BOUCLIER DE LA RUE SAINT- ANTOIN E
[Troisième lot,)
Projet. — Le bouclier de la rue Saint-Antoine devait chcnnnor de la place de la Bastille à la station Saint-Paul.
Sur ce trajet de plus de 130 in. de longueur le tracé compoi h^ une pente de 21,3 mm, sur 113 m., un palier de 30 m., une pc^nh» de 6,4 mm. sur 242,29 m., un nouveau palier de 30 m. et uiir rampe de 2,50 mm. sur 133,61 m.
En plan, il prosente successivement une courbe de 30 m. de rayon sur 90,93 m., un alignement droit sur 67,52 m., une courbe de 130 m. de rayon sur 28,03 m., un alignement droit de 58,60 m., une courbe de 1 000 m. de rayon sur 149,66 m., un alignement droit de 110,60 m. et enfin une courbe de 1 000 m. de rayon et de 114,61 m. de longueur.
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Août Sept
Kars Avril Mai Jun Juillet
Fig. 16i. — Diagraiume de marche du bouclier de la rue Saint-Antoine.
Montage et essais, vitesse. — Le bouclier fut monté du 13 février au 7 mars 1899 au bout de la courbe de 50 m. de rayon
dans une chambre blindée sur deux côtés et maçonnée sur deux autres.
Il fit sa première course le 8 mars et fonctionna jusqu*au 8 septembre ; dans cet intervalle de temps il parcourut 328,10 m.; sa vitesse moyenne fut donc de 1,78 m. par jour (fig. 164).
Exception faite de la période d'essais pendant laquelle il fit 4,25 m. (du 9 au 15 mars), son plus grand avancement hebdomadaire fut de 17,20 m. (7- 23 août), son plus petit 9 m.
(30 mars, 5 avril, 12 avril); à ces chiffres correspondent les vitessesquotidiennesde2,45m.
et 1,28 m.
Il avança donc moins rapidement encore que le bouclier de la rue de Lyon ; ceci tint surtout au grand nombre de vieilles maçonneries qu'il rencontra ; dès son départ il se heurta à d'anciennes fondations de la Bastille qu'on eut beaucoup de peine à détruire.
Il cessa de fonctionner le 8 septembre et fut démonté entièrement. La tôle seule resta emprisonnée dans les maçonneries.
Equipes et fonctionnement.
— Le personnel employé au travail sous Tarmature comprenait :
Trois mineurs, quatre terrassiers, deux boiseurs, quatre maçons et cinq aides.
Il faut ajouter à ces dix-huit hommes deux charretiers, un
garde-frein et cinq chevaux occupés au transport des déblais ; ceux-ci conduits sur la rive du canal Saint-Martin qui longe le boulevard Bourdon étaient jetés en bateau directement.
La tôle d arrière ne fut ici jamais modifiée : on continua à découvrir un peu le terrain par les courses de 1 ,20 m ; par bonheur il était peu ébouleux.