‹ Le Bouddha et sa réligionChapitre 7 sur 46 · XI.VII · texte numérisé non relu

XI.VII

distinctement des Bouddhistes, c’est que, selon toute apparence, il est le seul qui en ait vu. Dans la partie du Penjab où pénétra l’expédition macédonienne, le Bouddhisme ne s’était pas encore propagé, tandis qu’il florissait dans la contrée dont la capitale était Patalipoutra, où se tint le troisième concile. Onésicrite, Néarque, Arislobule, ne rencontrèrent pas de Bouddhistes sur les bords del’Indus et de l’Hypasis; Mégasthène dut en rencontrer beaucoup sur les bords du Gange. Je ne doute pas non plus qu’il ne faille reconnaître aussi des Bouddhistes dans les Pramnes (corruption du mot Sarmanes), que mentionne Sirabon, adversaires des Brahmanes, dont ils se moquent cl qu’ils traitent de charlatans

A ces renseignements grecs j’en ajoute un dernier. Le nom du Bouddha est cité pour la première fois par Clément dLVlexandrie l, c’est-à-dire dans le troisième siècle de notre ère; et comme Clément tire de Mégasthène tout ce qu’il dit des philosophes indiens, il ne serait pas impossible de supposer qu’il lui emprunte aussi le nom du réformateur; car l’ambassadeur de Séleucus-Nicator l’aura sans doute entendu prononcer plus d'une fois dans le cours de son voyage, et dans une ville qui avait été d’assez bonne heure le centre delà réforme.

Ainsi les documents les plus avérés, grecs, indiens, chinois, sans oublier tous les autres, s’accordent et se soutiennent pour attester de la manière la plus irrécusable que le Bouddhisme existait dans l’Inde avant l’expédition d’Alexandre; ainsi nous pouvons admettre sans scrupule la date, de la mort du Bouddha, que nous empruntons

* Slromates, I. p. 505, édilion deSylburge.

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