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ment, peu favorable au Gouvernement actuel. Dans les premiers jours du nouveau régime, de nombreux conciliabules se sont tenus entre les prêtres et les partisans du Gouverne-
ment déchu. Les curés de la plupart des communes ne res-
taient à leur paroisse que le dimanche ; le reste de la semaine ils étaient en course, mais quelque surveillance que j'aie exercé sur eux, je n'ai pu les surprendre agissant sur le peuple, à l'exception du curé de Biozat, qui répandait dans les campagnes des bruits absurdes, mais qui suffisaient pour semer le mécontentement parmi les villageois ». Enfin, le 7 octobre, le préfet de l'Allier, informé par les rapports des sous-nréfets, de l'attitude du clergé bourbonnais, adressait à l'Evêque de Moulins, la lettre suivante : « Les rapports qui m'arrivent des arrondissements et des communes de ce département donreraient lieu de croire que l'autorité épiscopale n’a encore riea fait pour inspirer au clergé du diocèse des sentiments favorables à l’ordre de choses qui est si heureusement sorti des événements de juillet dernier. Si, dans le plus grand nombre de paroisses, les ecclésiastiques se conduisent maintenant avec réserve, s'ils ont cessé de faire entenare de sinistres prédictions, ils sont loin de montrer pour le nouveau Gouvernement, des dispositions bienveillantes. On ne chante le « Domine salvum fac resem » que dans un petit nombre de paroisses et les pasteurs, qui prient ainsi le ciel pour la durée du nouveau régime, paraissent agir de leur propre mouvement et sans avoir attendu les instructions de leurs supérieurs. Les autres, en très grand nombre, refusent au Roi les prières de l'Eglise, et, quand on leur demande la raison de leur conduite si blâmable, ils disent tous qu'ils n’ont pas reçu d'ordre de l'évêché.
« Il est bien loin de la pensée du gouvernement de vouloir violenter le moins du monde les consciences, mais puisqu'il rétribue les ministres du culte, vous jugerez certainement qu'il peut, sans injustice, demander qu’ils emploient leur ministère à faire honorer et chérir son autorité, Si quelques
acclésiastiques croient devoir s'abstenir d‘invoquer le ciel en sa faveur, il croira pouvoir se dispenser d'accorder des traitements à ces ecclésiastiques.
« Je suis obligé de vous dire, Monsieur s véqus qu'à dater de ce jour, et en attendant ses ordres, je ne signerai de mandats que pour les curés et desservants qui feront pour le Roi les prières d'usage » (1).
Nous né pouvons passer sous silence, les difficultés qui s'élevèrent entre l'Administration communale et le clergé de fiotre département. Le curé et le maire représentaient deux forcés dans la commune. Le maire détenait une parcelle du pouvoir : le Curé, du haut dé la chaire, parlait aux fidèls et commandait aux consciences, il se savait puissant et souténu én haut lieu, il sentait que le Gouvernement, non seulement recherchait, mais avait besoin de son appui. Souvent, il y eut antagonisme entre ces deux pouvoirs ; tous les deux voulant commander, ni l’un ni l’autre ne voulant obéir, d'où ces fréquentes querelles entre habitants d’une même rcinmuné. Nous allons en rapporter quelques-unes.
En février 1817, une vive agitation règne à Deneuille : le desservant de cette commune a annoncé, au « prône du dimanche », qu’il sé voyait dans la nécessité de quitter la commune. Aussitôt, l'adjoint au maire fut accusé d’être la cause de ce départ. Un rassemblement se forma, que Le Bel, maire, éut toutes lés peines du monde à dissiper. Un nommé Déchery, dont le père s'était fait remarquer à la tête des mutins, prétendit que ce dernier avait été frappé par le maire et porta plainte contré lui ; le groupe opposé au curé prétendit qu’il avait en haine le maire et l’adjoint et qu'il
(1) Archives dépaïtémentales, V, 1358,
aurait excité lés habitants de Deneuille à manifester contre leur maire. Quelques jours plus tard, le sous-préfet écrivait : « j'ai appris qu'en différentes occasions, M. Choïmel (l'adjoint) avait donné des marques d'impiété et avait invectivé le curé dans l'exercice de ses fonctions ». Il est d'avis que la plainte portée par le fils Déchery suive son cours, quoique le procureur du Roi qui voyait « d'une part une émeute populaire à châtier et de l’autf8 ün curé eb un maïre compromis » soit de l'avis conrtaire (1).
Au mois de inai de la même année, le curé de Charmes conduisait la procession des rogations, dans une allée ensemencée en sainfoin et apparténarit au maire. Fureur de ce dernier qui äüressait une plaifitée au sous-préfet et à l'Evêque. Il fallut toute l'autorité du préfet, le comte de la Villegontier, pour rameñhef la paix entre les autorités ecclésiastiques et municipales.
Le conseil muricipal de Chärroux et un certain nombre de notables de la Cofimune adressaient, le 14 décembre 1817, uñé pétition au préfet, pour demander le renvoi de leur curé. Quand ce dérnier avait pris possession dé la cure de Charroux, beaucoup d'enfants avaient fait leür première communion à Saint-Geérmain-de-Salles, après autorisation de l'Evêque. Le curé ne voulut pas ténir compte de ce fait, disarit que « l’autorisation de Monseigneur n’était pas pour lui, qu'il était maître et indépendant dans son église ». On lui reprochait, en outre, de s'être porté dans son église même, et dans l'exercice de ses « respectablés fonctions », à des actes de violence « tout à fait indignés d’un homme » ét surtout d’avoir, par dés discours qui n'auraient jamais dû retentir dans uné tribune sacréé », cherché à exciter la classe indigente contre les habitants riches et aisés. « Daäïñs son sermon du 7 décembre, présent mois, écrivaient les pétition-
(1) Archives départementales, M, police, 1re série. 1817,
naires, après avoir parlé pendant longtemps des manières dures avec lesquelles les riches bourgeois traitent leurs colons, auxquels ils font supporter toutes les charges de l'Etat, ne leur laissant qu’une faible partie de leurs travaux..…., il ajouta que ces riches impies cherchaient à nous ramener au temps désastreux de la Révolution, que pour eux, il ne fallait pas de religion, qu'ils ne voulaient ni clocher, ni prétres, détruire les églises, enfin en faire des marchés ».
Le desservant se rendit chez le sous-préfet et, après avoir déclaré que « le grief de violence était présenté avec beaucoup d’exagération », il dit à ce dernier que « ce n'était que dans le mauvais esprit qui animait les principaux habitants de Charroux, dans le dérèglement de leurs mœurs et dans la différence qui existait entre leurs opinions politiques et les siennes qu'il fallait chercher la cause de tant d’animosité et de calomnie ». Le curé de Charroux fut déplacé et envoyé à Courçais, dans le canton d'Huriel (1).
En 1810, l'Evêque de Clermont, dont dépendait alors le département de l'Allier, envoya un desservant dans la petite commune de Châtel-de-Neuvre, à condition que les habitants lui feraient un supplément de traitement de trois cents francs payables d'avance, par trimestre. Pour l’année 1818, le conseil municipal « influencé par quelques-uns de ses membres, qui n'étaient pas, à beaucoup près, les amis de la religion et de ses ministres, profitait de l'absence du maire pour refuser de faire un supplément ». Là encore, il fallut l’intervention du préfet, pour apaiser le différend 9).
En 1819, le maire et Îles principaux habitants de Lenax adressaient au sous-préfet, une pétition pour demander que le sieur Murent, ex-desservant de la commune, soif réintégré dans ses fonctions. Ils faisaiant remarquer que pendant
(1) Archives départementales, V, 1358.
(2) Archives départementales, V, 300.
neuf ans, il avait rempli les dites fonctions avec « un zèle et une exactitude » qui lui avaizat fait mériter la confian®a de ses paroissiens. Le sous-préfet transmit la pétition en l'appuyant en ces termes : « Considérant qu'il serait peutêtre de la saine politique du Gouvernement d'examiner, approfondir et décider les questions que paraissent présenter les pétitions sur l’inamovibilité des curés, sur l'atteinte, au moins apparente, aux libertés françaises et maximes de . l'Eglise gallicane qu'il est de l'intérêt public de défendre et de conserver ». Le préfet fit prendre des renseignements ; il apprit que l’ex-desservant de Lenax était marié, et qu'il avait six enfants, que, de plus, il s'était fait remarquer par son insubordination « en montant en chaire en 1815, pour - se réjouir du retour de l’usurpateur et déclamer contre les Bourbons, inviter à payer promptement les impôts...» Les habitants de Lenax ne purent obtenir satisfaction (1).
En 1574, une veuve Malay, fit don, à la commune de Montmarault, d’une maison destinée à la fondation d’un collège. Vers 1677, la maison fut partagée en deux parties. Le rez-de-chaussée fut attribué au maître d'école avec la moitié du jardin ; l'étage supérieur, ainsi que l’autre moitié du jardin, au curé. L'école finit par ne plus fonctionner, et le curé eut ainsi la jouissance de la totalité du jardin. Mais l'Université réclama et le collège fut rendu à sa destination première. Le desservant de Montmarault vit la chose d’un très mauvais œil, et, en 1819, il se plaignit, avec son vicaire, que le bruit continuel des écoliers l’incommodait fort, ainsi que ceux de ses paroissiens qui avaient affaire avec lui. Le maire soumit l'affaire au conseil municipal ; ce dernier décida qu'il serait « au choix de M. le curé, d’habiter la cure actuelle avec la moitié du jardin ou de prendre une indemnité de logement que le conseil fixa à trois cents francs », En
{) Archives départementales, M, police, 1re série. 1819,
rendant compte de cette délibération au préfet, il représentait le desservant comme un homme d’un caractère violent et emporté ; il assurait que si le curé continuait dans ses « prônes » à parler contre l'autorité, il ne pourrait plus assister aux offices « même s’il y avait des cérémonies demandant sa présence ». C’est aujourd’hui, écrit-il, « une maladie parmi les curés et desservants de petits endroits ; ils veulent en être les petits souverains : Pourquoi ? parce qu'on a trop d'égards pour eux ». Mais le curé de Montmarault se défendit aussi et les autorités ecclésiastiques parlèrent en sa faveur. M. de Pons, provicaire de l'Allier, écrivait au préfet, le 28 avril 1819, « le curé de Montmarault, sous tous les rapports, mérite égards et protection ». Il insistait pour que le préfet fasse cesser « les inconvénients qui résultaient de la trop grande proximité de l’école et du logement de M. le curé ». Un peu plus tard, il écrira : « M. Boucaumont (1) a toujours été le fléau des curés de Montmarault » . Le préfet essaya en vain d’apaiser ces disputes. Le ministre informé, lui écrivit au mois de juin 1819 : « les deux ecclésiastiques ont pu se plaindre avec raison du bruit que faïsaient les enfants et qui les empêchait de travailler. Le curé a reçu un avis de l’évêque et a promis d’être plus circonspect ». Ni le maire, ni le curé, ne voulaient céder. Cependant, le préfet calma un peu l'agitation à son passage à Montmarault, le 24 juillet de la même année. Mais l'affaire ne fut réellement, terminée que lorsque M. Boucaumont eut un successeur à la mairie.
À Dompierre, au mois de juir 1819, il y eut une grande discussion au sein du conseil municipal, à propos de la nomination du sieur Petit, comme adjoint. Le curé donna sa démission de conseiller municipal.
À Liernolle, il existait une petite chapelle collatérale à
(1) Maire de Montmarault,.
l'Eglise et concédée à un châtelain du pays du Bretail. Cette
chapelle était fermée depuis quelque temps. Le maire en demanda les clefs au desservant qui les lui refusa ; il fit alors ouvrir les portes de la dite chapelle par un serrurier. Get acte produisit une certaine agitation dans la commune et menaçait de tourner au scandale. Le curé et le maire se reje-
taient mutuellement la responsabilité de cette affaire. Le
sous-préfet écrivit à ce sujet : « Le maire me paraît avoir eu de grands torts, mais le curé n’en est pas exempt ; d’un autre côté, il existe beaucoup de mésintelligence entre le maire et l’adjoint. N'aura-t-elle pas amené les torts de l’un et mis l’autre dans le cas de les exagérer ». Du Bretail était, en effet, adjoint au maire de Liernolle et soutenait le desservant qu'il présentait comme un homme très modéré ; il accusait même le maire de négligence dans son administration. Ce dernier reçut une lettre de rem rtrances du Préfet (1).
En 1821, le maire d’Arfeuilles, de Vilefort, refuse d’inscrire au budget communal un traitement pour le vicaire de cette commune. Mgr de Pons se plaignit au préfet. « Il serait bien déplorable que le Gouvernement, voulant la religion, se refusa à des traitements nécessaires à la subsistance des œuvres évangéliques. Ce serait ajouter à la proscription de nos prêtres dans ce département ». Le préfet répondit immédiatement au vicaire général : « S'il existait une seule commune où l’on se soit conduit envers les ecclésiastiques de manière à justifier une expression aussi grave et aussi affligeante, vous n’auriez qu'à me l'indiquer, et je ferais bientôt justice, en forçant, s’il le fallait, les autorités locales aux égards de tout genre que le Gouvernement veut assurer aux ministres de notre religion ». Le maire d’Arfeuilles fut invité, par le préfet, à donner droit à la « juste réclamation » présentée par le desservant de la commune (2).
(1) Archives départementales, M, police, ire série. 1820.
(2) Archives départementales, M, police, 1re série, 1821.
« Le Constitutionnel », du 25 mai 1825, publiait un article, par lequel il informait ses lecteurs, que le curé de Bellenaves, de la Planche, avait prévenu ses paroïissiens, à son sermen du dimanche, que « d’après les instructions de Mgr l'Evêque de Moulins, il était obligé de tenir registre de tous les paroissiens qui manquaient à l'observation de la messe et des sacrements, et d'envoyer, à des époques déterminées, une liste contenant les noms, prénoms et qualités des personnes qui n'auraient point rempli leurs devoirs religieux ». [1 y eut grand bruit sutour de cet article. Le ministre de la police, ne manqua pas de demander des renseignements. De Bellenave, maire de la commune, dans sa réponse au préfet, indiqua ainsi le sens qu’il fallait donner au sermon incriminé : « Beaucoup de personnes étaient en retard de l’approche des sacrements, il (le curé) les conjurait de remplir ce devoir, que faute par eux de le remplir, il se verrait dans l'obligation de consulter Mgr l'Evêque, sur les peines canoniques qu'ils se mettraient dans le cas d’encourir ». Le sous-préfet confirma ce que disait le maire. Il ajoutait, « il se trouve à Bellenaves, quelques individus dont l'opinion politique est fort mauvaise et que l’on soupçonne de rédiger des articles pour « L’Ami de la Charte », journal du département du Puy-de-Dôme, rédigé dans un très mauvais esprit ». L'affaire n'eut pas de suite, mais elle passionna les esprits à l'époque où elle fut soulevée (1).
Une autre source de difficulté entre le clergé et les aulorités civiles fut la question de sa participation aux enterrements des personnes décédées sans confession. Les préfets et sous-préfets craignaient fort les répercussions que ces refus pourraient avoir sur l'opinion publique, déjà passablement énervée. |
Le curé de Notre-Dame, à Moulins, refusa l'entrée de
(1) Archives départementales, M, police, ire Série. 1895,
l'église à un hapitant de la paroisse qui s'était suicidé. Le Préfet en rendit compte au Ministre de l'Intérieur et demanda quelle serait, à l'avenir, la conduite à tenir dans des cs semblables. « Il serait bien à désirer qu'on püût éviter le retour de pareilles scènes, toujours si fâcheuses pour l’opinien publique », écrivait-il. Le Ministre répondit le 28 mars 1818 : « Vous me demandez jusqu'à quel point vous devez, dans des cas semblable, faire exécuter les dispositions de l’art. 19 du décret du 23 prairial, an XII. Ce décret est le seul règlement civil que je puisse invoquer, lorsque de pareils refus me sont déférés, ce qui m'arrive que trop souvent.
« Cependant, les moyens de persuasion réussissent auprès des Evêques et vicaires-généraux, tandis que les curés y résistent où opposent les rituels. L'autorité civile peut toujours attribuer le suicide à un accès de démence ; or, les dispositions des rituels ne prescrivent le refus de sépulture ecclésiastique envers les suicidés, que dans le cas de fureur ou de désespoir ; ils les exceptent formellement du refus, lorsqu'il y a présomption de démence ou lorsqu'on peut induire de leurs derniers moments des signes de repentir » (1).
Il y eut des conflits à ce sujet dans plusieurs communes. À Lapalisse, le fils d’un ancien juge de paix meurt ; la sépulture ecclésiastique lui est refusée. Le sous-préfet déplore cet état de choses : « Les gens irreligieux, écrit-il, cnt saisi cette occasion pour déclamer contre la religion et ses ministres ». Le Préfet, tout en reconnaissant que « le principe de la liberté des cultes ne permet pas de faire violence aux ministres de la religion catholique pour les forcer à donner ou refuser les secours de leur religion », pense « qu’il n’en est pas moins vrai que dans l’état actuel de l'opinion, de semblables refus, qui peuvent chaque jour
(1) Archives départementales, V, 1394,
avoir lieu pour de moindres motifs, d'après le plus ou moins de tolérance ou de charité des ecclésiastiques, produisent un effet fâcheux, en exaspérant contre eux les personnes déjà peu portées en leur faveur, et en leur attirant les blâmes des personnes essentiellement tolérantes » (1).
Il arrivait quelquefois que le conflit prenait un caracère aigu. Ainsi, à Cérilly, une dame Devasson meurt sans confession ; la sépulture ecclésiastique lui est refusée. Les parents de la défunte écrivent au curé pour lui faire savoir qu'ils requeraient l'autorité locale de faire exécuter l’article 19 de la loi du 28 juin 1804. Ils se réunirent pour l’enterrement, mais ils trouvèrent les portes de l’église et de la maison curiale, fermées. Le maire, ceint de son écharpe, accompagné de son adjoint, de deux gendarmes et d’un serrurier, se présenta à la porte de la cure. Le curé ayant paru, le maire l’invita à lui remettre les clefs de l’église. « Le curé, dans un accès de colère, s'écria : « Sommes-nous revenus au régime de 93, où l’on guillotinait les prêtres ? Vous êtes des scélérats, des brigands, des hommes infâmes et impies » (2). Finalement, le maire fit ouvrir les portes de l’église. Il porta plainte contre le desservant de la paroisse et adressa un rapport au Préfet ; celui-ci signala le différend à l'Evêque. Mgr de Pons répondit que les curés de can ton étaient inamowibles et qu'il était très difficile de remplacer celui de Cérilly. Le procureur du Roi, de son côté, ne voulut pas poursuivre. L'abbé Guittaut, curé de Cérilly, écrivait peu de temps après : « Mon opinion royaliste et mon inaltérable attachement aux Bourbons sont trop connus, pour attribuer le scandale du 5 août à des causes politiques » (3).
@) Archives départementales, M, police, ire série. 1821.
@) Archives départementales, M, police, 1re série, rapport dû Maire.
(3) Archives départementales, M, polite, ire série,
rte
Ainsi Clergé et Royauté étaient intimement unis. Lal Restauration comptait sur le Clergé ; ca dernier était certainement royaliste et légitimiste, mais, en défendant la Royauté, il travaillait aussi dans son intérêt. Cette union, du Gouvernement et du Clergé ne fut pas sans danger pour ce dernier ; les prêtres se virent, en effet, entraîner chaque jour un peu plus dans la lutte politique ; les libéraux confondirent bientôt prêtres et ultras ; en attaquant les uns, ils attaquaient les autres. La chute de la dynastie des Bourbons, à qui le Clergé français avait lié son sort, ne fut pas sans porter une réelle atteinte à l'influence de ce dernier.