‹ Le Bouddha et le BouddhismeChapitre 39 sur 85 · Néanmoins nous ne voulons pas contester que tout cela · texte numérisé non relu

Néanmoins nous ne voulons pas contester que tout cela

traditions primitives.

n'ait un air bien étrange et ne rende un son bien faux, d’autant plus que le bouddhisme a laissé la notion de la Divinité si confuse et obscure qu’il semble l'avoir entièrement supprimée.

30. Mais, encore un coup, cela n’est pas possible : la notion de Dieu à un degré quelconque est indéfectible. Tout ce qu’on peut dire, c’est que le bouddhisme, par un motif qu’il tait, ne s’est pas expliqué sur l’idée de Dieu.

31. Est-ce par humilité ? est-ce par orgueil? Nous ne savons; mais il se pourrait bien que ce fût par une certaine humilité, par cette humilité que peut éprouver un païen sincère qui, malgré sa science, se sent destitué de l’idée vraie de Dieu.

32. Ne pouvant pas atteindre à l’idée de Dieu, au point de s’en trouver satisfait, et dédaignant les matérielles conceptions du brahmanisme, le Bouddha aura cru plus convenable et plus prudent de s’en tenir à une doctrine qui apparaissait à son intelligence comme une loi libératrice des liens de la nature et du cortège de ses passions et de ses douleurs.

33. Nous reviendrons sur ce sujet dans le livre suivant ; car il vaut la peine de l’envisager sous toutes ses faces et de l’éclaircir le plus possible.

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