Puisse-t-elle toujours être heureuse la reine qui a
» mis en usage le moyen par lequel j’ai obtenu l’inappréciable » avantage de devenir l’enfant du roi de la loi ! »
2:2. Et continuant ce religieux langage, il s’applique à consoler sa femme éplorée et retourne à Pâtalipoutra,
23. Alors le roi vient à apprendre le retour de Kounâla et l’action méchante dont ce fils bien aimé a été la victime de la part de la reine, et son visage s’enflamme du feu de la colère et il éclate en menaces terribles contre la femme coupable.
24. Mais Kounâla tâche de le calmer par ses caresses et lui dit : « Console-toi, mon père, et ne vois comme moi dans » ce qui m’est arrivé que le fruit de mes mauvaises actions. »
2o. Et comme le roi persiste à vouloir punir sa femme du dernier supplice, il se jette à ses pieds et le supplie avec une voix où respire la compassion la plus sincère : « O roi, il ne » serait pas honorable pour toi de mettre à mort la reine. » Sache que je n’éprouve aucune douleur du traitement cruel » qu’elle m’a fait subir et que mon cœur n’a que de la bien- » veillance pour elle. »
26. Telle est cette histoire, et après cela il n’est pas besoin d’autres preuves encore, je pense, pour nous autoriser à dire que le bouddhisme a connu une quatrième phase que nous nommerons sa phase chrétienne? — Du reste, le lecteur en jugera.
27. C’est assurément dans cette phase que l'Inde a dù voir beaucoup de ces saints personnages qu'on nomme Pratyêka- Bouddhas , c’est-à-dire Bouddhas personnels, parce qu’ils ont la perfection de tous les mérites, excepté celle qui donne au Bouddha la mission de sauver les créatures, ce qui est le caractère propre des Tathâgalas.
28. Ils paraissent appartenir à la catégorie des êtres parfaits qhe le Tathâgata « crée miraculeusement de la substance » de son propre corps. » — On dirait une réminiscence de l’Eucharistie.