ACTE III, SCK NE IX
CLEONTE.
Apres tant de services ardans, de soupirs, et de vœux que j'ay faits à ses charmes *!
COVIELLE
Apres tant d'assidus hommages, do soins, et de services que je luy ay rendus dans sa cuisine !
CLEONTE.
Tant de lannes que j'ay versées à ses genoux!
COVIELLE
Tant de seaux d'eau que j'ay tirez au puits pour elle!
CLEONTE.
Tant d'ardeur que j'ay fait paroistre à la chérir plus que moy-mesme!
Tant de chaleur que j'ay soufferte à tourner la broche à sa place!
CLEONTE.
Elle me fuit avec mépris!
COVIELLE
Kilo me tourne le clos avec effronterie!
CLEONTE.
C'est une perfidie digne des plus grands cliastiînens.
COVIELLE
C'est une trahison à mériter mille souflets.
CLEONTE.
Ne t'avise point, je te prie, de me parler jamais pour elle.
COVIELLE
Moy, Monsieur! Dieu m'en garde.
CLEONTE.
Ne vicn point m'excuser l'action de cette infidelle.
COVIELLE
N'ayez pas peur.
Non, vois-tu, tous tes discours pour la défendre ne serviront de rien.