‹ Le Brésil, Buenos-Ayres, Montevideo et le Paraguay devant la civilisationChapitre 4 sur 11 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LA FOUTIQUS DU BMÉUlh

Maintenant que le terrain est débarrassé de toute question de personnalité, abordons les principes qui fontlè sujet de cette discussion.

Nous retrouverons encore Thomme suspect dont le Messager se porte le garant.

Nous laissons sans réponse, bien entendu, toutes les divagations que notre contradicteur accumule dans Texorde de son réquisitoire, où, à propos du Paraguay, H fiait intervenir Victor Hugo, la fraternité humai'M et la République uniiûerselle.

Voyez-vous le Paraguay préparer l'annexion des républiques qui l'entourent, et aussi, sans doute, de l'immense empire du Brésil t

Si encore le Messager de Provence, après avoir interrogé Pavenir, avait parlé d'une confédération entre le Paraguay, le Matto-Grosso, les pro-

vinces riveraines de Corrienles et d'ED(re-Rios« en y comprenant même rUruguay ; alors, peut-^tre noqs aurions pu nous entendre.

Mais une annexion de tous ces États au profit du Paraguay !

Une pareille allégation est tout simplement absurde. Passons.

Nous avons soutenu que la guerre actuelle, entreprise sous de spécieux prétextes, cachait des intentions de conquête.

Nous avons ^outé que le commerce français était intéressé à connaître la vérité sur les causes réelles d'un conflit qui apporte une grande perturbation dans les affaires, en arrêtant les transactions avec le Rio de la Plata.

La principale de ces causes est la détresse où se trouve l'agriculture brésilienne, par suite de la suppression du traOc de chair humaine et du refus, raisonné, de l'émigration européenne de s'arrêter sur les côtes inhospitalières de FEmpire.

Qu'a répondu notre contradicteur devant les faits navrants que nous lui avons présentés? Comment les a-l-il combattus? Par un moyen bien simple. Il les a niés. Mon Dieu! oui. A propos des scènes lamentables que nous avons citées: Le massacre des Irlandais sur la place d'Acclamaçào; les désastres de V Amazone et du Mucury^ on nous a opposé ini démenii formel.

Ah! monsieuri vous qui, en fait de circumnavigation, n'avez voyagé que de la rue des Chaudronniers aux rues Boulegon et Papassaudi , et pour qui, par conséquent, l'Amérique du Sud est un pays aussi inconnu que le Japon; vous vous permettez de repousser le ténrioignage d'hommes qui racontent ce qu'ils ont vu !

Vous récusez M. Elisée Reclus, dont la compétence est notoire !

Vous récusez le docteur Avé-Lallemant, par cette raison dérisoire que vous ne connaissez pas ses ouvrages I

Vous nous récusez nous-méme qui avons habité le Brésil et qui avons consigné dans plusieurs volumes, favorablement jugés en France, en Allemagne, en Angleterre, ne vous en déplaise, par des hommes avec

lesquels il fliut compter, les impressioDS que nous avons rapportées de ce pays!

Et vous avez la prétention d'imposer vos démentis comme autant d'articles de foi I

Mais c'est se moquer du sens commun, vraiment! Il n'y a que l'ignorance qui se permette de pareilles audaces !

Donc, vous repoussez imperturbablement toutes les autorités que nous avons déjà invoquées pour établir la mauvaise foi des Brésiliens dans leurs contrats avec les émigrants.

Eh bien ! soill

Les auteurs ci-dessus cités sont connus pour être systématiquement hostiles au Brésil; niez Texactitude de leurs relations; pour un moment on vous en accorde le droit. Mais alors, vous admettrez avec empressement l'opinion de deux écrivains dévoués à cet État et décorés, en récompense de leurs ouvrages favorables à l'Empire esclavagiste» des ordres de Dom Pedro II.

Hàtez-vous donc d'ouvrir le Brésil do M. Ferdinand Denis, et aussi l'EiiipIre du Brésil, de M. le comte de La Hure. A la page 154 du premier livre vous trouverez la narration détaillée du massacre des Irlandais; aux pages 280, 293, 333, 335 du volume de M. de La Hure, vous aurez la confirmation de ce que nous avons avancé, relativement à l'état désastreux de i'agdculture brésilienne; enfin, à la page 433 du même livre, vous apprendrez que les désastres du Mucury ont donné lieu à un échange dénotes entre les Etats originaires des colons et le Brésil.

Votre parti pris ne résistera point, on doit le croire, à la lecture de ces pages véridiques ; alors, comitie tout ceux qui ont étudié cette question, vous commencerez à comprendre, peut-être, pourquoi le Brésil est entraîné par la force des choses, vers l'estuaire de la Plata.

Nous prévenons notre contradicteur que nous enregistrerons, dans le cours de ce travail, non pas les cireurs qu'il a commises — nous aurions

trop à faire — mais seulement les énormités dont II s'est rendu coupable»

Un démenti donné à l'histoire est assurément une érormité; aussi, plaçons-nous déjà le numéro 1.

Nous devons le répéter : le Brésil manque d'air salubre; le Brésil manque de subsistance; le Brésil ne peut communiquer avec sa pro'vince intérieure oe Matio- Grosso que par les fleuves platécns. Or, c'est pour obtenir Tair, les vivres» les communications; nous ajoutons : c'est aussi pour prévenir le démembrement de l'Empire, que le Brésil veut s'établir définitivement à Tembouchurc de la Plata.

Vous niez (nier est votre argument favori) les velléités annexionnistes du Brésil.

Mais ici, vous nous faites encore la partie belle, en nous prouvant, une fois de plus, que vous ignorez absolument Thistoirc.

Nous ne rappellerons que pour mémoire les empiétements du Portugal sur les possessions espagnoles; en mentionnant, toutefois, parmi les principales usurpations accomplies, celle de cette même province de Matto-Orosso dont il vient d'être question, et qui fait partie de l'Empire.

Nous laisserons aussi de côté la fameuse carte dressée à Lisbonne en ^678, et sur laquelle est désignée, comme territoire portugais, toute la côte de l'Océan qui s'étend de Rio-de-Janeiro au Rio de la Plata.

Ces faits ont certainement leur importance, bien qu'ils appartiennent au passé ; cependant rentrons dans notre époque, et il ne nous sera pas difficile d'établir que le Brésil a continué la politique de la métropole.

Signalons d'abord l'ardente compétition du Brésil et de Bucnos-Ayrês au sujet de Montevideo. Ajoutons que TUruguay a déjà été incorporé à l'empire esclavagiste sous le nom de provihcc Cis-Platine; que la possession a duré sept ans; qu'elle a coûté au Brésil 121 millions de cnizade» et 8)000 hommes ; et , enfln , qu'elle serait devenue définitive* sans les

trois sanglantes défaites qu'essuya Dom Pedro !•' à el Sarandi, liuzaingo et Colonia.

RapprochoDS-nous encore du temps présent.

En 1851, un traité est imposé à Montevideo^ par lequel cette République, pour prix des secours que lui apportait le Brésil contre Oribe, abandonne à cet État le territoire de Santa-Tecla au nord, et toute la partie du littoral qui longe la lagune Mirim.

On le voit, c*est l'histoire qui nous l'apprend, le Brésil s'est avancé toujours, sans cesse, vers les régions salubres du sud ; 11 s'avance encore dans cette direction. Tous les moyens lui sont bons : la guerre, les traités, pour se rapprocher du but de ses convoitises séculaires. Aujourd'hui, il prend un lambeau de territoire; demain, si on le laisse foire, il s'adjugera le territoire tout entier.

Les événements ont marché depuis 1851, tant en Amérique qu'en Europe.

Oribe a été forcé de lever le siège de Montevideo; Roses est tombé à CaseroSf devant l'action combinée des soldats du Brésil et de ceux d'Entre* Rios. L'influence brésilienne est grande à Montevideo, et c'est sous cette influence que Florès est nommé président de la République (1854). Le premier acte du nouveau président est de faire un traité avec l'Empire^ Celui-ci lui accorde 60,000 piastres (fortes) par mois et une garnison brésilienne, afin que, par l'argent et par les baïonnettes^ il puisse sie maintenir sur le fauteuil présidentiel.

Mais on ne brave jamais impunément le sentiment national, en s'appuyanl sur l'étranger. Dom Pedro P' a été chassé du Brésil parce qu'il donnait la préférence aux marinheiros (Portugais) sur les Brésiliens, et non point, comme on le prétend, parce qu'il était né en Europe; Florès subit le même sort, à Montevideo.

En 1855, le Brésil retira troupes et subsides. La populaiité, si màla-

droitement vantée de Florès, ne résista point à cette épreuve décisive* A peine le dernier soldat brésilien fut-il sorti du territoire de l'Uruguay» que Florès était renversé par les Orientaux exaspérés et forcé de fuir à Bucnos-Ayres.

Voilà ce qu'on appelle un simple désaccord af>ec les ColoradosI Et ce publidste, enfiellé, lorsqu'il s'agit des Paraguayens, trempe ici sa plume dans le miel pour vanter la conduite de Florès^ qui, au lieu d* avoir recours à la force pour imposer silence aux dissidents, et ne voulant pas, d'ail' leurs, exposer son pays aux horreurs de la guerre civile, quUla tranquillement le pouvoir.

Autant de mots autant d'erreurs.

Que dites-vous de cette logique? FJorès a pour ennemis les Blancos, ou conservateurs. De Taveu de son panégyriste, il est en désaccord avec les Colorados, ses amis; et, dans sa générosité, il daigne épargner à son pays les horreurs de la guerre civile! Mais sur quelle force se serait-il appuyé, puisqu'il avait les deux partis contre lui? On veut, peut-être, parler des Brésiliens; on oublie alors que les Brésiliens étaient retournés dans leur patrie.

Pour ces deux atteintes à la vérité historique, nous nous contenterons d'qn seul sinet. Nous placerons ici le numéro 2.

Nous voici arrivés h la date de l'occupation violente des Iles Ghincbas par l'Espagne et à la guerre entreprise par la Prusse et l'Autriche, en faveur des duchés de l'Elbe.

Le silence de l'Europe, en présence de ce double abus de la force, enhardit le cabinet de l\io-deJaneiro. Puisque de l'autre côté de l'Atlantique, les gouvernements semblaient se désintéresser du droit des faibles, l'occasion était favorable pour consommer une suprême iniquité; aussitôt une escadre brésilienne porta à Montevideo un uUimatum implacable auquel., en l'état, Rio-de-Janeiro le savait bien, satisfaction ne pouvait être accordée.

Void pourquoi :

Nous avons vu Florès précipité du pouvoir, dès quMI n'y fut plus soutenu par. la main de l'étranger; mais le grand cœur de l'ex-président ne se crut pas dégagé de la reconnaissance qu'il devait à ses protecteurs; et ceui-ci, à leur tour, n'abandonnèrent pas Florès» parce qu'ils avaient besoin de lui. Celte touchante union du soldat oriental avec les ennemis de son pays existait donc toujours, lorsque» après le massacre de Pa»o de Quinterosy le chef des Coloradost échappé au sort de ses compagnons, se réfugia, d'abord, auprès d'Urquiza, dans l'Entre-Rios; ensuite, auprès de Mitre, à Buenos-Ayres.

On supposera, peut-être, que cet excellent patriote va enfin laisser respirer librement sa patrie, et que, satisfait de surveiller les estanoias du senor Gregorio Lezama, il demandera à la philosophie et au travail régulier, des consolations contre Vingratitude de ses concitoyens. Ce serait bien peu connaître cette nature haineuse, ambitieuse, vindicative, que de la juger capable d'une pareille résignation.

Florès, qu'on nous a représenté comme renonçant magnanimement au pouvoir, afin de ne pas déchaîner la guerre civile sur son pays, ne rêve qu'à une chose dans son exil : endosser de nouveau la cosaque du eaudillo et porter la dévastation sur lé territoire Oriental , en vue de reconquérir le pouvoir.

Cet abominable projet, conçu à Buenos-Ayres» préparé ainsi sous les yeux du président Mitre» se réalise en effet.

Les aventuriers arrivent de toutes parts au camp de Florès ; celui-ci se trouve bientôt en mesure de tenir la campagne; le pillage est organisé; le sang coule. Et c'est le Brésil, constatons-le encore, qui fouruit à sa créature des munitions» des armes, des soldats, et môme la plupart des chefs de ses bandes t

Ce fait, qui nous montre le Brésil fomentant, favorisant, aidant la guerre civile, sur le territoire d'un État nmi, et préludant aux hostilités ouvertes par de ténébreuses menées ; ce faîl, accablant pour le cabinet de

Hio-de-Janeiro, Ta-t-on fait disparaître? f/a-t-on contesié seulement? Le rédacteur du Messager de Pronenee s*eit bieu gardé de Tentreprendrc : il s'est contenté d'Introduire dans son récit un colonel Netto qui aurait été pillé par les troupes gouvernementales; Il explique alors par des griefe de même nature, auxquels satisfaction avait été refusée, renvoi de l'escadre brésilienne devant Montevideo et la déclaration de guerre qui a suivi.

La cçmposition des bandes de Florès étant connue, notre contradic- Itur aurait pu, tout aussi bien que nous, dégager le mot de la situation.

Ehl oui, Monsieur, rien n'était plus fhcile» avec un peu de réflexion, que de conclure comme nous l'avons fait^ à savoir :

Que Florès et le Brésil étaient d'accord ; que ce sont les Impériaux qui ont pillé des compatriotes, établis sur le territoire Orientai; partant, que l'Uruguay était seul fondé à se plaindre et à demander une légitime répa^ ration à son dangereux voisin.

S'il pouvait douter de la connivence des autoritéft brésiliennes avec le cmudiUo Fiorès, nous renverrions le lecteur à la Reforma Padfica du ao août 18ft4 ; nous lui signalerions encore l'ouvrage qu'a publié àBerlin, M. Sturx, sous ce titre, un peu barbare pour des oreilles n*ançaises :

Schafzueht und Wollproduction fur deutsehe Rechnung in Uruguay,

M. Sturx, dont les travaux sont estimés de tous ceux qui s'occupent de la matière, était naguère consul général, en Allemagne, de la République de l'Uruguay.

Nous renverrons encore ceux qui cherchent sincèrement la vérité, au manifeste du gouvernement Oriental, qui établit péremptoirement que :

!• L'élément principal des révoltés à l'intérieur se compose de Brésiliens.

3* Le gouvernement de la République avait des griefs nombreux et

antérîeurB à ceux qu'arliculnii le Brésil, et donl le redressement avait été constamment refusé par TEmplre, entre autres : fréquentes Incursions sur son terntoire, par des bandes armées de Brésiliens; enlèvement d'hommes et de trpupeaux, conduits et vendus dans la province de Rio- Grande; citoyens Orientaux, libres, faits prisonniers et massacrés sur place, ou incorporés de force dans l'armée, ou vendus comme esclaves.

(Lire le journal El Pais du 14 août 1864, ou ces actes de sauvagerie sont consignés.)

3* Une proposition a été faite par le gouvernement Oriental pour soumettre le litige au jugement d'une puissance étrangère; mais le Brésil, qui avait adopté ce moyen dans deux cas semblables pour régler ses différends avec l'Angleterre, a repoussé l'arbitrage proposé.

La démonstration est-elle complète? Nous croyons qu'elle Test; et, alors, puisque nous avons pris notre contradicteur en flagrant délit d'Ignorance des faits, nous nous croyons autorisé à tracer un énorme numéro 3.

Non, certes, le Brésil ne voulait pas un accommodement basé sur l'équité. Pourquoi? A cette heure, M. Arnaud lui-même est capable dé nous le dire. Parce que le Brésil qui avait préparé les voies, grâce h la complicité de Florès, était impatient d'entrer en campagne et de saisir enfin à l'embouchure de la Plata la position si ardemment convoitée depuis des siècles.

Et on ose vanter, à c^té du patriotisme de Flores, la modération de l'empire esclavagiste !

Le reste est connu.

Le Brésil aspirait à la guerre; il a fait la guerre. Aujourd'hui, il commande encore à Montevideo, toujours dans la personne de Florès, comme en 1854. Il a fait avancer ses bataillons, unis à ceux de Buenos-Ayres : il a lancé ses canonnières sur la partie inférieure des fleuves platéens;

il vient eDfln de délivrer Uruguayaoa^ et il marche avec ses alliés d'un jour contre la grande armée de Lopez.

Et puis?

Et puis! Le Brésil s'épuise à poursuivre une guerre qui lui coûte plus d'un million par jour (U) millions par mois), sans que ses soldats soient convenablement nourris (1).

Et son crédit, si solidement établi sur les places européennes, il y a quelques années, baisse considérablement chaque jour, ainsi que Ta constaté V Examiner de Londres, dans un article spécial, reproduit par le GaUgnani^Messenger de Paris.

De plus : le désarroi est dans les affaires; les transactions sont arrêtées sur tout le bassin de la Plata; le mécontentement est grand, l'Europe de Francfort dit général, parmi les populations de l'Empire qui désapprouvent cette guerre ; les nègres frémissent, attendant le premier échec de l'armée pour se révolter; et l'Europe, l'Europe qui féconde de ses capiti^ux, de son activité, les rives de la Plata, est en droit de reprocher au Brésil de s'être lancé, pour satisfaire son ambition, dans une aventure funeste, puisqu'elle menace de couvrir de ruines l'Amérique du Sud et de retarder ainsi le peuplement, c'est-à-dire, l'entière civilisation de ces belles contrées.

Voilà ce que nous a£Qrmons avec l'histoire.

Cependant, nous n'avons pas fini; car nous voulons qu'il ne reste pas un abri où puisse se réfugier la présomptueuse ignorance de notre contradicteur.

Pendant que les Paraguayens, battus à Riachuelo, barbarement égor-

(1) Le trafic le plus éhonté s'exerce à cette heure, au détriment des troupes impériales; on pourra apprécier le prix exorbitant auquel refiennent au gouveroement brésilien les substances de l'armée, par le fait suivant :

Dans la guerre actuelle, le privilège de fournir des vivres au contingent (les milices) de Ri*-Grande, a été acheté par un traficant bien connu la sommo de 16,000 onces d'or: environ 1^00,000 francs.

gés sur les bords du Yatay, réduits en esclavage après la capitulation d'Uruguayana, ainsi que cela sera bientôt péremptoirement établi; mais, n)aîlres encore de l'immense territoire brésilien du Matto-Grosso, et formidablement retranchés au point de jonction du Paraguay et du Paranà, attendent avec calme l'attaque de leurs ennemis, nous allons mieux carac^ tériser le rôle de Buenos- Ayres.

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