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LES ATTRACTIONS MORALES

i . — Les corps dans la nature sont soumis aux lois de l'attraction. Il en est de même de ce qu'on appelle les âmes.

2. — Les attractions des âmes sont manifestes dans la sphère terrestre où elles évoluent : l'intuition nous dit qu'elles se produisent au-delà de cette sphère, mais nous ne pouvons en acquérir la conscience, tant que nous demeurons esclaves de notre organisme corporel et de nos appétits égoïstes.

3. — Dans la sphère évolutive où se livre le combat de la Concurrence vitale et de la Réaction conscientielle l'attraction des âmes résulte de la supériorité mo-

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raie des unes sur les autres. Si les âmes étaient toutes douées d'une somme égale de perfection acquise, il n'y aurait plus entre elles attraction : il aurait fusion complète. Et cette fusion complète serait le prélude de l'acte suprême dans la Loi du Devenir.

4. — Le perfectionnement des âmes peut se produire par un travail essentiellement individuel et intime, accompli en dehors de toute intervention extérieure.

Mais ce travail est alors des plus laborieux et des plus difficiles à réaliser.

Plusieurs existences successives, employées sans relâche à la rectification de soi-même et à l'amour des autres êtres, permettent seules d'y parvenir.

5. — Le contact, c'est-à-dire le rapprochement des êtres désireux de s'améliorer et leurs rapports constants dans ce but, facilite l'émancipation des êtres ',

1. Dhammapada, ch. xv; Cf. le Parinibbdna sutta, ch. 11, 13-14.

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les soustrait à l'esclavage de la chair et les prépare à l'accomplissement suprême de leur destinée.

6. — C'est pour arriver à ce résultat que la Nature universelle a produit les sexes dont la plus haute mission est d'arriver à se compléter l'un l'autre et finalement à se confondre dans une unité nécessaire à l'accomplissement du Grand- Tout, considéré comme soumis luimême à la loi du Devenir émanée de sa propre essence.

7- — L'être qui donne à un autre être l'exemple de la rectification de soi-même, de l'amour d'autrui, du culte du remords pour ses fautes ou ses faiblesses, du besoin de réparation du mal dont il a été la cause, de la volonté réfléchie de s'assimiler à la cause du Devenir, accomplit une action hautement méritoire. Il provoque, dans autrui, une somme de perfectionnement dont il pourra profiter à son tour pour se perfectionner lui-même Il substitue aux conséquences funestes

de la Concurrence vitale, les bienfaits de la Concurrence régénératrice. Il élargit pour lui et pour son prochain la voie de la Connaissance,

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