‹ Le brasseur roi;Chapitre 74 sur 141 · CHAPITRE VI. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. i

» — D'où le savez- vous ! qui l'atteste ! » — Est-ce que tu croirais le contraire ? » — IVon.... mais un monstre —

» — Sois tranquille ; un long avenir est devant moi.

» — Oh ! que j'en voudrais être sûr !

» — Va , fidèle ami , tu peux l'être. Il y aura toujours, je l'espère , une barrière impénétrable entre un poignard et moi : c'est Urbin. Il ne faut plus que tu me quittes.

» — Ah ! s'est écrié Wenemare ; pourrais-je vous sauver, moi, misérable soldat, des perfidies de cette terre ! La vengeance fait des sermens. ... au pied des autels — devant l'Arbitre suprême. Et ignorez-vous ce qu'est alors un serment? C'est une impiété implacable, une nécessité sanglante, un fer rouge qui brûle une vie , un arrêt de mort sans appel. Ce serment! oh! c'est l'enfer de la

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pensée! Et puis a-t-on été libre de se dérober à la solennité préparée par les furies où le pacte a été juré ? N'y était-on pas prédestiné dès le berceau ? Peut-on se choisir sa carrière? N'est-il pas des circonstances humaines qui mettent le scellé sur un cœur, en lui criant : Plus ne t'ouvriras ! Oh ! une vengeance qui s'est amassée goutte à goutte dans le silence et les blasphèmes, qui a grandi pendant de longues heures , pendant des semaines sans fin, pendant des mois d'éternelle durée ; une vengeance , oublieuse de tout ce qui n'est pas elle , ayant juré le crime à Dieu même , et se faisant quelques jours caressante pour être plus tard inexorable ; une telle vengeance , ditesmoi ! est-il moyen d'y échapper ! »

Le soldat d'Artevelle avait quitté son siège. Ses joues étaient pourpres, et ses pas tournaient sur eux-mêmes comme ceux

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