‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 152 sur 186 · l'amadoue, elle le flatte · texte numérisé non relu

l'amadoue, elle le flatte

Il n'y trouve plus rien de châtie.

La Font. La chatte métamorphosée...

l 'n ,• e t fourni par M. Moland, dan i L ùqoe

imadoucr un tonneau, dit-il, c'est en boucher

les fi al de l'amadou. » — En quoi il se trompe, le mot

amadou étant relativement nouveau, puisqu'il n'est entré dans

la langue, lu moins no Qgure dans les Dict. qu'à partir 'lu

1740 [Acad

Dans le sens figuré, on en cite de nombi ; «les :

— « Voilà i discours qu'en ces nécessitez clic tenoit à son mary, et l'ayant sceu amadouer, luy promettant de luy obéir. »

Sorel. Front ion, éd. 1641, i>- 3 I.

Le mot amadouer se trouve, avec ce sens, dans tous les dict. a toutes les époques, et déjà en 1539 dans celui de Rob. Esticnne. Quelle en est l'origine? Elle est fortdifficile à déterminer, si l'on écarte l'étymol. de amadou . La que nous nommons amadou, qui prenait feu en ballant le fusil sur la pierre, et dont on se servait pour le pansemeni de certaines plaies, n'était connu.' que sous le nom d'agaric. .Ménage le d.;rive de amatus ; le Mercure de .F/*., 25 avril 1779, de manus, par admanutum, parce qu'on assouplissait l'a- I iric n le froissant entre les mains; Die/ el M. i.ittré, de l'ancien Scandinave mata, en danois made, donner de la nourriture. — Aucuno de ces étymol. ne nous satisfait : Peut-être faut-it se reporter à amatter, qui se trouve dans Palsgrave, 1531, avec le sens de matter, vaincre, surmonter, dominer [overcome). | Edition Génin, p. 633.)

— En 1GS3, l'abbé Danel déclare que le mot a amadoufi- ii bas, et du peuple, et de nul usage. »

Amant, amoureux :

— « Je pense, Madame Jourdain, que vous avez eu bien des amans. »

Bourg, gent. p. 8G.

— « Quoi! traitterun amant de la sorte, et un amant le plus Ihlelleetle plus passionné de tous les amans ? » Ibid. p. 93.

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