‹ Le Bouddha et le BouddhismeChapitre 36 sur 85 · Cette doctrine est exposée dans les soûtras développés · texte numérisé non relu

Cette doctrine est exposée dans les soûtras développés

TRADITIONS primitives.

tels que le Mahâvaston et le Lalitavistara, et les bouddhistes la résument en une stance qui est pour eux comme une formule sacramentelle et qu’ils répètent sans cesse.

25. En voici la traduction, sinon mot à mot, du moins littérale: «Les lois ou les êtres (car dharma dit l’un et l’autre), » qui procèdent d’une cause ( hêlou ), c’est le Tathàgata qui en » a dit les causes ; et ce qui est la cessation ( nirôdha ) de ces » lois, le grand Çramana ( Mahâçramana)Ya dit aussi. »

26. Il résulte de là que, pour anéantir la douleur qui s’identifie avec l’existence, dont les voies ( gatis ) sont au nombre de six, parmi lesquelles deux seulement, celle des dieux et celle des hommes, sont bonnes et les autres mauvaises ; il résulte de là, dis-je, qu’il faut anéantir la soif de l’être, le désir qui en est la cause; il faut détruire la passion, et l'on oblientcet anéantissement parl’abandon de tout ce qui satisfait le désiroula passion.

27. Mais comment parvenir à cet abandon, à ce renoncement parfait et absolu ? En marchant dans la voie de la vue droite qui est la foi, puis dans celle de la volonté, de l’action, de l’effort, de la vie; en la suivant par le langage, c’est-à-dire la véracité, par la pensée et la méditation.

28. Cette théorie, qui appartient par son caractère aux doctrines de morale, a conduit les bouddhistes à la théorie métaphysique du pralîtya samoutpâda , ou la production connexe des causes réciproques.

29. C’est elle, selon les bouddhistes, qui explique l’homme et sa destinée, et par suite aussi la nature entière, puisque l’homme se confond avec la nature par la transmigration, celte transmigration qui embrasse toutes les formes, depuis celle de la matière inerte ou morte, jusqu’à celle du bôdlùsaUvu, ou bouddha en puissance,

50. Ces causes ou nidânas, qui sont entre elles dans le rapport de causes à effets, de sorte que chaque cause est effet, et chaque effet cause ; je dis, ces causes se présentent au nombre de douze, et voici l’ordre dans lequel la Pradjnâ pàramità les énumère et les expose.

31. D’abord l’ignorance ou le non-être favidyâ 1, qui produit les concepts ( sanskâras ), qui produisent la connaissance (ridjnâna Siâ-j'VGis'.ç); qui produit le nom et la forme fnâma-

roûpa), qui rendent les objets perceptibles et produisent les six sièges des sens (chadâycitams), les cinq sens extérieurs avec le sens intérieur (manas).

32. Lessùc sens produisent le contact (sparçà), qui produit la sensation ( vêdanâ ), qui produit le désir ( trichnâ ), qui produit l'attachement (oupàdàna), qui produit l’existence (bhciva), qui produit la naissance ( djâti ), qui produit la mort et la vieillesse ( djârumnrana ), qui sont la tin de cette vie de douleur.

33. Mais alors la série de ces causes recommence son action, à moins qu’on n’y échappe par le nirvana qui est, dit le Langhâvatâra, à l'abri de nos diverses idées.

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