Quant aux mandatas, c’est à l’avenant. On traçait cer
taines figures géométriques ou diagrammes, à l’intention de telle ou telle divinité en prononçant des mots ou des phrases sacramentels, analogues k la circonstance, mais toujours empreints de nihilisme, et l’on s’attendait ainsi à parvenir au terme de ses désirs.
30. Ce but était tantôt la mort d’un ennemi , tantôt l’acquisition des biens terrestres, et, leplus souvent, la possession de la puissance surnaturelle (: riddhi ), ou celle de la perfection magique ( siddhi ).
31. A ces pratiques d’une superstition vraiment inepte, et qui faisaient tous les frais du culte d’une foule de divinités fantastiques, on joignit les infamies du culte du linga, l’emblème de la génération. Il y eut des courtisanes du Bouddha.
32. Dans le principe, ce culte, un des plus antiques de l’Orient, n’avait offert rien de répréhensible sous le rapport de la morale. Il avait été purement symbolique, en ce qu’il rappelait par la représentation de son objet la tradition de la chute et celle du salut de l’humanité, événements dont l’arbre de la connaissance du bien et du mal et l’arche de Noé avaient été les instruments.