XXI V
INTIt UDUCTIOK.
prix du néant. Elles n'ont luit, en attendant, que lui préparer de nouvelles chaînes ici-bas. Je crains bien que les systèmes de nos jours neservent pas mieux la liberté, en se jelanldans l'excès opposé, b homme tel qu'ils le conçoivent n’est pas plus l’homme véritable que celui du Bouddhisme. Pour s'ètre follement grandi jusqu’à se revêtir de la divinité, il n’en est pas moins méconnaissable, et ses droits, pour être ceux d'un Dieu, n’en sont pas plus assurés. La liberté ne peut descendre dans les sociétés humaines que si d’abord on l'a reconnue et consacrée dans l’âme de l'homme; elle n’est tille légitime que du spiritualisme. C est là une considération qui doit se recommander plus particulièrement à l'attention des novateurs. L’Asie peut, ii ce qu’il parait, se passer de la liberté ; mais pour nous, la liberté c'est notre vie, et il faut que les philosophes prennent bien garde de prêter des armes, même sans le vouloir, à ceux qui la combattent et ne demanderaient pas mieux que de la détruire en s'appuyant sur les prétendues démonstrations de la science.
Mais je quitte ces réflexions préliminaires; et après avoir indiqué suffisamment le but dé ce livre, j’en arrive au sujet même qui le compose et à la vie du Bouddha.