‹ Le Bouddha et le BouddhismeChapitre 70 sur 85 · On peut s’en assurer en ouvrant leVc livre des Voyages · texte numérisé non relu

On peut s’en assurer en ouvrant leVc livre des Voyages

de Hiouen-Thsang , le maître de la loi du royaume de Tchi-na , autrement dit la Chine, et qui assista à cette distribution comme hôte du roi Çilâditya.

30 Cependant j’avoue que si ce fait était isolé, si d’autres faits ne venaient le 'corroborer, et s’il n’était évident par la nature des textes qui les rapportent que tous tiennent à un enseignement qu’on ne trouve pas dans le bouddhisme d’avant notre ère, j’avoue, dis-je, qu’alors il ne prouverait pas ce qu’il prouve, à savoir, l’influence du Christianisme sur le bouddhisme.

31. Or ces faits sont nombreux et ils se rattachent à un enseignement général qui, on va le voir, est l’enseignement chrétien de la charité , mais exagéré par l’imagination bouddhique.

32. L’Evangile enseigne qu’il faut aimer même ses ennemis et faire du bien à ceux qui vous haïssent. Le Bouddha n’avait pus’éleverà la conception d’un amour aussi sublime; il avait bien enseigné de ne pas rendre le mal pour le mal, et il est appelé « le roi doué d’une forte affection, » mais rendre le bien pour le mal, voilà ce que le Sauveur a pu seul enseigner de parole et d’exemple.

33. Cependant nous lisons dans les Avadânas ou légendes bouddhiques que plusieurs fois (7 âkya s’immola librement et par compassion, soit en se faisant couper la tête à l’endroit où en souvenir de cette action on bâtit la ville de Takchila (takchita-çiras, tète coupée), soit en se livrant aune tigresse affamée qui venait de mettre bas sepL petits. Lorsqu’il fit cette aumône de son corps , il s’appelait Mahâsattva le Grand-Être.

34. C’est avec cette exagération, naturelle aux religions fausses et partant faibles, que le bouddhisme aétendu l’amour de Dieu pour les enfants de la femme coupable aux petits de la bête féroce, et bien qu’une telle compassion soit outrée et insensée, elle reste cependant respectable dans sa source, et dès lors aussi il n’est plus besoin de s’étonner de la longévité et de l’extension du bouddhisme.

35. En effet, il se maintient par son adhésion à la vérité au degré qu’il se l’est assimilée, car. quoique ce degré soit re-

TRADITIONS PRIMITIVES

lativement petit, nous savons que la vérité est tellement puissanté qu’elle opère encore des miracles, n’en possédàt-on avec foi que « comme un grain de sénevé. »

Page 1