‹ Le Bouddha et sa réligionChapitre 18 sur 46 · VIE DE II 10U EN - T II S AK G · texte numérisé non relu

VIE DE II 10U EN - T II S AK G

Dans le royaume deNagarahâra , il visite une ville qui portait le nom assez peu célèbre de Ville du Sommet du Crâne deFo. Voici ce qui avait valu à celte cité un nom si beau et si singulier. Dans le second étage d'un pavillon et dans une petite tour « formée de sept choses précieuses, » on conservait la fameuse relique appelée Ouçnislia. Cet os, renfermé dans un écrin, avait plus d’un pied de circonférence. Il était d’un blanc jaunâtre, et l'on y voyait encore distinctement les petits trous des cheveux. Ceux qui voulaient connaître la mesure de leurs péchés et de leurs vertus broyaient des parfums, et faisaient avec la poudre une pâte molle qu’ils déposaient bien enveloppée de soie sur l’os sacré. On refermait la boîte, et l’apparence que présentait la pâte quand on la retirait déterminait, pour chacun des consultants, le degré de bonheur ou de malheur qu’ils devaient attendre. Hiouen-Thsang obtint pour sa port la ligure moulée de l’Arbre de l’Intelligence Bodhidrouma), tandis qu’un jeune Çramana, qui l’accompagnait, n’obtint que la figure d’un lotus. Le gardien de l'os sacré, en voyant ce prodige, se montra ravi de joie ; il fit claquer ses doigts, et, répandant des Heurs, il dit à Iliouen-Tlisang : «Maître, ce que vous avez ob- « tenu est extrêmement rare, et montre clairement que « vous possédez déjà une portion du Pou-ti (Bodhi, intcl- « ligencc du Bouddha)'.» On fit voir encore au pèlerin, qui se montra, de son côté, fort généreux dans ses dons, d’autres reliques non moins saintes, et, entre autres, la prunelle du Bouddha, si brillante, disent les biographes, quelle rayonnait en dehors de la boite. On lui montra aussi son vêlement ( sanghâti ) et son bâton.

Dans cette première aventure, on peut croire que

Hiouen-Thsang a été dupe de quelque adroite friponnerie, en voici une seconde, plus compliquée et plus extraordinaire.

Il apprit qu’à deux lieues de la ville de Teng-kouangtch’ing (Pradîparasmipoura), il y avait une caverne où jadis le Tathàgata , vainqueur du Roi des Dragons qui l’habitait, avait laissé son ombre. 11 résolut d’aller lui rendre ses hommages, « ne voulant pas, disait-il, être venu si « près sans l'adorer, et sachant bien que vécût-on mille « kalpas, il serait bien difficile de rencontrer une seule « fois la véritable ombre du Bouddha.» En vain on lui objecta que les chemins étaient dangereux et infestés de brigands; en vain ajouta-t-on que depuis deux ou trois ans on n’avait vu revenir presque aucun des imprudents et rares visiteurs qui avaient affronté le péril; rien ne put l’ébranler. Ce ne fut pas sans grand'peine qu’il trouva dans la ferme d'un couvent un vieillard qui consentît à lui servir de guide. A peine en route, il fut assailli par cinq brigands qui fondirent sur lui l’épée à la main. Hiouen- Thsang, sans se laisser troubler, leur fit voir son vêtement de religieux et les désarma par de bonnes et fermes paroles.

La grotte où il se rendait était près d’un ruisseau entre deux montagnes. On y entrait par une espèce de porte dans un mur de pierre. En y plongeant les yeux, Hiouen- Thsang n’y put rien apercevoir; mais sur les indications du vieillard, il s’orienta dans les ténèbres et arriva juste à l’endroit où l’ombre résidait. Alors, animé d’une foi profonde, il se mit à faire les cent salutations prescrites; mais il ne vit rien. Il se reprocha amèrement ses fautes, pleura en poussant de grands cris et s’abandonna à toute

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sa douleur, récitant dévotement le Clnng-man-kiug (le Çi îmâlâdév î sinhanûda soûtra) et les Gâthàs des Bouddhas, et se prosternant à chaque strophe. A peine avait-il fini les cent premières salutations, qu’il vit paraître sur le mur oriental de la grotte une petite lueur qui s’éteignit à l’instant; elle était large comme le pot d’un religieux. Il recommença ses salutations; et une seconde lumière, large comme un bassin, se montra et disparut non moins vite. Bans un transport d’enthousiasme, il jura de ne point quitter la grotte avant d’avoir vu l’ombre de l 'Honorable du siècle. Enfin, après deux cents nouvelles salutations, la caverne fut soudain inondée de lumière et l'ombre du Tathâgata, d’une blancheur éclatante, se dessina sur le mur, « comme lorsque les nuages s’entr’ouvrent, et laissent « apercevoir tout à coup l’image merveilleuse de la Mon- « tagne d’or. » Un éclat éblouissant éclairait les contours de sa noble face, et son vêtement était d’un jaune rouge. Depuis les genoux jusqu’au haut, les beautés de sa personne brillaient en pleine lumière. A gauche , à droite et derrière le Bouddha, on voyait au complet les ombres des Bodhisattvas et des vénérables Çramanas qui forment son cortège. Hiouen-Thsang, ravi en extase, contempla longtemps l’objet sublime et incomparable de son admiration. Quand il se fut rassasié de ce prodige, il ordonna de loin à six hommes qui étaient dehors, d’apporter du feu pour brûler des parfums. Dès que le feu brilla, l’ombre du Bouddha disparut ; et dès qu’on éteignait le feu, l’image reparaissait aussitôt. Des six hommes, cinq la virent; mais il y. en eut un qui ne vit absolument rien. Hiouen-Thsang se prosterna avec respect, célébra les louanges du Bouddha et répandit des Heurs (il des par-

fums. L’apparition céleste ayant cessé, il fit ses adieux et se retira.

Selon toute apparence, le pèlerin fut encore une fois trompé par quelque supercherie de charlatans; mais peut-être aussi ne fut-il dupe que de lui-même, et le vieillard qui l’avait accompagné lui donna-t-il la véritable explication. : « Maître, sans la sincérité de votre foi et l'é- « nergie de vos prières, vous n’auriez pu voir un tel « prodige. » L’histoire des superstitions est pleine d hallucinations de ce genre, elles imaginations exaltées, comme celle de Hiouen-Thsang, sont toutes disposées à les subir, pour peu que les circonstances y prêtent. Les pays que le pèlerin parcourt ont été de tout temps la proie des rêveries les plus extravagantes, et quand, sur une large pierre delà rive septentrionale du Çoubhavastou qu’il traverse, il voit les traces des pas du Bouddha, il n’hésite pas à dire lui-même naïvement « que ces traces paraissent longues « ou courtes suivant le degré de vertu de. ceux qui les « regardent et suivant 1 énergie de leurs prières. »

On comprend qu'étant si peu difficile sur ce qu’il voit lui-même, il l'est encore moins sur ce qu’on lui rapporte; et les traditions le trouvent tout aussi crédule que les apparitions les plus surprenantes. Près de la montagne U'i-lo, il visite l'endroit où Jou-laï (le Talhâgata), plein de reconnaissance pour les Yakshas, leur fit l'aumône de son corps; non loin de ï\Iountj-lde-li ( peut-être la Mariglielli actuelle, ou Manikiala ), l’endroit marqué par un stoûpa, où Jou-laï perça son corps d’un couteau ; près de Takshaçilâ, l’endroit où, chef d un grand royaume, il fit l’aumône de mille tètes, de même que près de l'ouroushapoura (la l'eïchaver actuelle), il avait vu l'endroit marqué par un

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stoùpa d’Açoka, où pendant mille existences successives, Jou-luï fit l’aumône de ses yeux; et non loin du fleuve Sin-tou (l'Indus,le Sindh), l’endroit où Siddhàrtha, encore prince royal, donna sa personne pour apaiser la faim des sept petits d’un tigre.

Voilà désormais le monde de merveilles et d’enchnnlernenls dans lequel Hiouen-thsang va vivre durant tout son voyage. On compterait par centaines tous les prodiges dont il parle avec le plus imperturbable sang-froid.

Après diverses courses dans le pays d’Oudyàna, dans la vallée du Sindh supérieur et le Pendjab, il pénétra par le Nord-Ouest dans le royaume deKachmire (Kia-chi mi-lo, Kaçmira). Dans la capitale qu’il ne nomme pas, il n’y avait pas moins de cent couvents, où habitaient cinq mille religieux. Il y avait aussi quatre stoùpas énormes qu’avait bâtis jadis le roi Wou-yeou (Açoka); chacun de ces stoùpas renfermait des Che-li (çariras), c’est-à-dire des reliques corporelles du Tathàgata.

Comme le bruit de sa renommée l’avait précédé dans le Kachmire, le roi, pour lui faire honneur, avait envoyé un de ses oncles au-devant de lui, jusqu’à la Porte de pierre, à la frontière occidentale de la contrée, et il vint lui-même le recevoir assez loin de la capitale. Cet accueil respectueux n’était que le prélude de plus réels bienfaits. Leroi, non content de recevoir à sa table le religieux étranger qui venait de la Grande Chine (Mo-ho-tclü-im, Vshàtchinn), lui donna vingt copistes pour lui écrire tous les soûlras et les çàstras qu’il désirerait avoir ; et de plus, il attacha à sa personne cinq serviteurs chargés de lui fournir, aux frais du trésor, tout ce dont il aurait besoin. C’est que depuis des siècles, le savoir était en grand honneur dans

ce royaume, et la science de la Loi y avait été poussée si loin que dans la quatre-centième année après le Nie-pan de Jou-laî (le Nirvana du Tathâgata), ce fut là que se tint, sous la protection du roi Kanishka iKia-ni-sse-kia) et sous la présidence de Vasoumitra, le Concile des cinq cents sages, qui rassemblèrent définitivement les écritures des Trois Recueils. Dans le couvent où le pèlerin résidait, il put suivre les savantes leçons d’un maître de la Loi qui lui expliqua les principaux çâstras dans toutes leurs difficultés ; et les conférences où le religieux chinois montrait l'intelligence la plus vive et la plus sagace devinrent si intéressantes, que, de toutes les parties du royaume, les hommes d’étude s’y rendaient en foule pour en profiter. Ces succès et cette faveur d’un étranger ne laissèrent pas que d’exciter la jalousie des religieux du Kachmire; mais Hiouen-thsang parvint, à la fois par la supériorité de ses lumières et la bienveillance de son cœur, à vaincre toutes les inimitiés, et il ne resta pas moins de deux années entières dans ce royaume pour approfondir l’étude des livres saints.

Partout où il rencontrait des maîtres capables de lui faire faire encore des progrès, il s’arrêtait pour les entendre et les suivre avec la même docilité. C’est ainsi que dans le royaume de Tchînapati, il résidait quatorze mois auprès de Yinîtaprahha ; dans celui de Djalandhara, quatre mois auprès de Tchandravarma ; dans le royaume de Sroughna, un hiver et un printemps auprès de Djayagoupta ; et dans celui de Matipoura, la moitié du printemps et tout l’été auprès de Mitraséna, maîtres fameux alors, qui tous connaissaient à fond les Trois Recueils.

Après avoir traversé plusieurs fois le Gange dans des

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excursions diverses, il arriva dans le royaume de Kanyâkoubdja, le Canoge actuel, où régnait à cette époque un prince généreux et dévot qui se nommait Çilâditya, et avec qui il devait plus tard avoir d’étroites relations; mais ce ne devait être qu’à son retour.

En descendant le Gange pour aller d'Ayodhya au royaume d’Hayamoukha, le pèlerin, qui pouvait se croire dorénavant à l’abri de tout danger, fut sur le point de périr d’une façon assez étrange, et n’échappa que par miracle. Le bateau qui le portait, avec quatre-vingts autres personnes, fut surpris par une bande de pirates. Ces brigands adoraient la déesse To'-Kia (Dourgâ),et chaque année, en automne, ils immolaient à celte divinité, « pour obtenir le bonheur, » l’homme le mieux fait et le plus beau qu’ils pouvaient surprendre. Le Maître de la Loi fut choisi pour victime; et, sans se laisser abattre, il dit à ces forcenés : < Si ce corps vil et méprisable pouvait ré- « pondre dignement au but de votre sacrifice, en vérité je « n’en serais pas avare. Mais comme je viens des pays « lointains pour honorer l’image de la Bodhi et le l’ic du « Vautour, me procurer des livres sacrés et m’instruire « dans la Loi, ce vœu n’étant pas encore rempli, je crains, « hommes généreux, qu’en m ôtant la vie, vous ne vous « attiriez les plus grands malheurs. » Cn sent que la générosité des voleurs ne pouvait guère se laisser fléchir par des arguments si pieux. Le chef des pirates donna l’ordre à quelques-uns de ses hommes de préparer l’autel, qui devait être construit en terre pétrie avec de la boue du fleuve; et deux des brigands, tirant leurs sabres, entraînèrent le pauvre religieux pour l’immoler sur lc-champ. Hiouen-Thsang ne laissa voir sur sa figure aucune marque

de crainte ni d'émotion, et tout ce qu’il demanda, ce fut quelques moments de répit pour entrer dans le >'irvâna avec une âme calme et joyeuse.

« Alors, disent ses biographes, le Maître de la Loi sonet gea avec amour à Ts e-r/ii i Maitreya) et tourna toutes ses « pensées vers le palais des Tousliitas, formant des vœux « ardents pour y naître, afin d'offrir à ce Bodhisattva ses « respects et ses hommages, de recevoir le Yu-Kia-sse-t'ialun (Yogûtchâryabhoûmî çâstra ), d'entendre expliquer « la Loi excellente (Saddhanna) et d’arriver à 1 Intelligence a accomplie, puis de renaître sur la terre pour instruire et « convertir ces hommes, leur faire pratiquer de? actes de « vertu supérieure et abandonner leur infâme profes- « sion, et enfin de répandre au loin le bienfait de la Loi, « et de procurer la paix et le bonheur à toutes les créa- « lures. Alors il adora les Bouddhas des dix contrées du « monde, s'assit dans l'altitude delà méditation et attacha a énergiquement ses pensées sur Ts'e-cln Maitreya Bodhisallva), sans laisser poindre aucune idée étrangère. Tout « à coup, au fond de son âme ravie,' il lui sembla qu'il « s'élevait jusqu'au mont Soumcrou, et qu’après avoir « franchi un, deux, trois cieux, il voyait dans le palais « des Toushitas le vénérable Maitreya assis sur un trône « resplendissant, et entouré d'une multitude de Dévas. « En ce moment, il nageait dans la joie de corps et d’âme, « sans savoir qu'il était près de l'autel , sans songer « aux pirates altérés de son sang. Mais ses compagnons « s'abandonnaient aux cris et aux larmes, lorsque soudain « un vent furieux s’élève de tous côtés, brise les arbres, « fait voler le sable en tourbillons, soulève les flots du « fleuve et engloutit tous les bateaux. »

VIE DE HIOUEN-THSANG.

Les brigands, frappés de terreur et privés de toute retraite, s’exhortentau repentir et se prosternent aux genoux de Hiouen-Thsang, qui leur enseigne que ceux qui se livrent au meurtre, au vol et à des sacrifices impies, endurent dans la vie future des souffrances éternelles.

« Comment osez-vous, leur dit-il, pour contenter ce « corps méprisable qui passe en un instant comme l’éclair « ou la rosée du matin, vous attirer des tortures qui doi- « vent durer pendant un nombre infini de siècles ? »

Les brigands, touchés de tant de courage, jettent leurs armes dans le fleuve, restituent à chaque passager ce dont ils l'avaient dépouillé, et reçoivent avec respect les Cinq défenses1.

Une fois sur les bords du Gange et de la Yamounà, le pèlerin va rester pendant plusieurs années dans les lieux illustrés par la présence et la prédication du Bouddha, et il visite pieusement Çrâvastî (Chi lo-fa-si-ti), ancienne résidence du roi Brasénadjit (. Po-lo-sse-na ) et du fameux Anâtha pindika ; Kapilavaslou, ville où naquit le Bouddha et dont les ruines étaient toutes pleines encore des mille souvenirs qu’y avaient laissés tous les incidents de son enfance et de sa jeunesse; Kouçinagara, où le Bouddha, s’arrêtant à l’ombre des quatre salas, entra pour jamais dans le Nirvana; Benarès (Varâuaçî, en chinois Po-lo-ni-sxe), où il avait « tourné pour la première fois la roue de la « Loi,» en faveurdeses cinq disciples; Vaiçali (Féi che-li , où il avait étudié sous Arâlakàlàma avant de paraître dans le monde, etc.

Dans le îf agadlia (Mo lüe~tO), lliouen-Thsang avait à voir

1 Los cinq défenses sont celles yua prescrites le Tatliâgata : Ne point tuer, ue point voler, etc., etc. Voir plus liant page 84.

des lieux encore plus saints, s'il est possible. Après s’être arrêté sept jours à visiter les monuments de Patalipoutra, et avant de se rendre à Râdjagriha, il alla dix lieues plus loin au sud adorer le Bodhidrouma, Y Arbre de l'intelligence, qu'on entretenait encore avec soin, le Vadjrâsanam, le Trône de diamant, siège des Bouddhas, contemporain, disait-on, du ciel et de la terre, et une foule d’autres monuments presque aussi vénérables. On peut se figurer avec quelle ardeur le dévot pèlerin leur offrit ses hommages. En voyant Y Arbre de l'intelligence et la statue du Tathâgala, que le Bodhisattva Maitreya avait fait construire tout auprès, il les contempla avec une foi ardente, se prosterna contre terre, poussa des gémissements et s’abandonna à sa douleur :

« Hélas ! disait-il en soupirant , quand le Bouddha « obtint l’Intelligence accomplie , j’ignore dans quelle « condition je traînais ma misérable vie; maintenant que « je suis arrivé en ce lieu, je ne puis songer qu’avec la « rougeur sur le front à l'immensité et à la profondeur a de mes fautes. »

A ces mots , un ruisseau de larmes inonda son visage, et tous ceux qui virent le Maître de la Loi dans cette attitude douloureuse, ne purent s’empêcher de joindre leurs larmes aux siennes.

Ces lieux étaient remplis de monuments de tous genres, de vihâras, de samghâramas , de colonnes, de stoûpas surtout, qu’on attribuait pour la plupart au grand roi Açoka, qui en avait fait construire, selon la tradition, jusqu’à quatre-vingt-quatre mille dans l’Inde entière. Ils étaient généralement en ruine quand Hioucn-Thsang les visita, comme ils y étaient déjà deux cents ans auparavant, du t( I ~ '-H’vn ; et ce délabrement les rendait sans

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