‹ Le Bouddha et le BouddhismeChapitre 67 sur 85 · Sa mission est une mission de civilisation et d’enseigne · texte numérisé non relu

Sa mission est une mission de civilisation et d’enseigne

ment, et son enseignement esttoute sagesse ; la sagesse est son corps, c’est pourquoi on l’appelle Pradjnâkâya .

7. Rien ne résiste à sa voix pleine de grâce ( mandjoughôcha ) ; il est l’antique vainqueur, Poûrvadjina , il porte le glaive et la foudre, il bride le tigre, Çàrdoûlavâhana , il joue avec le lion, Sinhakéli , et subjugue l’homme jusque dans ses pensées, Dhiyâmpati.

8. La sagesse qu’il enseigne ne donne que des pensées de charité; elle inspire pour toutes les créatures autant de sympathie qu’on en a pour soi-même.

9. Avant sa venue, le Népal était un abime d’eau; lui qui conduit au ciel (né) s’en est fait le sauveur ( pâla ). Il l’a tiré des eaux, en a fait un pays civilisé et cultivé et en est resté le gracieux seigneur, Mandjounâtha.

10. Et quand cela s’est-il fait? Où faut-il placer l’époque de Mandjouçrî ? Avant notre ère, selon les Tibétains ; après notre ère. selon les Chinois.

41. Il est évident que l’assertion chinoise, quoiqu’exagérée en ce qu’elle donne une date beaucoup trop moderne, est cependant bien plus probable que celle des Tibétains, dont la chronologie a presque toujours un caractère fabuleux trèsprononcé.

12. La tradition népâlaise donne à Mandjouçrî une origine étrangère ; elle le fait venir du nord, tandis que les Chinois le disent appartenir à l’Inde.

13. 11 n’v a là aucune contradiction, comme il paraît au premier abord, carie Népal, Hogdson l’a démontré, a été colonisé par un peuple de race chinoise probablement, et c’est ainsi que les Népalais ont reçu le bouddhisme d’abord, vers l’an 33 de notre ère. puis le culte de Mandjouçrî que les Chinois avaient connu par l'entremise des missionnaires bouddhistes de l’Inde.

14. Dans l’Inde, on considérait et on honor ait Mandjouçri comme 1 ’Arya, le vénérable ou saint, qui protégeait le bouddhisme du grand véhicule (mahàyàna), c'est-à-dire la .doctrine métaphysique entremêlée de merveilleux des soùtras vaipouiyas ou amplifiés.

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