‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 80 sur 179 · The Mediterranean, p · texte numérisé non relu

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une merveilleuse facilité ^ Au reste, ropinion du naturaliste romain peut être considérée comme l'expression figurée d'un fait constaté par les témoignages unanimes des auteurs anciens, qui signalent Timporlance commerciale qu'avait alors la pêche dans la mer Noire, dont les produits abondants étaient une source de richesse pour plusieurs villes du littoral, entre autres pour Sinope, Olbia- et Panticapée (Kertch), ainsi que le prouvent les monnaies de ces villes, sur lesquelles rimage d'un poisson est fréquemment représentée*.

Parmi les poissons qui étaient particulièrement l'objet de ces pêches fructueuses, Aristote, Pline* et Varron mentionnent les palamides ou thons. Strabon donne à cet égard des détails trop curieux pour que je ne reproduise pas une partie du passage qui les contient. « Dans la corne de Byzance^, dit le géographe d'Amasia^,... le thon est tellement abondant qu'on peut le prendre à la main. Éclos dans les marais du Mœotis (mer d'Azov), il quitte tout jeune encore le lieu de sa naissance, et se dirige en essaims nombreux le long de la côte d'Asie. A Trapezus (Trébizonde) et à Pharnacea (Kerasun), il devient l'objet d'une première pêche qui n'a pas beaucoup de valeur à cause du développement peu considérable des individus ; à Sinope, elle est déjà

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