‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 105 sur 122 · C’est-à-dire : à un masque qui court ies rues · texte numérisé non relu

C’est-à-dire : à un masque qui court ies rues

MONSIEUR JOURDAIN

Voulez-vous vous taire, impertinente? Vous venez toujours mêler vos extravagances à toutes choses ; et il n’y a pas moyen de vous apprendre à être raisonnable.

MADAME JOURDAIN

C’est vous qu’il n’y a pas moyen de rendre sage; et vous allez de folie en folie. Quel est votre dessein, et que voulezvous faire avec cet assemblage?

MONSIEUR JOURDAIN

Je veux marier notre tille avec le üls du Grand Turc.

MADAME JOURDAIN

Avec le fils du Grand Turc?

MONSIEUR JOURDAIN, montrant Covielle.

Oui. Faites-lui faire vos compliments par le truchement que voilà.

MADAME JOURDAIN

Je n’ai que faire du truchement; et je lui dirai bien moimême, à son nez, qu’il n’aura point ma fille.

MONSIEUR JOURDAIN

Voulez-vous vous taire, encore une fois?

DORANTE

Comment! madame Jourdain, vous vous opposez à un honneur comme celui-là? Vous refusez Son Altesse turque pour gendre I

MADAME JOURDAIN

Mon Dieu ! monsieur, mêlez-vous de vos affaires.

DORIMÈNE

C’est une grande gloire, qui n’est pas à rejeter.

MADAME JOURDAIN

Madame, je vous prie aussi de ne vous point embarrasser de ce qui ne vous touche pas.

DORANTE

C’est Tamitié que nous avons pour vous qui nous fait intéresser dans vos avantages.

MADAME JOURDAIN

Je me passerai bien de aire amitié.

DORANTE

Voilà votre fille qui consent aux volontés de son père.

Ma fille consent à épouser un Turc?

DORANTE

Sans doute.

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