‹ Le brasseur roi;Chapitre 133 sur 141 · CHAPITRE X. 28S · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 28S

» — Jacque reviendra vers l'aurore ; des gens à poignard le suivront , et le fils des rois périra.

» — Grand Dieu !

» — Sauvons Louis cette nuit. Ma sœur! soyez mon guide : où est-il ?

» — Un mot encore. Quels sont les gens de guerre qui viennent d'attaquer le cloître?

» — Les soldats de Gérard Denys, les vassaux armés de Bertrade, vos amis, les miens, ceux du comte.

» — Et vous êtes ?

» — Un de leurs chefs : n'importe qui. Le prince ! le prince !

» — Ce corridor adroite Il est

là! »

Urbin est à la porte indiquée. Il ouvre; il aperçoit sa victime. A ses côtés est une

iemme : c'est Bertrade. Mais l'impétueux soldat n'a regardé que Louis de Maie.

u — Mon prince, ouvrez les yeux! s'écrie-t-il; un sauveur vous vient, et c'est moi. »

Mais l'auguste blessé, atteint d'une fièvre brûlante, est privé de toute faculté morale. Sa langue est desséchée, son œil est éteint. Sa tombe est à moitié entr'ouverte.

Wenemare , l'enveloppant de ses draps , le saisit de ses bras nerveux, et déjà l'enlève à sa couche. Une main puissante l'arrête; une voix ferme l'interroge.

« — Soldat! qui t'envoie?

» — Un Dieu juste.

» — Quel but?....

» — Le salut de la Flandre.

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