‹ Le brasseur de PrestonChapitre 11 sur 63 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, Garçons Brasseurs, Voisins et Pi.azNs, puis ROBINSON et des Garçons de Taverne.

CHOEUR

Pendant le commencement du morceau, les garçons taverniers apportent et disposent au milieu du théâtre de grandes tables toutes servies.

Quand un ami nous appelle, Kous accourons, pleins de zèle Nous voilà!.., nous voilà!...

A la fête Qui s'apprête.

Nous saurons lui tenir tête Oui, l'on boira, On dansera Tant qu'il voudra!

EOBINSON, entrant par Ujond.

Salut, joyeuse compagnie.

Enfin nous voilà réunis!

Il faut bien, quand on se marie.

En faire part à ses amis.

TOCS.

Eh ! quoi vraiment, il se marie !

EFFIE, à part, avec douleur.

Ah ! tous mes beaux jours sont finis !

TOUS

Mais la future, où donc est-elle ?

ROBINSON

Long-temps vous ne l'attendrez pas ; Ma fiance'e, aimable et belle, fera les honneurs du repas.

EFFIE, à part.

Ah ! comment leur cacher , hélas !

Ma douleur et mon embarras ?...

ROBINSON, g-rtt.v:e«<.

Un festin délectable

Nous attend, Il faut nous mettre 'a table A l'instant !

TOUS, se plaçant à table.

Un festin délectable, etc.

TOUS

Mais la future, où donc est-elle ?...

ROBINSON

Mon Dieu! mon Dieu, qu'ils sont impatiens! Regardez-donc, mes braves gens.

D'ici, moi, je la vois... c'est elle !...

Yous ne devinez pas ?...

A mes yeux aucune autre belle Ne peut l'éclipser en appas...

Vous allez la connaître... amis... oui, voilà celle Qui doit présider ce repas...

Il saisit la main iXEffie, qui est allée tristement s'assecir à l'écart., au bout de la table.

TOUS

Efaei

MAGASIN THEATRAL

IIOBIMSON, la serrant dans Ses liras.

Oui, c'est loi, mon Kflie, C'est toi, que j'ai choisie Pour embellir ma vie...

Le veux-tu, dis-le-moi?...

EFFIE

Quoi! c'est lapauvre F.ffie, C'est moi qu'il a choisie, Peur embellir «a vie, Ah ! j'en mourrai, je croi !

TOUS

Quoi I vraiment, c'est Effia Que son cœur a choisie.

Pour emLcllir sa vie!

Ah ! quel est son cmoi! ErrlE, retenant à elle, dans le plus grand trouble. Mais non, mais non... ah! l'on m'ahuscl...

EODINSON.

Reviens \ toil...

EFFIE

Cet autre hymen... ?

BOBINSON.

Pardon, pardon; mais c'était une ruse... Et j'ai vu mon bonheur envoyant ton chagrin.

Allant se placer au milieu de la table ai'ec Effte.

Maintenant, à plein verre Faites couler la liierre !

CIÎOKUR.

Maintenant à plein verre Faisons couler la bicrre!

BOBINSON.

Et, pour vous mettre en belle humeur.

Ecoutez le chant du brasseur.

CHOEUR

Ecoutons le chant du brasseur î

EOBINSON.

PREMIER COUPLET

Gentil brasseur

De mou cœur, •

Vcux-tu pour ta vie Du bonheur?

Que la paresse ennemie

Suit bannie ; Et, du soir au malin, Piépèle ce refrain : Brasse, brasse, brasse!

Que rien ne te lasse, lîrasse, brasse, brasse.

Gentil brasseur, Et la ville entière Bientôt sera ficre De ta bonne bicrre Et de ton ardeur.,

CHOEUR

Brasse, brasse, brasse, Que rien ne te lasse, Brasse, brasse^ Jjrasse, Gentil brasseur.

Et la ville entière Bientôt sera fière De ta bonne bierrc Et de ton ardeur !

DEUXIÈBIIi COUPLET.

Si, par amour.

Un beau jour.

Tu prends une femme Faite au tour, Pour toujours captiver l'ame

De madame.

Epoux tendre et galant, Ke sois pas fainc'ant:

Brasse, brasse, brasse!

Que rien ne te lasse.

Brasse, brasse, brasse, Gentil brasseur,

Et ta me'nagère

Toujours sera fibre

De ta bonne bierre

Et de ton ardeur 1

CHOEUR

Brasse, brasse, brasse. Que rien ne le lasso, etc.

Tout le monde se lève,

BOBINSON.

Maintenant il faut qu'on s'amuse.

Allez, sans vous faire prier.

Aux doux sons de la cornemuse, Danser tous dans mon grand cellier !

Puis, je vous invite :

Chez notre pasteur

Nous irons ensuite

Signer mon bonheur 1

Mais, en attendant,

Enfans, en avant!...

Maintenant, je veux qu'on s'amuse, etc.

TOUS

Mes amis, il faut qu'on s'amuse.

Partons sans nous faire prier, Aux.d(nix sons de la cornemuse.

Allons danser au grand cellier.

Ils sortent tous par la gauche , en criant :

Vive Robinson!... vive Effie!...

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