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LA RECTIFICATION

i • — On appelle « Rectification » la somme d'efforts plus ou moins complets, plus ou moins effectifs que nous accomplissons dans le but de diminuer nos défauts ' et de nous rapprocher de l'idéal de perfection que nous avons été capables de recevoir.

2. — La Rectification est toujours effective et salutaire lorsque nous veillons sans cesse sur notre conscience 2 ,

i. « Il vaut mieux se vaincre soi-même que de vaincre tout le reste du monde » {Dhammapada, ch. vin).

2. « Chez ceux qui veillent sans relâche, qui se livrent jour et nuit à l'étude en vue du nir-

lorsque nous en faisons chaque jour l'examen, bien résolus à nous montrer sévères vis-à-vis de nous-mêmes et indulgents vis-à-vis des autres.

3. — La seule volonté de produire en nous la Rectification constitue déjà un acte fécond, quand bien même elle n'aboutirait pas à des résultats immédiatement effectifs. Elle prédispose l'être de bonne volonté à subir les influences salutaires de la grâce sanctifiante *.

4. — L'être qui ne parvient pas à accomplir immédiatement la Rectification dont il éprouve le besoin sincère, ne doit jamais désespérer d'atteindre au

vâna, le péché finit par disparaître (Dhammapada, ch. xvn).

1. « Celui qui a acquis conscience de ses fautes, qui prend la résolution de ne plus les commettre, augmente en lui les conditions nécessaires pour atteindre à la vertu, de façon que le péché s'éteint graduellement en lui. Du moment où il agit de la sorte, il obtiendra malgré tout son entrée dans la Voie (Soiitra en quarante-deux articles, \\).

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résultat qu'il ambitionne. Il n'est coupable que s'il abandonne par lassitude et indifférentisme le champ de bataille de la vie où les seuls criminels sont les déserteurs '.

5. — Pour faciliter sa tâche, il doit fuir la société des esprits frivoles et rechercher le contact des esprits réfléchis et laborieux. Son émancipation est d'autant plus rapide qu'il aura fait plus d'efforts pour profiter des bienfaits du contact moral et du bon exemple.

6. — L'aveu hautement prononcé de ses défauts et l'estime exceptionnel dont il fait profession pour la vertu, facilite chez l'être le travail d'affranchissement qu'il doit accomplir aux dépens de ses appétits matériels. Celui qui n'est pas encore arrivé à la pratique du bien, n'en dott pas moins proclamer hautement la

] '■ « Si l'on fait le bien avec nonchalance c est une preuve que l'esprit se complaît dans le mal [Dhammapada, ix, iif,).

lues

valeur du bien. Celui qui n'est pas encore parvenu à la pratique d'une vertu n'en doit pas moins recommander la pratique de cette vertu. Il a fait un pas utile dans la voie de la Rectification, s'il n'hésite pas à témoigner de ses regrets et de sa honte de ne pas être encore digne de mettre sa conduite au niveau de son enseignement.

7. — Les conséquences des fautes les plus grandes que puisse commettre l'Etre, sont atténuées par le Remords ; elles sont réduites à néant par la Contrition parfaite.

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