‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 155 sur 186 · Ainsi qu'il me les bail 1 »•, ain ij · texte numérisé non relu

Ainsi qu'il me les bail 1 »•, ain ij

Qui di vient, i o 1660 :

// m- me prête rien que je ne lui renvoie.

« Cette bonne rencontre lui bailla <le la consolation.*

Sorcl. / ram ie

Baiser les mains, prendre congé, remercie)

îvl'u

— « Madame Jourdain vous baise les mains, i — Bourg, gent. p.

I le même :

l''^. Et je baise les mains» qui ne me veut pas. —Mur.. Fcm. sai

— « Je suis fâché du petit chagrin que vous avez eu. — Jevous mains je i race); et quand il vous plaira, je vous donnerai 1 divertissement de courre un lièvre, n Mol. G. Dand., I, vi.

— « Je vous demaude par grâce de ne m'exposer point maintenant! 1

u es parents. — Je vous baise les mains. [Allez vou

promener . » In. ibid.

— « Piiilvi >ONi : Le baise-main est fort commun enFrance,non pas d faict, mais-de parole Car quand on prend congé de i i ordinaM de dire : Je vous i f« h main:' a rie, poui sentir doublement son italianisme. Et ceci a ci igtempj car je voy que mesmement Joacb. du Bellay en la lin del'Ep. dédie, qu'i met devant son traité intitulé: Lu d , Urationde la

dit au card. du Bellay : Reçoy doue... les premières fleurs du printemps 1 qui en toute révérence et humilité baise les mains de ta !.. S. a - Celtophile: Il use ici du plur. et non pas dusing. : n'est-ce point pour» qu'il parle à un cardinal? — Pijilausose : Je croy que non; mais depuii on a trouvé le sing. plus plaisant. Et au commancement on n'uset pas d< ceste façon de parler qu'al'endret (à. l'endroit) des bien grans. — C.llto i'iiii.k : Si donc aujourd'huy je me veux accommoder, il me faudra dire: Jt mus baise la main, plus tost que : Je vous baise les mains. — I'iiilalsuse : Cela est certain. »

H. Estiense. Bial. du nouv. langage franc. -italianisé, 1579; Edit. Liseux, II, '.d ; ; cf. I, 38, 100, 11,300.

Dans « Les Compliments de la langue franc. », qui font suite au Secrétaire de la Cour, publ. par La Serre avant la morl

i Malherbe, le dialogue intitulé : « Pour prendre congé dudit teneur » se termine ainsi :

1 A. : Cependant je prie Dieu qu'il vous conserve en sa sainte protecn. Monsieur, et vous baise humblement les jnains. — B: Je demeure tre serviteur, Monsieur. »

— « Entre personnes égales, et d'homme à homme... J'arrive, par exem- !, de la campagne... J'envoye dire à une personne qui est d'égale qualité e moy, et avec laquelle j'ay liaison : que je suis bien son serviteur; que lui baise très humblement les mains... »

Ast. Couutin. Traité de la civilité, chap.XII.

— « Alizon, je te baise les pieds; les /nains sont trop communes. »

Comte de Cramai. La Coméd. des Prov. se. dern. (1010).

— « Cette façon de parler figurée, je vous baise les mains, peut bien trer dans la conversation, mais il me semble qu'elle s'est usée dans les très, à force d'y avoir été rebattue... M. de Malherbe, lassé de cette miere de parler... en lui écrivant (à Calixte), Unit sa lettre par : je vous ise les pieds. »

Leven de Templery, Le Génie et la politesse de la lang. franc. 1073, p. 2'r2.

— Voy; dans cette coll., notre Lexiq. des Femmes Sav.

Baladin :

— « Baladin .' E^tes-vous en âge de dancer des ballets? »

Bourg, g eut. p. 158.

Le mot baller, de pà).).£iv (bas. lat. ballere) est de toute annuité dans la langue ; Palsgrave le donne en 1530 ; le Dict. '.-lat. de Rob.Eslienne (1549, mais non i539) et les Nicot de )73, 1606, 1618, y joignent baleur et hallcur. Mais le premier ai ait recueilli le mot baladin est Cotgrave, en 1611, 1634, c. — Cependant il était déjà en usage en 1579, ainsi qu'en moigne le passage suivant :

— « Piiilausone,.. Veci une petite leçon qu'il vous faut retenir : c'est l'i! se faudret bien garder d'user en la Cour de ce mot danse, ni de danser

de danseur. — Celtophile : Pourquoi?— Philausone : Pource qu'il y longtemps que tout cela a esté banni, et qu'on a fait venir d'Italie bal et •Jler, et balladin : lesquels trois on a mis en la place de ces trois autres: on pas toutefois sans quelque changement, comme vous pouvez voir; car e ballo on a fait bal, et bullare a esté changé en baller; de ballaiino ou

i je eroj que tons les deux se disent] a esté faict b M. notei qu'on a faict venir les personnes avec lei noms, ïoire non seulement des ialladiui, mai^ au--i des balladiin .

11 Estieshe, Deux dialogue» du nouv. lumj. franc. -italia* i »79 i d, Liseux, 1,224:-- cf.,II,p. 100.

\ oltaire a écrit quelque part :

<i Les lettres d*- Voiture Bent un baladinage de l'espril, »

Uassu une), — basse do viole:

Voy. ci-dessus, p. 21o-21'», note s«r la p. --'.

Baste ! exclamation : assez ! :

-r « Et quoyî— Baste, je ne puis pas m'expliquer. »

Bourg, gent, p. ~\.

Baste est un mot puremenl italien: basta, il suffit, verbe, et basta, assezl intcrj. — Le mot no figure ni dans Rob.Ea tienne, 1549, ni dans Nicot, 1573, 1006, 1618, ni dans Monet 1620, ni dans les Dict. des rimes de 1596 et 1624 ; mais il ligua dans Cotgrave, 1611, 1634, 1650 etc., dans le Monet -le 1036 dans le Dict. des rimes de 1648, etc. — Monet (1636) dit « baster, faisant sonner l'S, estre bastant, estre suffisant. Ci chasleau est bastant à lasser les forces de l'ennemy. » — Ri cbelet, 1680, dit: « baster, v. n. Ce mot signifie suffire, mail il n'est proprement en usage dans ce sens qu'à la 3° persona du subj. Ainsi on dit, en parlant familièrement, et dans 1 style le plus bas : baste ! pour dire il suffit, c'est assez. »

D'après Furetière, qui dit le tenir de Borel, bien qu'on ni voie rien de semblable dans son Trésor, ce mot ne serait ei usage que depuis le règne de Catherine de Médicis, qui l'aurai apporté d'Italie.

— Baste! songes à vous dans ce nouveau dessein. Mol. L'Etourdi

— « Baste ! laissons-là ce chapitre. » 1d. Mëd. m. lui, I, [.

— « Mille hommes ne seroieiit bastans pour me faire quitter un pie de terre.» L.uuyey. Le Fidelle, V, vi.

— Mais baste ! c'est tout un ; j'auray tantost la bourse.

Le capitaine Lasphkise. La nouv. tragi-corn.., anc. th. fr. VII. 479.

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