d Si tues le seigneur du désir, lui réplique le Bouddha
» tu ne l’es pas de la lumière. Regarde-moi : c’est moi qui » suis le seigneur de la loi. Va, tu es impuissant. »
14. Alors le démon se retire la tête baissée et en s’écriant avec désespoir : « Mon empire est passé ! »
lo. Et aussi’ôt vers le Bouddha, sorti victorieux de ces épreuves, descendent du ciel les dieux qui répandent sur lui des fleurs et des parfums et le servent pendant sept jours.
ÎG. Fuis le Tathâgalase montre dans la ville sainte, Vàrânaçi, et, paraissant au milieu des docteurs du brahmanisme
assemblés pour une grande fête, il soutient contre eux des discussions qui durent plusieurs jours et à la fin desquelles ses adversaires sont contraints de s’avouer vaincus.
17. Eh bien, je le demande, ne reconnaît-on pas dans les faits que nous venons d’énoncer de la vie du Bouddha, d’après les légendes indiennes, chinoises, tibétaines et mongoles, des plagiats des faits qui y correspondent dans l’Evangile ?
18. Cette Màyâ Dêvî, qui enfante sans cesser d’être vierge, n’est-elle pas copiée sur Marie immaculée? Ce père vertueux, qui s’étonne de sa paternité, mais qui reste convaincu de la divinité de l’enfant qu’il va avoir, n'est-ce pas Joseph, ce mari juste qui éprouve des scrupulesà la vuedesa femme enceinte, mais qui se rassure en apprenant que le fils qui va lui être né, est le Dieu Sauveur ?
19. Et qui ne reconnaît dans le vieux brahmane Asita. qui prophétise que l’enfant de Màyâ Dêvî enseignera un jour la bonne loi, le vieillard Simeon prenant l’enfant de Marie entre ses bras et prédisant à sa mère la mission qu’il accomplira?
20. Dans les dieux qui saluent le jeune Bouddha, et qui annoncent que tous ceux qui lui rendront hommage obtiendront le ciel, on reconnaît aisément les anges qui rendent gloire à Dieu et prophétisent la « paix sur la terre aux hommes de » bonne volonté. »
21. Enfin la retraite du Bouddha dans la solitude avant de commencer sa carrière, les austérités qu’il y pratique, les tentations du mauvais esprit qu’il y soulïre et sa victoire sur le démon, ne sont-ce pas les faits du jeûne et de la tentation que l’Évangile nous raconte de Jésus-Christ?
22. Nous pourrions continuer ces comparaisons de la vie légendaire du Bouddha et de la vie très-réelle du Christ, mais en voilà assez. Besteà expliquer ces ressemblances.
23. Direz-vous que c’est le hasard? Non, assurément. L’expliquerez-vous par les rapports que, selon M. Barthélemy Si-Hilaire , l’esprit sémitique aurait avec l’esprit hindou ? Non, car ces rapports sont certainement illusoires et forgés seulement pour enlever au Christianisme la divinité de sou origine, et pour en faire l’œuvre de je ne sais quelle humanité rationaliste, se développant sans principe supérieur et distinct
TRADITIONS PRIMITIVES
par ses propres forces et pour un but purement humain. Et encore ces rapports n’expliqueraient en aucune manière la coïncidence de ces récits.
24. Il y a donc un emprunt de la part du bouddhisme au Christianisme, et cet emprunt n’est devenu possible que par la prédication de l’Évangile aux populations de l’Inde, de la Chine et de l’Asie centrale.