‹ Le brasseur roi;Chapitre 130 sur 141 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

» — D'Àrtevelle! interrompt Gérard; il était là : tout est perdu.

» — Non , tout n'est pas désespéré : le ciel nous envoya Bertrade ; elle descendit la montagne ; elle réclama la victime.

» — Et le vautour lâcha sa proie?

» — Bertrade et Dieu le voulaient ainsi.

» — Le tyran n'avait donc point de soldats ?

» — Ses gardes dévoués l'escortaient, ils entourent en ce moment, par ses ordres, la Maladrerie où l'on a transporté l'enfant des rois : l'hospice est devenu prison.

» — Il faut en arracher le prince; il faut, mort ou vivant , qu'il en sorte.

» — Je m'en charge.

» — Et quand?

» — Cette nuit.

» — Gomment y réussir, VVenemare?

» — Donne- moi quelques-uns de tes hommes d'armes. Reste ici une heure à m'attendre; je reviendrai avec Louis avant le retour de l'aurore. S'il peut être sauvé , il le sera. Que la fortune me seconde, et je le remets entre tes mains; j'en prends à témoin l'Éternel.

» — Me fierais-je à un assassin !

» — Tu le peux.

» — Je ne l'oserais.

» — Préfères-tu laisser égorger le prince

par les satellites du Reward ? Apprends

qu'Artevelle a envoyé quérir cette nuit des meurtriers de race étrangère qu'il a enrôlés dans sa garde; ils sont déjà en marche, ils arrivent. Hésite encore !

» — Pars : je t'attends. »

Gérard Denys , tantôt chef de manufac-

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