XI. Vf
INTRODUCTION
des Singhalais; et quand nous parlerons de la morale bouddhique, nous pourrons être assuré que cette prédication s’est bien réellement adressée aux populations indiennes six siècles avant l’ère chrétienne, en essayant de les convertir à des croyances meilleures, et de renverser la foi antique des Védas, jugée désormais insuffisante pour conduire l'homme au bien et au salut.
fies livres sacrés qui renferment cette prédication, il en est déjà deux qui ont été traduits en français. L’un est le Lotus de lu bonne loi [Saddharmapoundarîka), par Eugène Burnouf, de si regrettable mémoire, qui, explorant le premier parmi nous les manuscrits envoyés à Paris par M. B. II. Hodgson, en a tiré son admirable Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien. L’autre Soulra bouddhique est le Lalitavistûra, dont je viens de parler, et qui a été traduit du tibétain en français par M. Pli. Ed. Eoucaux, et collationné sur l’original sanscrit.
Enfin, dans ces dernières années, 31. Spencc Hardy, missionnaire Wesleyen, qui a résidé vingt ans àCeylan, a publié un ouvrage spécial qu’il a extrait en partie des livres singhalais; et, en 1865, notre consul à Colombo, 31. Grimblot, a rapporté de Ceylan la collection la plus complète des livres canoniques et des commentaires du sud.
C’est à toutes ces sources que le livre qu’on va lire a été puisé; et l’on n’y trouvera pas un seul fait qui ne soit attesté par une autorité compétente.
Je prendrai le Bouddhisme à trois époques de sa durée: d’abord à sa première apparition, et je retracerai la vie du Bouddha et sa légende, telles qu’elles ressortent des ouvrages canoniques adoptés parles trois Conciles; j’exa-
AUTHENTICITÉ du bouddhisme.