CHAPITRE VI
Suite de la démonstration de l’influence du Christianisme sur le bouddhisme. — Les personnages divins de Mandjouçri et d ’Ava/ôkitéçvara sont des copies bouddhiques du Christ.
1 . Mais ce n’est pas tout. L’influence de l’Évangile sur le bouddhisme résulte de bien d’autres faits encore. Parlons d’abord de ceux qui se rapportent aux personnages divins de Mandjouçri et d’ Avalôkitêçvara.
2. Ces deux âryas ou saints n’apparaissent que fort tard à l’horizon du bouddhisme, car les soûlras primitifs, lessoùlras simples, conservés dans les collections singhalaises, ne parlent pasd’eux, et leur culte, très-répandu dans l’Inde centrale et qui s’y est conservé jusqu’au moment où les sectateurs du Bouddha disparurent de ce pays, n’a jamais été pratiqué à Ceylan.
3. Depuis cette disparition , l’adoration de Mandjouçri, quoique toujours en très-grand honneur parmi les Chinois, les ’iibétains et les Mongols, s’est particulièrement localisée dans 1 e Népal, et celle d’ Avalôkitêçvara dans le Tibet. Ce sont comme les patrons célestes ou les saints tutélaires de ces pays.
4. Le nom de Mandjouçri ou de Mandjoudêva veut dire le beau, l’aimable dieu, et celui qui le porte est considéré comme une incarnation divine dans le rejeton d’une race royale; c’est pourquoi on l’appelle aussi Koumàra, ou prince royal.
5. Mandjouçri , dit la légende, a coordonné cet univers, il en est l’architecte et il y a introduit le culte de Dieu, VAdibouddha , l’Étre existant par lui-même, Svayambhoû.