Je vis sans déplaisir ma franchise asservie
Rac. Poés. div., Coll. des Gr. Écr. t. IV, p. 47.
Fratrns :
Tout ce fratras. Bourg, gent. p. 182.
Le mot n'étant pas français, il faut lire fatras ou fracas. Nous penchons pour cette dernière leçon, parce que, deux pages plus haut, on lit :
— Ah! quel bru/t! — Quel fracas
- mots qui -oui r vieJ
ibillard ».
So / :
Foriensemenl :
- fait faire d<- souliers qui m furieuse
me ni. » y. gent. p. , I .
I . Bi ■m-.. : • parle ici le langage à la i moqués Sorel, Somaize, Despréaux,
— «Cathos! Madelon!... Il est vrai, mon oncle, qu'une oreille un pei délicate pâtit furieusement a entendre prononcer ces pai
Mol. Prie. rid.
— « Vous donnez furieusement dans le m lu. VAi . 1, iv.
— « On l'a pourtant repris de quelques mots qu'il a affectez... d'usa des mots de monstrueux, de prodigieux, de monstrueusement, de prodx
nent, en des i ù il n'estoit pas besoin de t
rations. C'est comme le furieusement et le terriblement, qu'un a employé partout en ces derniers siècles. Les personnes de bon jugement ont bie
■garder de telles fautes.»— Sorel. Conn. des Livr. 1671, p.
Dana son Dicl. des Précieuses, Somaize raille la pr Bérénice (Mmc d< rdj :
« Elle parle beaucoup, et ces mots : tendrement, furieusement, fortemen terriblement, accortement et indiciblement, sont ceux qui d'ordinair it et ferment tous ses sentiments, et qui se fourrent dans tousse discours. Si bien qu'on peut dire d'elle qu'elle parle furieusement , qu'ell écrit tendrement, qu'elle rit fortement, qu'elle est belle terriblement qu'elle dit des mots nouveaux fréquemment, et qu'elle est précieuse ini, ciblement ; au moins c'est une vérité, si point oa ne ment. »
T. I de notre éd. /;. .. s
— « Sapho, lisant : L'illustre ûlle dont j'ai à vous entretenir a en tout sa personne je ne sçais quoi de si furieusement extraordinaire et de i terriblement merveilleux... — Minos : Voilà les adverbes furieusement i terriblement qui sont, à mon avis, bien placés... »
Despr. Dial. des Héros de roman.
L xpression était tellement passée dans l'usage que Furetièr admet sans hésiter, que « furieux se dit ce qui caus
de l'admiration : Voilà une furieuse baleine, un furieux turbot. » — Furieusement a le même emploi en Poitou.— En Anjou, on dit d'un homme gros, d'un gros enfant : >c II est ferieux ou feurieux. »
— Voy. aussi notre Lex. des Précieuses ridicules.
Gagner :
— « Pied à pied vous gagnes mes résolutions.
ourg. gent. p. l-J'j.
— Comme on dil : gagner une bataille, gagner les comrs . Corneille a dil : gagner la clémence.:
210S // faut envoyer par avance
Te;, bonnes œuvres devant toi.
<jai de ton juge et de ton roi Puissent te gagner la clémence.
Imit. I, 2109. Coll. des Gr. Écr. t. VIII.
Galant, élégant, distingué, ayant l'air de Cour:
— « Voicy encore un petit des-habillé, pour faire le matin mes exercices. - Il est galant. » Bourg, gent. p. 8-9.
— « Ce sera galant, oiiy. — Sans doute. »
Ibul. p. 4j. — Cf. pp. 47, 77.
En 1549, Rob. Estienne traduit gallant homme, par scitus, 'raphicus homo ; en 1531, il avait traduit scitus par placcns, legans, et la même trad. se perpétue dans Nicot et Cotgrave ; lonet l'a oublié en 1620 ; mais en 1636, il en donne plusieurs raductions : — « 1" melable an ce dont il se mesle, egregius : alant capitaine, galant philosophe, galant médecin; — 2° lionlête et de belle humeur : voilà un galant homme à mon gré ; 'est bien le plus galant jeune homme de son 3ge (excellentis-
si mus ; — .'■ garnement, nebulo : venés ça, galant, lui improbe;— c'est un galant, ne voue j Qez pas; — 4' arr ins, prœsidens. »
Joach. P< pion u cherché l'étymologie de ce mot, dan : ouvrage De lingues gallicœ cum grseca, cognatione .p. 95, ••' 'i /'.
rout le m > h île. dit-il, appelle gi le, "U galante, un homm
ou une ciio^u remarquable. C'est depuis peu d'années. Le mot i du grec ■/-■"■■. bon et beau; ou, peut-être du lat. valente, en élu en g, comme Guillaume pour Vuillaum e. Car |ifti de temps au|i.iravai aous appelions ces hommes et ces cboses vaillent» et vaillent mot s'est perdu, excepte quand il est question d'art militaire. Nous avon vu au^si ce mot pris seulement en mauvaise part; nuis autre me paro l'origine île galand... Ces hommes qui, tlans la Heur de l'âge, s"nt préu agir avec audace, nous les appelions galandi et vers galand», du vert aller; car nous les appelons > dlands, comme nous disons ga
lerie, c.-a-d. alerte, de aller. »
i ii siècle après, Vaugelas (1647 dil di son côté :
— « On demande ce que c'est qu'un homme galant,... qui dil et qi fait les choses d'un air galant. J'ay veu autrefois agiter cette ques.ioi parmy les ?ens de la Cour et des plus galants de l'un et de l'autre sei qui avoient bien de la peine à le détinir. Les uns soustenoient que c'e ce je ne sçay quoy qui diffère peu de la bonne grâce ; les autres, que ( n'estoit pas assez du je ne sçay quoi ny de la bonne grâce, qui sont di cboses purement naturelles, mais qu'il falloit que l'un et l'autre fust ac compagne d'un certain air qu'on prend à la Cour et qui ne s'acquiert qu' force de hanter les grands et les dames. D'autres disoient que ces chost ne sursoient pas. et que ce mot de galant avait une bien plus grand étendue, dans laquelle il embrassoit plusieurs qualités ensemble; qu'en i mot, c'étoit un compose où il enlroit du je ne sçay quoy, ou de la bonr grâce, de l'air de Cour, de l'esprit, du jugement, de la civilité, de la cou toisie et de la gayeté, le tout sans contrainte, sans affectation et sa vice. Avec cela, il y a dequoy faire un honnête homrue à la mode c la Cour. Ce sentiment fut suivy comme le plus approchant de la vérité Voy. Vaugelas, édit. Chassang, T. it, pp. 208-311.
Galimatias :
— « Qu'est-ce que c'est donc que tout ce galimatias-là ?»
Bourg, gent. p. 70,
De même :
— « Qui songe à votre argent, dont vous me faites un galimatias! »
Mol. L'Avare, V, v.
Malherbe, dans son Commentaire sur les Amours de Diane, de Desportes, signale certains passages comme galimatias royal, galimatias pur, galimatias excellent.
— En 1639, parut, sous le titre de « Le Galimatias du sièur Des Deroziers Bcaulieu, tragi-comédie », une pièce en vers où 'auteur s'est appliqué à rendre inintelligibles des vers qui ont ■ailleurs assez d'apparence.
— « Comment appelez-vous cette figure-là ? — Nos ancêtres jadis la laptisèrent antithèse. — Et 11107 rI11' ,a confirme aujourd'huy, je change son nom et luy donne celuy de galimatias. »
Cyud. de Beug. Le Pédant joué, III, 11.
Une pièce fort curieuse, publiée en 1619, porte le titre suivant :
— « Plaisant galimatias d'un Gascon et d'un Provençal... »
Réimprimé dans les Var. hist. et litt. d'Éd. Fournier, II.
— « J'ay peur que les comédiens n'aiment... que le galimatias, pourvu ju'il vienne d'un bon auteur. » Rac. Lettr.
Un très joli exemple de galimatias volontaire se trouve dans Les Visionnaires de Desmaret, I, iv. — Amidor veut se mojuer de Philidan, parce que
Tout ce qu'il n'entend pas, aussitôt il l'admire.
Et il lui décrit une merveilleuse beauté aux dents d'ébène, etc.
Garçon, ouvrier: — garçon, commis de magasin; — Iajuais :
— « Maistre Tailleur. J'ay chez moy un garçon qui, pour monter une •ingrave, est le plus grand génie du monde. »
Bourg, gent. p. 33.
— « Quatre garçons tailleurs entrent. »
Ibid. p. oj.
r, du vin, par tout .
Ibut. |.
Garçon est un diminutif de g un jeune nomm
Balzaj a dit :
« Monsieur Courbé libraire est le meilleur homme du monde ; m garçon est le plus grand maraut qui fut jam
Bai iki . L ttr. à (
J.-JJ. Rousseau a dit de mêm
Pour convive, je suis d'un r assez bonne étoffe, Sun uut de Démocrite,
Démocr. amour., Il, vu.
- le sens d'enfant, de laquais (puer), les mots ragaxzo, en ital., moço, muchacho, en esp., >>nl les m el Le|
- emplois.
Gloire, honneur, honneurs :
Pour défendre tiostre gloire, Je te veux offrir mon cœur.
Bourg, '/eut. p. \\>.
— « J'ay esté bien aise d'estre des premières, Monsieur, à venir vous tVIintcr du haut degré de gloire où vous estes monté. »
Il/id. p. 103.
De même :
lise. L'éclat que fait ce bruit n'est point à votre gloire.
.M. il. Tart.
1760. Ta gloire est dégagée, et ton devoir est quitte.
Corn. Le Cid.
Ce mot, dont le sens est aujourd'hui Lien défini, était d'un emploi très vague au xvne siècle : « Tout le monde parle d<: la gloire et cherche la gloire, et presque personne ne sçait ou ne peut dire ce que c'est. » Mu" de Scudéry, Disc, sur la gloire, qui a obtenu, en 1671, le prix d'éloquence fondé par Dulzae et décerne par l'Acad. franc.
Gourmande, corrigé :
— « Un carré de mouton gourmande de persil. »
Bourg, gent. p. 133
— C.-à-d. dont le goût était corrigé par du persil, comme il •st corrigé ailleurs par de l'ail. Telle est du moins l'explicaion que nous osons risquer d'une expression toute de fantaisie, nise dans la bouche d'un gourmet à la mode.
Grand-dame, grand-maman :
— « Leur grand-maman ... Equipage de grand-dame. »
Bourg, gent. p. 120.
De même, avec l'élision de l'e fém. de grande :
746. Il porte une jaquette à grand' basques plissée». — Mol. Misanthr.
Cette élision était de règle; dans son De franciscœ linguee 'ecta pronuntiatione tractatus, (Genève 1584) Théod. de Bèze lit, en effet :
« Observandum est autem peculiariter femininum adje;tivum grande, in uo E consuevit eiiam ante consonantes elidi, ut : une grand'besoigne, une rand' chose, une grand' femme, une grand' meschaaceté. » — Voy. La Grain, '■anr. et les Grammairiens du xvi« siècle, par Ch.-L.-Livet, p. 352.
Vaugelas a traité ce point (1647) : « On dit : A grand'peinc, il îous fait grand'chère, et néanmoins on dit : C'est une grande neschanecté, une grande calomnie.» — Quelle règle suivre, se lemande-l-il? et il répond : l'usage.
Ménage, vers 1674, reprend la remarque de Vaugelas, et préise l'usage en disant que grande, précédé de une, ne perd as IV : « Et je ne sache que grand'mere qui se dise auourd'huy avec une : c'est une grand'mere. »
Cependant Andry de Boisregard, dans ses Réflexions sur usage présent de la lanj. franc., 2e éd. 1692, p. 244, assure u'on dit encore : grand'mere, grand'pilié, grand' Chartreuse, vecune apostrophe après d pour marquer la suppression de l'c.
Autrefois, l'élision était plus générale encore; en voici pluieurs exemples :
Une grand'cruauté^MK/' une grand'vertu. — Bebtalt.
y uni- moitié, unie lu plu* grand'part. — La Fortaim»
/.«' bal et lu grand'btnde, u içavoir ieiu musette». — Molière.
Gratter
— « 11 le yrutf par ou il se demangi Bourg, gent. p. ::
Ce proverbe était fort en usage, mais avec une variant* -ur
démanger, qui était employé comme neutre et non réfl chi, et
même remplacé Rar cuire :
— « Il luy faut une main douce cl accommodée .1 Bon sentiment pour la gratter justement où il luy cuil. »
Uomi ligne. 727, 111, ix Édit. 1652 .
— « Je croîs qu'il se gratte bien maintenant où Une luy démange pas. 1
Coilltr DE CRAHAIL. ('.uni . dis l'nn "., I, VII.
— « Vous les grattez bien où il leur démange. 9
Id. ibiil. Il, m.
(■risette :
// n'ont des livres et des bancs Que pour Mesdames les irrisettes.
Bourg, gent, p. 178.
Le mot était alors assez nouveau, car il n'a droit de cité dans les Dict. qua partir de 1080 (Richelet).
— « Grisette, jeune tille qui ne porte point île jupe ni de coips de taffetas, et qui, par conséquent, n'a nulle qualité. » Ru iieiei. 1680.
— « Femme ou jeune Bile vêtue de gris. On le dit par mépris de toutes celles qui sont de basse condition, de quelque estoil'e qu'elles soient vestues. .. Les Daines ont mis à la mode des habits de petite estolfe grise, qu'elles appellent des g risettes. » Firetilre. 1688.
11 semblerait que l'étoffe ait tiré son nom des jeunes lilKs appelés griseltes; le contraire est vrai :
— « Son pourpoint étoit une casaque de grisette, ceinte avec une courroie. » Scarr. Rom. corn. I, 1, (1651).
C'est plus lard que grisette se dit des personnes :
Sous les cotillons des grisettes, Peut loyer autant de beauté Que sous les Jupes des coquettes.
La Fo.ntune. Joconde, , f 00 î .
Plus tard encore, grisette s'emploie dans les deux sens :
— « Le futur entend que la future soit toujours habillée modestement et de la même façon, c'est-à-dire d'un Lon cadis pour les jours ouvriers et d'une grisette honnête les dimanches et les jours de- fête. »
L. A. P. Le Bel Esprit, I, vi. (Théâtre ital.) 169». Faites bien vos marchés, grisettes, Avant qu'aimer les grands seigneurs.
Daxcoirt. Divert. des Vend, de Sur, 1695. Grouiller :
— « Est-ce que Madame Jourdain est décrépite, et la teste luy grouiltel-elle déjà ? » Bourg, gent. p. 87.
De même :
6H3. Elle grouille aussi peu qu'une pièce de bois.
Molière. Misanthrope.
— « Vous ne vous grouillez pas ? »
Id. Comtesse d'Escarb., se. u.
— « Nostre lille ne grouille ny ne pipe. »
Comte de Ciumail. Corn, des Prov. 1, v, 1633.
M. Génin Regarde grouiller comme une forme de crouler, qui répondrait à l'ital. crollare : crollare il capo, secouer la lête ; el en effet, le Trésor des S lang. (1614, 1618, 1637, 1644) trad. crouler par crollare, dondolare, secouer, brandiller, dodeliner. — Cf. Duez, 1600, 1671. Cependant la forme groulcr. grouller, grouiller, devait être plus ancienne dans la langue, si nous en jugeons par le mot groulard, nom d'un oiseau nommé aussi trasjuet ou thyon, en lat. bâtis ou rubatra (Nicot, 1573). On lit en effet dans Nicot : <■ traquet. ou thyon, ou groulard. Il est nommé traquet parce que, comme un traquet de moulin n'a jamais de repos pendant que la meule tourne, ainsi, cest oyseau inconstant remue toujours ses aisles ; groulard, pour la même raison que traquet. » Le groulard, d'après le Diction, fr. flam. de 1618, était le bleestert, groulard, battemarre, bergeronnette, hoche-queue ou hausse-queue. Le même Diet. ne donne pas grouiller à son ordre alphab., mais l'emploie dans cette phrase : « le fleuve grouillera de grenouilles ». Grouiller suivi d'un même exemple parait dans le Dict. fr.flam. de 1643.
Colgrave seul, h notre connaissance, avait donné grouiller ou aroulcr en IG11, L634, etc. On ne le retrouve plus <pie <luns Duez [Dict. fr. ifaJ,] et Ant. Oudln Très. fr. •■-/' en LG60; grouiller, se grouiller-.
H est étonnant <i'"' les Dict. les plus anciens n'aient pas recueilli un mol dont M. Littré cite plusieurs exemples d'auteurs ila xvr siècle, Ambroise Paré, Amyot, etc. 11 le présente comme tir»'- de Palsgrave (1530] ; mais là grouiller signifie tu romble, charpenter, faire du bruit.
Habit, habillement, costume entier, depuis les souliers, les bas jusqu'au chapeau :
— « J'ay mis vingt garçons après vostre habit. »
, Bourg, (/eut. p. iiO.
— Voy. toute la scène : le Bourgeois parle au tailleur de ses bas de soie, de ses souliers, de la perruque, des plumes ; le tailleur, du pourpoint, de la rhiograve. — Le mot costume ne paraît dans la langue, avec son sens actuel d'habillement, que dans la 5° édit. du Dict. de l'Acad. fr., an vin, 1799.
Haut de chausses, ou haut de chausse, ou chnusscs, culotte descendant jusqu'aux genoux, composée d'un fond et de deux canons (jambes) :
— « Deux garçons luy arrachent le hattt-de-cltausse de ses exercices, »
Bourg. gent, p. 63.
De même :
— « J'ai mon haut de chausse tout troué par derrière. »
Mol., L'An, III, i.
— 530. Distinguer un pourpoint d'avec un haut de chausse.
Id. Fem. sa».
Meure : ù cetto heure, maintenant :
— « Je comprens cela à cette heure. » Ruurg. gent. p. 16.
— « Ce que je vous dy à cette heure, qu'est-ce que c'est ?
Ibid. p. 68. — cf. pp. 63, 07.
Brantôme emploie souvent celte locution, et sous la forme à si' heure, ou asl'heure, qui montre la prononciation; Montaigne a même écrit : astur
Impei'f iiienl, ignorant, qui parle hors de propos :
— « Je te veux faire voir ton impertinence. »
a Impertinent est le contraire de pertinent, habile, capable : idoneus, Insignis. — Impertinent, « qui fait ou dit chose fort hors de lieu et propos : Ineptus, dicto facloie ineptus. » Monet. 1620.
— « Vous verrez quelque discours en prose, qui parlera d'un escornilleur ou d'un autheur impertinent . »
Sorel. Polyandre, I, 234.
— « 11 vaut mieux avoir occupé Y impertinente éloquence de deux orateurs autour d'un chien accusé. » Rac. Plaid, (au Lecteur).
— « Le Maimbourg est impertinent, il y a toujours dans ses ouvrages la marque de l'ouvrier. » Sév. 13 sept. 1677.
— « De Y impertinent ou du diseur de rien. »
La Biiuy. Trad.de Théoph., (titre d'un chap.)
Incommoder, gêner, au point de vue de l'argent, appauvrir:
— « Cela vous ineommodera-t-il, de me donner ce que je vous dis? »
Bourg, gent. p. 83.
De même :
— Je me trouve un peu incommodé de la veine poétique. »
Moi.. Préc.rùt., p. 57, se. xi.
— « Le plus fort n'avoitÇpoint encore 'pris au collet le plus foible, ni
trésor w qui ne loj tervoitqu'a laisseï le néei intima Halo. Trai. de Sén., Epitr. 90.
— Le père de '■ il an solliciteur du Conseil, asseï incom- |ii, D'ayant m ne cette lille, vmiloit faire croire ncantinoins qu'elle
scroit riche. » Sorel, Polyandre, 1648, I, p.
— i M. Saio fondateur du Journal ttes Savant» , c>i curieux jus-
qu'à avoir appointé des doctes incommodée afin qu'ils lissent des lectures ci des extraits d'au t heurs ponr luy. »
Chapelain. Lettre» u Colbert, 31 janv. I
— « Revenons donc aux personnes incommodées, pool le --oula^ement
desquelles nos pères, c ne entre autres Lessius, livre III, ch. xh,
nn 12, issureni qu'il esl permis de dérober. «
Pascal. 8* Proi , édit. de Cologne, 1650, p. i05.
1 m on^i uii«- :
Vous y trouverez des incongruité* de bonne chère, et des barbarismes de bon goust. » Bourg. gent. p. 133.
Incongruité existait dans la langue des pédants, avec li seul
de faute contre la grammaire, depuis le xvie sii
— « Quelques grammairiens estiment en ce pjrticipe données pour le verbe donné une lourde incongruité. »
Rames. Gr. fr. , 1537, p. 190. — Cf. La Gr. fr. et les Gramm. du xvie siècle, par Ch.-L. Livet, p. 257.
Mais on ne le irouve.dans aucun Diot. avant '-eux de Duez etd'Ant. Oudin en 1660. Plus tard même, Richelet ne l'admet ni en 1680, ni en 1094, mais seulement en 1710. malgré l'emploi qu'en ont fait Régnier, Balzac et Molière.