 199
aujourd'hui les chrétiens; mais il était proscrit par la loi de Moïse, comme il Test à présent par les Orientaux, qui le repoussent de leur table, le tenant pour immonde; enfin, la loi de Moïse, comme celle de Mahomet, frappe le cochon de la plus sév(>re réprobation, réprobation qui pourtant n'a jamais été partagée par les anciens, pas plus que par les modernes.
Si les animaux terrestres ne présentent que rarement dans les contrées du Bosphore une grande variété d'espèces ou un nombre considérable d'individus, les habitants des eaux sont loin d'olTrir une compensation suffisante; du moins, le peu que nous connaissons de la Faune de la mer Noire semble conduire à cette conclusion. Ainsi, la liste que M. Rigler donne des poissons de la mer Noire, de la Propontide et de THellespont, ne compte en tout que soixante et une espèces ^, nombre qui ne formerait qu'un peu plus du cinquième du montant de la Faune ichthyologique méditerranéenne telle que la retrace (à la vérité d'une manière très-incomplète) l'amiral Smith 2. Cela est loin de justifier la réputation qu'avait, chez les anciens, le Pont- Euxin où, selon Pline, les poissons se mutipliaient avec