‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 115 sur 129 · GONZAGUE, LE BOSSU · texte numérisé non relu

GONZAGUE, LE BOSSU

GONZAGUE

A ton tour Ésope... Je sais ce que lu as fait encore pour moi cette nuit... parle : que veux-tu pour ta récompense ?

Qui vous dit, monseigneur que je vienne ici réclamer un salaire ?

GONZAGUE

Tout service gratuit cache une trahison... tu seras donc payé, je le veux.

LE liOSSU.

Payé... qui vous dit, monseigneur que je ne le sois pas déjà... je voulais la perte de Lagardère et je vous l’ai livré; je voulais sa mort et vous l’avez tué.

GONZAGUE

Pourquoi l'as-lu trahi... Pourquoi le haïssais- lu ?

Parce qu’il était aimé.

GONZAGUE

Jaloux de Lagardère... toi.l Est-ce que par miracle lu serais amoureux ?

Ce serait folie, n’est-ce pas? Eh bien, monseigneur, je suis fou, j’aime.

GONZAGUE, riant.

Sans espoir.

LG BOSSU.

Je serais mort, si je n’espérais pas.

GONZAGUE

Et, qui aimes-tu, mon pauvre Ésope ?

Une femme qui aimait Lagardère... comprenez- vous maintenant ina haine pour cet homme, comprenez-vous que si je me suis fait votre allié, c’est que seul, je ne pouvais rien contre lui.

GONZAGUE

Oui, je commence à comprendre... jusqu’à cette heure, et malgré les services rendus je me défiais de toi.

Et maintenant.

GONZAGUE

Je croirai à ta sincérité quand lu m’auras dit ce qui l’amène... tu n’es pas venu chez moi seulement pour me faire ta confession... tu as quelque chose à me demander.

C’est vrai.

GONZAGUE

A la bonne heure, que désires-tu? de l’or pour éblouir, pour acheter celle que tu aimes.

Elle ne so vendra pas. •

GONZAGUE

Aluis elle ne se donnera jamais à toi.

Vous pouvez me lu donner, vous.

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