CHAPITRE Y
Il résulte des preuves établies dans les chapitres précédents que le Bouddha
a puisé les éléments de sa doctrine dans l’Iran oriental, — Pourquoi le Bouddha n’a pas enseigné l’existence de Dieu?
1. Est-il nécessaire de continuer cette étude? Il me semble que voilà assez de preuves pour être convaincu que la filiation religieuse du Bouddha et celle de la morale qu’il a prêchée ne doivent pas être cherchées dans YInde, mais à l'ouest de ce pays, dans la terre, d’où les Aryas sont primitivement sortis.
2. Dès lors aussi il est prouvé que Çâkyamouni a voyagé pendant le temps qu’on le dit en méditation sous l’arbre bôdhi. Et cela est d’autant plus certain, qu’en faisant la supputation des années de cette époque de sa vie, on trouve qu’il y en a deux au moins dont l’emploi ne se trouve pas suffisamment justifié, ainsi que nous le verrons plus loin.
3. Or, puisqu’il a voyagé à l’étranger, ce que les bouddhistes de l’Asie centrale et ceux de la Chine soutiennent d’ailleurs positivement, il est allé s'initier chez les Mages de l’Irân oriental, et ce fait est d’autant mieux constaté, que Hiouen- Thsang, voyageur chinois du 7e siècle, qui descendit dans l’Inde par la route de la Bactriane et qui ne songeait certes pas à ce voyage du Bouddha , dit avoir fréquemment rencontré, sur cette roule, des traces du passage de Çâkyamouni.