‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 115 sur 122 · ITALIENS · texte numérisé non relu

ITALIENS

UNE MUSICIENNE ITALIENNE faîl le premier récit dont voici les paroles :

Di rigori arma'ia il seno,

Gontro Amor mi ribellai ;

Ma fui vinta in un baleno,

In mirar due vaghi rai.

Ahi ! che résisté puoco Cor di gelo a stral di fuoco !

1. Traduction: « Ah! quelle folie de se plaindre de TAmoiir avec tant de rigueur! de l’enfant gentil qui est la douceur même! Ah! quelle folie! ah! quelle folie !

« La douleur tourmente celui qui s’abandonne à la douleur : et personne ne meurt d’amour, si ce n’est celui qui no sait pas aimer.

« L’amour est une douce mort, quand on est payé de retour; et si nous en jouissons aujourd’hui, pourquoi la veux-tu troubler?

« Que l’amant se réjouisse, et adopte mon avis ; car, lorsqu on désire, tout- est de trouver le moyen.

« Allons, allons, des fôtes ; allons, de la danse. Gai, gai, gai ; la douleur n'est pu’imagination. »

Ma si caro è ’l mio tormeiito,

Dolce è si la piaga mia,

Ch’ il penare è ’l mio contento,

E ’l sanarmi è tirannia.

Ahi ! che piû giova e piace,

Quanto amor è più vivace ^ 1

Après Pair que la musicienne a chanté, deux Scaramouches, deux Trivelins et un Arlequin, représentent une nuit à la manière des comédiens italiens, en cadence.

: Un musicien italien se joint h la musicienne italienne, et chante avec elle les paroles qui suivent :

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