‹ Le Bouclier et les méthodes nouvelles de percement des souterrainsChapitre 32 sur 67 · BOUCLIER DU CHATELET · texte numérisé non relu

BOUCLIER DU CHATELET

Montage et essais. — Le bouclier du Cbâtelet fut construit dans la station même, à Taval; une fouille boisée ouverte en face de la rue du Temple aurait gêné la circulation et accru les dépenses.

La chambre fut commencée le 16 février 1899. Le montage de l'armature et la pose des butées durèrent du 24 mars à la fin de mai. La première course fut de 0,30 m. ; elle eut lieu le 26 mai. Le 1®' juin on n'avait encore parcouru que 1,59 m.

Fonctionnement. Arrêt. — Le bouclier marcha continuellement à ciel ouvert, d'abord en alignement droit, puis suivant une courbe de 1 000 m. de rayon ; il descendit suivant le profil en long (fig. 174), soit avec une pente de 0,99 mm. par mètre et s'arrêta le 27 juillet au point où commence la déclivité de 40 mm.;

il avait parcouru en tout 96,63 m. (fig. 176); sa vitesse journalière

Q maxima fut de 3,48 m.

f> ** (le 5 juillet).

Conclusions. — En résumé, les boucliers Wéber n'ont ni Tun ni l'autre fonctionné dans des conditions normales ; on peut cependant leur adresser plus d'un reproche et affirmer qu'en travail souterrain ils auraient donné de très mauvais résultats.

D'abord, la compression du béton sous la tôle même de la queue par les presses destinées à produire l'avancement n'est pas une opération réalisable : plus la pression est énergique, plus le frottement sous l'enveloppe est considérable et s'oppose à la progression.

D'autre part, quoique ancrée, la charpente d'appui était mal disposée : trop légère, elle n'utilisait que 4 vérins seulement, ce qui est certainement trop peu.

Enfin, la queue du bouclier était si courte qu'on n'y pouvait maçonner qu'un anneau à la fois : l'exécution du revêtement aurait retardé la marche au cas où les mineurs logés sous l'avant-bec déjà bien étroit auraient réalisé un avancement rapide.

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Juin

Fig. 176. — Graphique de marche.

Ch&telet.

Juillet Bouclier du

CHEMIN DE FER MÉTnOPOLLTAm DE PARIS

un

jv. bouclii:hs lamarre

sixjkmï: f:t septième lots

Lo boiiclirr élu sixième lot et celui fin scptiL-mo élaieiiL du mi'^nie type dît Lamarre. Aoiis les décrirons d'abord pour n'avnir plus cn^^uile cju^à riv^unii'r h\ curri^re de chacun; la partie mtWui- Hque sorlniL de^^ ahdiers de MM. Baudet, lh>ium et tV' ; M, iMnranne jinuie a^ail fait rinï^lallatîon des priasses et de toute la machiimrio*

Bouclier. — Lv boutdior (fiy, i71 «^l \1H) se composaU essnniiellemeut d\me lùle di* li mm, dV^palssour épousant l:i ioi-me

Demî-élf-valioD de in poiiire avant, rKniiï-tH^^vritt.ui do ïn pi m Ire nrrîtTt*.

FfiT- 1Ï7, — îîoïK'ljnT LrtiîmrreH Coupe Irîm^vcr^^ale.

d'extrados ili^ la voûte a conslruire cl descendant jusqu'à \ m, en contre-lias des naÏE^sances ; celte Inle avait 6.00 m. ilo longueur; elle était coupre normalemcni un arrière et taillée en visière en avant sur um* loayurur de pïuî^ d'un niMrc : sur sa partie centrale, dan^ la largeur correspondanie aux poutres de soutien, elle iltail douldée d'une deuxième tôle île niénu^ t'^jïais-

seur soit 14 mm. ; 2 poutres maîtresses distantes de 2 m. d'axe en axe servaient à la raidir et à la porter.

La poutre arrière comprenait :

1* Une traverse horizontale inférieure de 48 mm. de hauteur placée à 1 m. au-dessous des naissances et formée d'une âme fixée par quatre cornières d'une part à une semelle de 150 mm. de largeur et d'autre part à une tôle continue reliant les deux poutres ;

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Fig. 178. — Coupe longitudinale du bouclier Lamarre.

2® De deux traverses extrêmes de 900 mm, de largeur au niveau des naissances ; la largeur de ces montants croissait de la base au sommet, par le fait de Finclinaison de la semelle extérieure sur la verticale.

3* De deux traverses verticales intermédiaires de 715 mm. de largeur ;

4* D'une traverse supérieure placée directement sous l'enveloppe et reposant sur ces quatre montants.

La poutre d arrière présentait ainsi 3 ouvertures ; celle du milieu avait 1,650 m. de largeur et de 2,425 m. de hauteur maxima; les deux extrêmes avaient 1,300 m. de largeur et 2,135 m. de hauteur du côté de Taxe.

La poutre d'avant était formée de la même façon ; mais la hauteur de la traverse supérieure étant portée à 1,400 m., Touver-

ture centrale n'avait plus que 1,740 m. de hauteur et les deux latérales 1,50 m.

Seize entretoises longitudinales, dont sept à la partie inférieure pour former Tarmature du plancher, reliaient les deux poutres sur toute leur hauteur.

Comme ces deux poutres, pour permettre la conslruclîon des piédroits, n'occupaient pas la hugcur entière de la seclioii mais n'avaient guère que 6,750 m. de largeur a hauteur des naissances, la tôle restait en porte à faux sur 0,90 m, environ ; des consoles la soutenaient, raidies par des cornières.

Le bouclier était ainsi partage en 3 parties de loupuçurs (égales entre elles et égales à 2,00 m.; la van t-ljcc était supporLe^ par 11 con* soles de 2 m. de longueur et de la li au leur Je la poutre d'avant ; la queue restée libre sur i,373 m. île longueur n'était appuyée qu'à son pied par 9 petites consoles de G25 mm, de longueur.

Les dimensions extrêmes de Tengin étaient : ^^^ longueur 6 m. ; hauteur 3,624 m. sous la tôle, largeur 8,620 m. à Tintérieur de Tenveloppe.

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Vérins et machinerie.

— Il y avait 9 vérins : 4 à hauteur du plancher inférieur, 5 sur le périmètre; 6 étaient fixés sur la poutre avant et traversaient la poutre arrière ; les 3 autres étaient attachés à la poutre arrière par des étriers formés de cornières et de goussets (fig. 179).

Chaque piston avait un diamètre de 190 mm. et une course de 1,020 m. ;

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Fïg, It'J. — Uétaih dt?5 supports 4es vérins, on le ramenait à sa pot?ition initiale

par un vérin de rappel latéral.

Sous une pression d'eau maxima de 400 kg. par centimètre carré la puissance de chaque vérin était de 112 t., donnant pour tout Tappareil un effort de plus de 1 000 t.

Dans le bouclier du sixième lot la dynamo et les pompes étaient placées sur le plancher inférieur, dans la travée latérale de gauche, dans celui du septième lot, au contraire, elles occupaient le compartiment central.

Glissement. — Le bouclier glissait sur un plancher (fig. 180; formé de poutrelles transversales à la section ; entre sa base et ce plancher on interposait 3 ou 4 glissières longitudinales i de 8 X 16 X 100 cm. recouvertes d'une i bande de fer de 10 mm. d'épaisseur rivée ?i sur le bois.

Fig. 180. — Plancher de glissement.

Appui. — L'appui des vérins s'effectuait sur des cintres en bois servant en même temps à supporter la voûte, comme la disposition de cette charpente était différente dans les deux lots, nous renvoyons sa description à l'étude de chaque bouclier.

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