‹ Le brasseur roi;Chapitre 134 sur 141 · CHAPITRE X. 28S · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 28S

» — Mais c'est un assassin qui me parle!

» — Oui, mais qui vient laver ses forfaits.

» — La preuve? —

» — Elle est dans mes remords.

» — Qui me le prouvera ?

» — L'avenir.

» — Mais aujourd'hui?....

» — Gare! Bertrade. Gérard Denys m'attend, l'heure presse. Tout délai serait criminel; toute explication , meurtrière. Femme ! rangez-vous , je l'emporte !

» — De quel droit?

» — Arrière! ou je frappe. »

Et, repoussant la noble veuve avec emportement, Urbin l'a presque renversée à quelques pas de lui. Puis, serrant contre son

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sein le dépôt précieux dont il s'est emparé, il fend les airs ,. et fuit comme un trait.

Il ne connaît aucune des issues de la Maladrerie, mais il eutend les clameurs des routiers assiégeans; et c'est du côté opposé qu'il dirige au hasard sa course.

Il a descendu plusieurs marches. Il suit une allée longue et voûtée qui le conduit à des cuisines. Là une espèce de porte basse communique à une buanderie. Tous ces passages sont déserts. Il franchit une dernière porte s'ouvrant sur un verger solitaire; et le voilà hors de l'hospice.

Il a regagné la forêt. Il se glisse entre les arbres avec la légèreté du fantôme quand il s'enfonce sous la brume , ou qu'il se fond aux clartés de l'aube. Le ravisseur, que rien n'arrête , semble porté par les vents. Son

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