‹ Le brasseur roi;Chapitre 132 sur 141 · CHAPITRE X. a8i · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. a8i

peu d'élévation du soi , s'est présentée à ses regards : il se cramponne à la muraille, et , le pied dans les trous des pierres , il monte : il s'est glissé dans le cloître.

Il traverse un dortoir désert : lesclameurs delabatailleimprévueontjetél'alarmeparmi les saintes filles ; elles se sont toutes réunies sous le grand vestibule de leur chapelle ; et les malades en état de marcher se sont réfugiés dans le sanctuaire.

Le neveu de Gérard Denys franchit au hasard plusieurs enceintes que de pales lampes éclairent. Quelques soupirs partis de diverses couches funèbres frappent çà et là son oreille. Il court à chaque lit , il regarde. Ici, c'est un soldat amputé; plus loin j une femme hydropique; de ce côté, une jeune fille aveugle; de l'autre, un en-

iant paralytique. Où trouver le comte de Flandre?

Il s'approche d'un vieil infirme ; il le questionne, aucune réponse; il s'irrite, même silence : le malheureux était sourd et muet.

Le temps s'écoule. Urbin n'a point encore découvert la chambre où repose Louis. Il prend un parti décisif; il appelle à grands cris le prince.

« — Comte de Maie ! comte de Maie ! »

Et l'écho des dortoirs funèbres répète au loin : Comte de Maie !

Une sœur accourt à sa voix.

« — Où est-il? s'écrie Wenemare.

» — Oui etes-vous? dit la sainte fille.

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