La refuscrez-vous, cette noble victime ? IUC. Théb
— « Calon fut une fois refusé de la prétare. » Malh. Trad. de Sén.
— 217. Qui peut mieux l'exercer en est bien le plus digne.
— En être refuse n'en est pas un bon signe. Corn. Cid.
Régale, fête, festin :
— « C'est luy qui donne ce régale à Madame. s
Bourg, gent. p. 138.
— « Si jamais je reviens à semblable régale. »
Ibid. p. 182.
De même :
— « Je suis obligé de donner à souper au seigneur Anselme, et je serois bien aise qu'elle soit du régale. » Moi.. L'Av.
Régaler. — 1° Récompenser, dédommager:
— « Il y a plaisir... à travailler pour des personnes... qui sçachent. .. VOUS régaler de vostre travail. » Bourg, gent. p. 4.
De même :
1230. La belle est dans le lit; mais pour vous régaler Du souci qui pour elle ici vous inquictle, Elle vous fait présent de cette cassolette.
Mol. Vit. III, ix.
M""- de Sévigné a employé régalcment dans un sens analogue :
— « On ehangeroit ce qu'on a de t ro |» d'un côté, pour en acquérir de l'autre ; ce régalemenl (cette compensation) feroit de trop grandes perfections. » Skv. à .)/'"• de Ci. s fév. 1690.
2' Régaler, iraiter :
— « Qoel lieu voulez-vous donc, Madame, qn< n amour choisisse poui
vous régaler? » Bourg, gent. p. 125.
o C'est merveilleusement Bssaisonncr la bonne ciiere, que d'y mesjer la musique; et je mu vois jcy admirablement régalée. »
ll.id. p. 134.
Regarder, tenir compte «le...
— « Je ne regarde rien, quand il faut servir un amy. »
Bourg, genl. p. 90.
I le même :
1j3. El dont sans regarder service ni famille. Cork. V. Sanche. 1331. // regarde son trône... In. iïicom.
Quand il s'agit de dépenses, on ilil plutôt maintenant : regarder ;>..,
— Voy., dans celle collection, notre Lexique du Misanthrope, v° Regards»
Retardement, relard :
— « Son amour ne peut souffrir aucun retardement.
Bourg, genl. p. 1 19.
De même :
lojtj. Sun père fut saisi de ce retardement. Cobm. Sophon.
•1007. Surpris, n'en doute:, point, de mon retardement.
IUc. Ipkig.
Sur ces mois terminés en ment. (Voy. ci-dessus, v° Manquement, p. 335.)
Revenir :
1° Convenir, plaire :
— « Cette logique-là ne me rerient point. » Bourg, genl. p. 39.
— « Si le maistre vous revient, le valet ne me revient pas moins. »
ibid. p. 9).
— « Si ce mari ne plaît pas à cette femme, si cette femme ne revient pas à ce mari. » Bouiidaloie. Serin., 2e Dim. après l'Épiph.
— « II y a des gens qui ne reviennent point. »
Marivaux. Pays, pari., 4e p.
— « Notre grand flandrin de vicomte est un homme qui ne sçauroit me revenir.. » Mol. Misanthr., (Letr. de Célim., après le v. 1690).
2° Etre dû par surcroît :
- « Outre cela, nous avons icy, Madame, un ballet qui nous revient. »
Bourg, gent. p. 161.
Ce sens est t\és ancien dans la langue : Rob. Estienne (1339) donne es cxempl. suiv. : « Qui revient bien aux gens et n'est point ennuyeux ; — C'est un homme qui m'est toujours revenu. » — Monet (16:20) donne : « revenir, agréer » ; Ricbelet n'a pas ce sens, qu'on retrouve dans Furetière et dans l'Acad.
De même :
— « Voyez où je pourrois trouver quelque chose de revenant à M11* Lucrèce. » Uac. Lettr. du i juillet 1662, à Tablé Levasseur.
— « Sais-tu ce qui te revient des biens de ta mire? »
DiDF.nOT. Le Père de fam., II, vm. Cité par Liltré.)
Rêver, êlre distrait :
— « Je ne songeois pas que vous estesjeune, etjercsscle plus souvent.»
Bourg, gent. p. 87.
De même :
169 Allons, vous, vous rêvez et bayez- aux corneilles. Mol. Tuvl.
— « Il parle, il rêve, il reprend la parole. » La Briy.
Itirn, quelqu
. jr ne veux point qu'il me dise rien. * Bourg, gent. p. 173.
De même :
1896 Pourquoi consentiez-vous à rien prendre de lui? — Mol. Tint.
. La coutume de France... ne veut p.i- qu'un gentilhomme sache rien faire. » l" te Su il. ix.
cim, mi ii'rin résolut de vivre en gentilhomme, Sans rien /iw're.
La Font. Fabl., Il, ni /.<•- Mrmi>res et l'Estomac).
11. Eslionne a très bien démêlé le sens 'I'' rien, qui n'impliqué négation, comme un, aucun, personne, qu'autant qu'il est accompagné de la particule négative ne : « Ceux qui estiment que rien signifie nihil, s'ils en considèrent bien l'usage, trouveront qu'au contraire c'esl le res des Latins, ce que nous disons cAose. Quand je dis : « S'il y a rien que je puisse, » et quand je dis: « s'il y a chose que je puisse, » n'est-ce }>a^ un même propos? » (H. Est., Conformité... chap. vi : De l'Adv. — Cf. H. Est., Prêcellence du lang. franc.)
Plus tard, Pas quier, dans ses Recherches de /•■' France, VIII, 43, consacra tout un chap. à rien; pour prouver que le sens était autrefois conforme à l'étym., il rit'' l'emploi d.j rions au tém. plur. dans Jean de Meung :
Sur toutes riens gardez ces points...
Au début de VHist. de Saint-Louis, on lil : « Celuy saint
homme Roy, toute sa vie aima et craignit Dieu de tout son
pouvoir, sur toute rien. »
Qu'en dites-vous, Madame, est-il rien plus ni.se ?
D'Ouville. L'Esprit folle!, II. v.
Cependant, rien est pris quelquefois pour le néant, le contraire de quelque chose, même sans être accompagné d'une négation :
792 Un rien s'accorde mal avec un autre rien.
t'.or.N. Mus. corn-
— « Quand il y eust eu plusieurs héritiers, elle ne pouvoit ;ivoir iinoins, puisqu'un rien ne se peut diviser, et, s'y trouvant seule, sa portion n'en estoit pas aussi plus grosse, le rien avec le rien ne faisant point d'augmentation. » Sorel. Pûlyandre. 1648, 1, 564.
Ringrave :
— « J'ay chez moy un garçon qui, pour monter une ringrave, est le plus grand génie du monde. » Bourg, gent. p. 53.
De même :
483 Est-ce par les appas de su vaste rhingrave
Qu'il a gagné votre âme? Moi.. Misanlhr.
La rhingrave était une espèce de culotle fort large, propre pour monter à cheval, attachée à des bas de forme particulière, — par des aiguillettes passant dans des œillets, dit Richelet; — par des rubans, dit Furetière. La rhingrave était connue avant 1660, date de la mort de Scarron, qui a dit :
Sa rhingrave étoil courte et son genou cagneux.
— Vow, dans cette coll., noire éd. du Misanthr., p. 136, note
sur le v. 485.
Ritoriielle :
— « ... Deux dessus de violon pour jouer les ritornellet. »
Cette forme s'explique par la prononciation de l'o, qui se confondait avec ou et répondait à 1'» Uni., espag., portug. et ail., on prononçait Bourdcaux, houme, ftouinc, pouine, elc. — Si l'on voulait conserver à l'o le son clair, on le faisait suivre d'une barre simple ou d'une barre double, qui se confondirent ensuite avec i ou n. — Les gens peu familiers avec l'orthographe écrivaient Pologne, Pouloignc ou Poulongne. — Vov. ci-dessus, v° Arrouser, p. 275.
Rive (pain de rive) :
— « Un pain de rive, à hizeau doré. » Bourg, gent, p. 133.
— Voy. aux Notc-s, ci -dessus, p. 210, note sur la p. 133.
Salle :
— « Il fant... que tu nettoyés la salle. » Bourg, grnt. p. 61.
I ..i salle désignai! surtout la salle à manger. Cependant, il y
av.iil aussi des stilles à donner lu bal, t;l des salons OU grandes
salles, qui avaient souvent deux étages de fenêtres; ces salons,
qui se trouvaient à rentrée des appartements, précédaient même les antichambres; c'étaient des espèces de vestibule-, où 8e tenaient les gardes chez le roi el les princes. Félibien, dans le Lexiq. qui suit ses Elém. d'archit. in-'r, 1676, s'en lient à la définition suivante :
— « Salle, lat. aiila ; Vitruve appelle triclinia les salles à manger «le; ancien;, à cause des lits sur lesquels ou se mettoit. Les anciens appeloient aussi mcos une grande salle à l'aire des festins. — Salon, grande salle ou antisalle. »
Les salles ne servaient que dans les grandes réceptions; les femmes recevaient ordinairement dans des chambres, comme Mm" de Rambouillet dans sa chambre bleue; les hommes dan? leur cabinet ou étude.
Scandaliser, irriter, troubler :
— « Je suis scandalisée de la vie que vous menez. »
Bourg, i/ent. p. tii.
De même :
61. Certes, c'est une chose aussi qui scandali.se. Mol. Tait.
Ï6. Une telle action ne saurait s'excuser.
Et tout homme d'honneur s'en doit scandaliser.
Id. Misant hr.
Tel est le sens primitif du mot, et Nicol, 1573, le trad. par otfendere.
— Voy., dans celtecoll., notre Lexique du Tartuffe.
— aiii —
Scrupule :
« Est-ce qu'entre amis on s'arrestc à ces sortes de scrupules? »
Bourg, gent. p. 8'J.
— « J'ay un scrupule là-dessus. » Ibid. p. 122.
Dans son Thésaurus de 1531, Rob. Estienne n'emploie pas le mot scrupule ponr traduire scrupulus ou religio, — « religio, couscientiec scrupulus. » Mais dans son Dict. fr.-lat. de 15o'J il donne scrupule, non dans son sens propre de « mesure agraire » ou de « caillou », mais dans le sens ligure de « scrupule de conscience, religio. » — Le Nicot de 1573 et de 160o copie Rob. Estienne; mais dans l'édit. trop peu connue de 161^ (Rouen, in-4°), il définit : « Scrupule, scrupulus, petit grain de sable ou pierrette, dans le soulier, ou sur les dénis, ou sur la bouche, qui empesche de marcher, parler. Par translation, ce mot a été rapporté à la conscience bonne, mauvaise, tendre, dure, bien ou mal informée, en diverses belles manières de parler : parce que le remord de la conscience est au-dedans ce qu'est une pierrette aux pieds, en la bouche de celuy qui marche ou parle. » — Cotgrave, en 1611, ayant écrit scrupule dans le sens de « pierrette », de « difficulté de conscience » ou de poids, « partie d'une dragme », bien qu'il donne scropule « 48° partie d'un arpent », et scrupuleux, les édit. de 1634 et 1050 ont reproduit cette faute d'impression.
— « J'ay encore un seul petit scrupule et pierrette en mon soulier, qui me tourmente. » (Contes et balivernerics d'Mutrapcl.)
— « Je ne me fie à leur scrupulus » (des médecins). — (Guil. Boughet. Serées, t. II, 191. Edit. Lemerre).
— C'est d'un scrupule vain s'alarmer sottement.
Despr. Art. puét.
— Ces trois exemples résument les trois principaux sens de scrupule.
Secret, moyen, ressort pour réussir :
— «C'en est le vray secret. » Bourg, gent. p. \&2.
De même :
[301 • Le secret » joué Cour Le Menteur.
1166 Sais-tu pur quels secrets on peut loucher non dme?
Rac. Alex.
« [Ib vivent de l'Eglise et de l'épée, ci auront le secret d'y joindre la robe. » La Bhvy. Chap. de lu Cour, S 46.
Sens, avis, sentiment, manière do voir:
— « Nicole a raison, et son sens est meilleur que le vostre. »
Bourg, //eut. p. 64.
« Il évite uniquement de donner dans le sens des autres. »
La BntY. (iliap. de la Société, $ 76,
— Je trouve cependant, à mon petit sens, qu'elle (Bérénice) ne surpasse pus Amlroinaqiie. » Sév. à .W»" de Grign. \:> janv. 1672.
— a Quand on parle d'entrer dans le sens de quelqu'un, on se ligure d'entrer dans quelque palais ou dans quelque autre édilice ; mais au contraire c'est le sens et la pensée de quelqu'un qui entrent en nous. »
SORFX. Conn. des Livr.
Services (assurer quelqu'un de ses), formule de civilité :
ci Monsieur et Madame viennent. . . l'assurer... (Votre Alt.) de leurs services. » Bourg, gent. p. 165.
De même, avec le sing. ou le plur. :
— « Monsieur..., j'ay pris la hardiesse de vous veuir trouver pour vous offrir mon service et vous assurer de la sincérité de mon affection, s — (Les Complaît, de la laug. franc., à la suite du Secrétaire de la Cour, par La Sebre.)
— « M. de La Roche-Foucault m'a fort priée de vous assurer de son service. » Sév. à Mlu° de Grign. 14 juin 16"b.
— « Ma lille me prie de vous assurer de ses très-humbles services. »
Sév. à iVmo de Guitaut. déc. 1694.
Seulement :
— « Laissez-moy faire seulement. » — Bourg .' gent. p. 123. — c.-à-d. : cela suffit, tenez-vous-en-la.
« Il ne lui fallut épée ni dague; seulement, il demeura trois jours sans manger. » — Mai.h. Trail. de Sén. — C.-à-d. : « et cela suffit et il s'en tint là. »
31i. Va-l'en, et souviens-loi seulement que je l'aime.
Corn. Cinna.
— «Je'vous ramènerai bien au logis; suivez-moi seulement. »
Perrault. Contes : Le Petit Poucet.
— « ÏXous avons la signature; il faudra au moins qu'il paye les dommages et intérêts; laissez-moy seulement faire. »
Fur. Rom. bourg. I, 90.
Voy., dans cette coll., Lexique du Tartuffe, p. 197, un extrait d'H. Eslierme, Traité de la conformité du franc, avec le grec.
Si, et pourtant :
— o J'ay la teste plus grosse que le poing, et si elle n'est pas enflée. »
Bourg, cent. p. 83.
De même :
— a Elle est morte, et si elle court comme le cheval de Pacolet. »
Mou. Jalous. du Bar/>. se. xi.
— « Je chante les amours et les advantures de plusieurs bourgeois de Paris de l'un et l'autre sexe; et ce qui est de plus merveilleux, c'est que je les chante, et si je ne sais pas la musique. » — Furf.tièue. Rom. bourg. I, 27.
— o Le muletier est nu-pied; et si ce n'est point qu'il ait trop chaud. »
Malh. Trud. de Sén. Ép. 87.
Le mot était vieux, et Corneille, qui l'a employé, l'a changé deux fois.
1700. Si vous veux je pourtant vous mettre bien ensemble.
Corneille. Mélite, édit. 1G35.
Je vous veux toutefois remettre bien ensemble.
Id. édit. 1060.
1690. Si faut-il pour ce nom que je vous importune.
Gai. du Pal. édit. 1637.
Permettez pour ce nom que je vous importune.
Id. édit. 1660.
Siv-iin^ts, BÏX fois vinyl, cent \in;-rl : — « Lue antre fois, six-vingtâ. ■
Bourg, gent. p. su.
On dit encore quatro-vingts ; on disait de mémo, plus rarement, sept-vingts.
Soins (faire les) de quelqu'un. — Voy. faire.
Soins, au plur. ; soin. — On employait fréquemment l'un pour l'autre :
— « Que j'ay d'obligation aux soins que vous avez de conserver mon bien! » Bourg, gent. p. 162.
De même :
35 Aux occasions tes plus dijincs de soins,
Vous en avez le moins.
.Malii. Pour la guârison de Chrysate.
I77fp. Et que ce triste objet porte en leur souvenir Les soins de le rentier et ceux de le punir.
Cobr. Pompée.
Soupe :
— « Une soupe à bouillon perlé. »
Bourg, gent. p. lP.rî.
— « Terme qui vient de l'Allem. et qui signifie potage. »
Rir.HEI.F.T.
De même :
531, Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.
Molière. Femmes sar .
— « J'allay, il y a quelques jours, dîner c cz un riche Bourgeois de Paris. . C'est un fort honnête homme, mais qui ne sçait pas les délicatesses de notre langue... On nous servit d'abord deux potages. — Laquelle aimez-vous mieux de ces deux souppes, me dit-il; pour moy, j'aime la souppe de santé.— J'avoue, dit l'abbé, que je ne m'apperrois point en quoy cet homme a manqué en parlant ainsi. — Ce n'est pas, répliqua le Commandeur, une grande faute que de dire une souppe de santé au lieu d'un potage de .sante... — Quoy! dit l'abbé, un homme qui dit à son amy : <r .le vous prie de venir manger de ma souppe », ne parle pas françois? — 11 parle françois, répondit le Commandeur; mais il ne s'exprime pas noble-
ment... Quoyque le mot île souppe soit François cl en usage dans celte manière de s'exprimer familière et triviale, le bel usage veut qu'on il i se un potage de santé et non pas une souppe de santé; le môme usage fait qu'on dit à la cour : « On a servi les potages, on est aux potages », et jamais : « On a servy les souppes, on est aux souppes. »
Dr. Callières. Du bon et du mauv. usage dans les man. de
s'exprimer, 1693, pp. 36-39.
A proprement parler et suivant la définition de Monet, 1020, une soupe est une « tranche de pain pour destremper un bouillon, brouet ou sausse. »
Symphonie, orchestre, ensemble des instruments :
— « Les musiciens. . . sont soutenus de toute la simph.onie.it
Bourg, gent. p. 13 j.
— a Symphonie se prend quelquefois pour la seule musique des instruments: il y avoit de beaux récits dans cet opéra; mais ce qui estoil le plus excellent, c'estoit la symphonie, »
Firf.tière. Dirt. 1G8S,
Tandis que, en al tendant que :
— « Qu'on aille viste quérir le nolaire. — Tandis qu'il viendra
voyons nostre ballet. »— C.-à-d. « En attendant qu'il vienne ».
Bourg- gent, p. 170.
Après avoir établi que tandis ne s'emploie jamais seul, malgré l'exemple d'un grand écrivain qu'il ne nomme pas cl qui nous paraît être Corneille, non Desmarets, Vaugelas ajoute :
— « Il y a encore une petite remarque à faire, qui n'est pas à négliger. C'est qu'on voit aujourd'hui une grande affectation de ce mot parmy la plupart de ceux qui parlent en public, ou qui font profession de bien escrire. En tout un livre, en tout un discours, ils ont bien de la peine à dire quelquefois pendant que. Je ne suis pas le seul qui l'ay remarqué. Des gens de la Cour , et hommes et femmes, ont fait cette observation ajoustant que c'est à la Cour où l'on en use le moins et oit l'on dit d'ordinaire pendant que. » — Vait.f.t.as. Bemarq., 1647.
Th. Corneille (1687) el l'Àcad. (1704\ dans leurs Observ. sur Vaugelas, assurent que pendant que esl «autant el plus en usage que tandis que. » — Voy. fiera, de Vaugelas, édition A. Chassang, in 8°, I, l 'il-l î2.
Tarai'**, non :
— o Un pou de patience. Tarare1 i>
De même :
« Je te donnerai ... — Tarare
Bourg, geut. p. 108.
Moi.. G. Dandin. Il, v.
Tarare, comme luire lan taire, ou lanturlu, ou gaigai ! étaient de ces syllabes s;ms signification qui figuraient dans certaines
chansons. Tarare se disait pour Tarare pompon, qui, probablement, pourrait se retrouver dans quelque chanson guerrière, où ces syllabes rappelaient à la fois le son de la trompette et celui du canon.
— « Morbleu ! qu'elle fait bien la ebate-mite ! — Tarare pompon . »
Comte de Crahail. Corn, des Prov. lfilti, lit, m.
Notre explication se trouve confirmée par Richelet, qui, s'il n'a pas admis pompon, a donné tarare: C'est, dit-il, un « mot burlesque qui marque, quand on s'en sert, qu'on s? moque de ce qu'on dit ou qu'on n'y ajoute point de foi. Si, par ex., quelqu'un me dit ; « .te ferai telle chose pour vous », et que je lui veuille faire connaître que ce qu'il me dit est une chanson, je lui dirai fort bien s tarare.» — Die/. 1080.
Temps (f'n), pour un temps :
— « Je sonffriray un temps; mais j'en viendray à bout. »
Bourg, tient, p. 10j
De même :
L'espoir, il est vrai, nous soulage Et nous berce un temps notre ennui.
Mol. Misanthr. I, n, Sonn. d'Oronte.
« On crut même un temps que les affaires alloient changer de face. » lUc. Ilist, de Port-Royal. Coll. des Or, Kcr. iv, 534,