LIVRE VI
Sources et autorités : Les précédentes ; puis : Ancient Inscriptions, dans the Journal of the Asiatic Society of Bengal, 1838 ; — Ma-touan lin, Notice historique sur l'Inde, trad. par Julien ; — Stirling, An Account, geographical , statistical and historical of Orissa, part il ; — Watlien , Account of the Inscriptions upon two sets of Copper Plates, found in the Western part of Gujcrat ; — Gildemeister, Scriplorum Arabum de rebus Indicis ; — Massoudi, Moroudj-Aldzeheb, ou les Prairies d’or, trad. par Sprenger ; — Beladori, le Livre des conquêtes des pays, fragm. trad. par Reinaud; — Albyrouny, Relation des voyages faits par les Arabes et les Persans dans l’Inde et à la Chine, trad. par le même. — Edrisi, Géographie, trad. par Jaubert; — Aboulféda, Géographie, trad. par Reinaud; — Mirchond, Historia Gasnevidarum, illust. Fr. Wilken; — Le Bhâgaxata-Pourâna; etc.
Extinction du bouddhisme dans l’Inde. — Causes de cette extinction : le défaut d’unité du bouddhisme, la persécution des brahmanes, puis, et surtout, la conquête arabe.
1. Cependant « le rugissement du lion, » comme les livres bouddhiques appellent la prédication de la doctrine de Bouddha, sans doute parce qu’elle était victorieuse et aussi parce que le fils du roi Çouddhôclana avait été surnommé « le »lion des Çâkyas, » le rugissement du lion s’affaiblit peu à peu et se tut enfin tout à fait, dans la terre indienne, devant le mugissement et la fureur du taureau brahmanique ' vricha ).
2. Quand on réfléchit à cet anéantissement complet du bouddhisme dans le pays qui l’a vu naître et ou il était parvenu, à plusieurs reprises, à des épanouissements dont l’histoire d’aucune religion ne nous offre un exemple plus remarquable, on a peine à comprendre tout d’abord comment cela a pu arriver.
3. Mais lorsqu’on y regarde de plus près et qu’on voit d’une part que cette doctrine s’est trouvée , dès l’abord , en contradiction flagrante avec le génie et les mœurs de la partie principale du peuple de la contrée où elle s’est produite, et de l’autre que, tout en correspondant à quelques aspirations imprescriptibles de l’âme humaine, elle ne s’est point successivement agrandie par voie de déduction naturelle à ses prémisses, mais par voie d’addition d’éléments