LE BOUCHER
Le i*<?vôtcincîit *?taîl exécuLt? par ^ «m i mations aidés de 3 gar^
Installation mécanique, — ]j*^ wagonnets cubaient environ un tiers de mètre cnbc et pesaient t 000 kg. ; ils étaient conduits par des honnnt^s a un monte ctiar^çe installé devant Iv Ministère des Travaux [mblics ; le monte-ciiarge t-lait dn système Eydoux ; il Ctait mil par une dynamo Alioth brauchc^c sur le secteur de hi rive gauche.
Montage, essais. — Le bourlier lut construit au ]H»iut 6IH,û(L
près de ta rue du Iluc. h \2i uk lIu [ïuils, dans une chambre boisée Je 'i m,X~ uu ; le Iravail commencé cji octobre s'acheva à
COLLECTEUR DE ÈIÈVRE
Ja fin du mois ; le 4 novembre, après sept jours d'essais, le bouclier avait parcouru 2,50 m.
Il devait suivre une courbe de très grand rayon avec une pente uniforme de 0,275 mm. par mètre (voy. fig. 89 et 102).
Terrains rencontrés. — Le terrain traversé se composait surtout d'un sable de rivière très pur mais ébouleux, qu'on employa à la fabrication du mortier ; à hauteur des banquettes on trouva des bancs de pouddingue de 0,50 m. d'épaisseur ; en dessous, des sables, des graviers, des cailloux et enfin des couches marneuses.
On heurta parfois des roches calcaires peu dures mais le plus souvent on était dans un terrain désagrégé, sans consistance, difficile à maintenir et coupé de vieilles maçonneries. Il n'y avait pas d'eau.
Vitesse. — Le bouclier fonctionna jusqu'au 24 février 1899, parcourant 183,45 m. en 120 jours, soit un peu moins de 1,50 m.
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Fig. 103. — Diagramme de marche du bouclier du Ministère.
par jour; son plus grand avancement hebdomadaire fut de 19 m. correspondant à une vitesse quotidienne de 2,71 m. ; son plus
petit (à part les périodes de réparation) fut de 7 m. soit 1 m. par jour (fig. 103).
Fig. 104. — Chambre ouverte pour la réparation du bouclier.
Incidents. — Sous la rue du Bac, quinze jours après le départ, le bouclier rencontra et coupa un égout en entraînant des pierres du piédroit ; Tégout restant suspendu tassa, une cloche se produisit et monta jusqu'à la chaussée ; on ouvrit une tranchée à ciel
ouvert, on étaya Tégout sur l'extrados du collecteur construit et on remblaya la cloche.
Dans les fondations des anciennes rues Saint-Dominique et Taranne, il y eut de fréquentes difficultés pour avancer, on trouvait des caves à demi comblées de gravois qu'il fallait franchir ; on dut par exemple lors de la rencontre d'une fosse voûtée monter un mur pour soutenir les semelles du bouclier et un contre-mur pour soutenir la vieille voûte au moment de sa démolition.
A la fin de décembre, en forçant contre des obstacles on tordit l'armature sur son côté droit, on dut pour effectuer la réparation creuser à l'avant une chambre boisée (fig. 104); la marche ne reprit que le 8 janvier ; la tôle ne tarda pas d'ailleurs à s'affaisser à nouveau de 12 cm.
Conclusion. — Le bouclier était très fatigué quand on l'arrêta; il était en si mauvais état que sa carrière n'aurait pu se prolonger longtemps ; la poutre d'appui ot les cintres étaient hors d'usage.
Ceci tint peut-être à ce que l'armature était moins solidement construite, et moins bien dirigée que celle du chantier Solférino, ce fut surtout la conséquence des mauvais terrains rencontrés; très souvent pour maintenir le sol il fallait sous la tôle de l'avàntbec enfoncer une couronne de palplanches de 70 à 80 cm. de longueur, parfois même on recourut à l'emploi d'un masque.
Tout ce que nous avons dit du premier bouclier s'applique d'ailleurs à celui-ci.
COLLECTEUR DE BIÉVRE
Le bouclier circulaire était légèrement plus petit que le bouclier elliptique ; pour réaliser l'épaisseur normale du revêtement il fallait bloquer la maçonnerie contre la tôle, ce qui n'est pas à recommander.