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Dû reste, si celui-ci veut élre réellement édifié à cet égard, Il n'a qu'à consulter tine élude approfondie de la matière (publiée dans les deux textes, espagnol et français), qui a produit une grande sensatloii des deux côtés de TAtlantique, et qui donne tous les renseignements dési^ râbles sur le foncUonnetaent des deux budgets : le budget de Ift t)r0Vitice de Boenoà-Ayres et celui de la Képublique Argentine :
lie» Dissension» des Repulilliiaes de la Platii et les Machinations du Brésil;
Ou bien :
lias DIsënslones de las Repnlilleas del Plata y las ]IIaii«iLiiiaelones del Brasil.
Et voilà comment Buenos-Ayres est la cité généreuse, magnanime, qui se dépouille volontairement pour le plus grand avantage de la République Argentine I
Voilà comment elle paie Tarmée, solde tous les frais de la guerre, et envoie dans les provinces les secours demandés, avec ses propres ri^ ehessesl
Pense-t-on que la pose du numéro 5 ne soit pas suffisamment justifiée?
Le lecteur comprend, à cette heure, combien une pareille exploitation doit exaspérer les provinces; et cependant on ne craint pas de vanter Tunion fhatemelle qui s'est établie sur tous les points de là République, depuis l'avènement du président Mitre, c'est-à-dire, depuis l'ItistallattDti de la machine qui vient d'être décrite*
La feuille de la rue des Chaudronniers dit textuelleitîent : A partir de cstte épofue, lapa(^ation a été définitive; depuis tors, l'entente la plus cordiale règne entre toutes les provinces.
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Nous Tavouons humblement, tant cle contre^-véritCs nous stupéfient.
Heureusement, le Moniteur — une autorité qu'on ne récusera point, celle-là — va répondre pour nous. Voici ce que chacuki peut lire dans le numéro du 17 novembre dernier :
« Le général Urquiza ayant réformé en partie le contingent de l^Entre- Rios, se préparait à rallier l'armée principale; mais la population de sa province est mal disposée pour la guerre et n'inspire pas de confiance.
« Les contingents des autres provinces se sont presque tous révoltés et dispersés, sauf celui de Santa-Fé, et il n'est arrivé à l'armée nationale que de très-faibles détachements dans le plus misérable état.
« La province de Cordova est toujours livrée à Tanàrchie, et les partis s'y combattent avec un acharnement extrême. »
Nous recommandons, chemin faisant, à M. A. Carie, du Sémaphore, le passage relatif au général Urquiza.
Depuis le commencement des hostilités, on le voit, Urquiza est toujours à laveille de rallier l'armée de Mitre avec le contingent de l'Entre- Rios. Malheureusement, ce contingent n'est jamais prêt : ce qui fait que Urquiza ne bouge pas de sa résidence de San-José.
Puisque le rédacteur du Sémaphore demande à être édifié sur les sentiments du vieux général, nous allons lui dire ce qui nous paratt être une évidente vérité, et en même lemps retourner contre leur auteur ces paroles imprudentes : M. Expillg convie le brave^ le loyal patriote Urquiza au déshonneur y en rengageant à passer à V ennemi.
Urquiza est Thomme; il est plus encore, il est presque le dieu des provinces. Depuis la bataille de Caseros (3 février 1852), ce général n'a pas cessé de représenter l'intérêt de ces mêmes provinces; bon gré, mal gré, il le représente encore aujourd'hui; il le représentera toujours; et cet intérêt, le comprendrait- on enflntest complètement opposéàla suprématie de Buenos-Ayres.
Dès lorSy Vennemi pour Urquiza, comme pour les provinces, c'est Buenos* Ayres; or, c'est en marchant avec Mitre contre le Paraguay que le loyalf le patriote Urquiza déserterait à Vennemi et renierait ainsi son glorieux passé.
Seule, l'attitude indécise que garde, dans les circonstances présentes, le général des provinces» pourrait lui être reprochée; cette attitude s'explique pourtant. L'âge a affaibli l'ardeur d'Urquiza qui ne demande plus qu'à jouir de ses immenses richesses. Voilà pourquoi il ne s'est pas joint ouvertement aux Paraguayens dont l'intérêt est le môme, faut-il le répéter encore? que celui des provinces. Mais on ne saurait douter que sa pensée ne soit avec eux, puisqu'il ne se trouve pas à c^té de Mitre. La pensée de ses gauchos est également avec les soldais libérateurs de Lopez; ce qui le prouve manifestement, c'est qu'on ne parvient pas à les incorporer dans l'armée dite, improprement, nationale.
Nous venons de répondre à M. A. Carie qui cherche sincèrement la vérité ; mais nous laissons tomber à nos pieds, sans daigner la relever, l'accusation qui nous est adressée d'exciter à la trahison le général Urquiza.
Maintenant y nous allons compléter les lignes, si précises, de la feuille ofiQcielle, par des renseignements particuliers qui achèvent d'éclairer la situation.
Non-seulement Mitre n'a été rallié ni par les forces 'de l'Entre-Rios; ni par les soldats de Cordova, la seconde province de la République, eu égard à son importance; ni par ceux des provinces Andines ; mais encore, il a contre lui les troupes de Corrientos qui combattent dans les rangs des Paraguayens (1).
(1) Les Débats eux-mêmes viennent confirmer l'exactitude de nos renseignements. Nous copions textneUement les lignes suivantes dans les Débats du 36 Janvier dernier :
« Les levées d'Urqoiza ont encore dû être licenciées une fois; il est impossible de les retenir sous les drapeaux ; (bailleurs, le sentiment général de la province cT Entre-
Voilà donc où en est l'œuvre de pacification accomplie parce mécanicien gouvernemental ! Voilà où en est Ymiente cordiale si audacieusement proclamée par le rédacteur du Messager.
La guerre contre le Paraguay a fourni Toccasion aux provinces de manifester leurs sentiments sur la politique équivoque, adoptée, depuis son avènement au pouvoir» par le président Mitre ; et les provinces ont affirmé» autant que cela leur était possible, leur irritation profonde.
Sans demander la permission» nous posons ici le numéro 6.
Nous allons peut-être être accusé d'exagération» en soutenant que la guerre contre le Paraguay, cette guerre dont le vrai motif, indiqué dans notre précédent travail, n'a pas été parfaitement saisi en France» soulève une réprobation générale dans les pays qui y sont engagés.
Rien n'est plus vrai» pourtant; nous lyoutons : rien n'est plus facile à établir.
Des correspondances particulières qui concordent avec celles qu'a publiées PEurope, de Francfort» nous ont autorisé déjà à signaler le mécontentement des populations brésiliennes. Ce mécontentement a une cause légitime.
La lutte sanglante, mais émancipatrice, qui vient de se terminer dans l'Amérique du Nord, a eu son contre-coup dans l'empire du Brésil. Mis en interdit par l'émigration européenne; affamé^ tremblant devant la menace d'une insurrection servile» le Brésil s'agite au milieu de complications intérieures» trop redoutables» pour qu'il puisse impunément dépenser son activité en dehors de ses frontières. Quelque populaire qu'on suppose l'idée de l'annexion de l'Uruguay; à cette heure, la masse de la nation s'est séparée de son gouvernement. La question des noirs domine
Rios est assez hostile à lu cause des puissances alliées, A Rosario, un bataillon du gêné'* rai Pas, qui y était caseroô, s'est réfolté, et après un conflit qui a fait plusieurs blessés, Il y a eu de nombreuses désertions. Pareil événement s'est reproduit à Cordera. »
toutes les autres, ou, plutôt, elle les comprend toutes. Tant que cette questiou ne sera pas résolue» Taction du Brésil sera virtuellemébt para*" lysée, puisque cet empire doit toujours se tenir prêt pour la guerre d'extermination qui se prépare.
D'un tôté, la famine; de l'autre, regorgement : voilà I& perspective qu'entrevoit, dans un prochain avenir, la société bréÉllienne.
C'est là ce qui explique l'impopularité, au Brésil, du conflit extérieur où s'est engagé le cabinet de Rio-de-Janeiro, et, en même temps, le prompt retouir dans sa éiipitAle de Dom Pedro II, après la capitulation d*Uruguayana.
A Montevideo, la question est envisagée & un autre point de vue ; mais elle produit le même résultat. C'est l'intérêt commun de la République Orientale et du Paraguay qui fiait maudire la campagne entreprise contre ce dernier État. Comme celui-ci, l'Uruguay se sent menacé dans son existence.
Dans notre premier travail nous avons hésité à propager un bruii qui nous arrivait d^Allemagne, et d'après lequel un intérêt purement dynastique s'hJOUtait aux motiK économiques et politiques qui poussaient le Brésil vers les bouches de la Plala.
Aujouhî^hui, l'élévation de Plorès et de Mitre au rang de prince accuse tellement à nos yeux cet Intérêt familial, que notre réserve n'a plus le droit de se prolonger.
Neufe allons donc parler franchement et hautement.
L'expédition de Florès, fa\fOri8ée par Mitre, activement aidée par le Brésil, coïncide d*utte manière fâcheuse avec les pourparlers relatifs au mariage d'un prince de la famille d'Orléans. A celte époque déjà, on disait en Américloe, on répétait en Europe, qu'en s'unissant au comte d'Eu, l'Altesse brésilienne lui apporterait en dot la vice-royauté de rCruguay.
Ce bruit ne j;)ouvait manquer de prendre, chaque jour, plus de consistance, lorsqu'on voyait le Brésil fournir des subsides, des soldats et
même des chefs aux bandes pillardes de Florès^ et enfiD se Joindre ouvertement à ces baùdes pour renverser le gouvernement légal de Montevideo.
Il parait que, depuis le combat du Yatay» Florès a grandi dans l'estime tle ses deux alliés. Dom Pedro II vient de le flaire prince, en lui donnant la décoration du Cruteiro. Or« d'un prince, — un prince victorieux, s'il vous p1a!t, — à un vice^roi, il n'y a que la lai^ur de la main^ Si l'on considère^ surtout, la grande Jeunesse) du oottite d'Eu. Le premier pitn aurait donc été modifié, mais toujours dans ie s^ns de Tannexien de l'Uruguay à l'Empirie.
Pour prix de la vente de son pays, Florès recevrait^ nt>n pas les trente deniers de riscariote^ mais la vice-royauté de la Banda-Oriental. Après lui, celte vice-royauté reviendrait au comte d'Eu.
Et c'est cet homme — un Deutz sanglant I qu'on ose comparer à Washington!
Si, d'aventure, notre travail passe ôous tefe yeux d'un des rtdacleUrs de la Tribuna, nou^ prions ce rédacteur, après qu'il aura lu la lettre écrite i Newburg, ie 22 mai 1782, de là communiquer à Vtehanciô Florès.
Celui«>cH quelque aveuglé qu'il soit par ses récents triompher, p&lirà au contact seul de la réponse du grand citoyen. FToUs le défions bien de 16 lire Jusqu'au bout, sans se mépriser profondément lui-même.
Pottr les Orientaux, la question n'A pas changé, au fond. Que lèui* im^ porte, en effet, d'être gouvernés, au nom du Brésil, pAr lé eomle i'En, ou par Judas-Florès? H s'agit pour Montevideo, comme potir le Paraguay, de conserver son indépendance, ts\i d'être rayé du nombre des États souverainsi
Telle est ta signification de la présence d'un corps tonsidérabie d'Orientaux, à tùié du contingent de CorHenteS) dand l'armée de Lo^îi En combattant dans les rangs des Paraguayens, les Orientaux savent qu'ils défendent la cause de leur pays, momentaliémetit eompromise par la trahtsto d'un cax^itio vindicatif.
Veut-on une preuve irrécusable que ces sentiments sont bien ceux de la population Uruguayenne? Cette preuve, la voici :
Un journal soutenait courageusement, sous la dictature même de Florès, la thèse que nous développons ici. Avant de voir ses presses brisées, son imprimerie saccagée, ses rédacteurs poursuivis au cri de.: Meurent les traîtres/ que poussait une bande sanguinaire, la Reforma Pacifica avait été poursuivie CINQ fois par les tribunaux. Cinq fois accusée de répandre des doctrines subversives, anti-nationales, la Reforma Pacifiea a été acquittée trois fois par le Jury Oriental.
C^ fait constaté déjà par le rédacteur du Sémaphore^ dans Texamen critique qu'il a fait de notre dernière brochure :
Im vérité tsar le eonlllt entre le Brésil, Baenos-Ayreu^ Montevideo et le Purasaiiy; ce fait, pensons-nous, n'a pas besoin de commentaire.
C'est le jury, c'est-à-dire le suffrage universel qui a prononcé.
Nous sommes donc fondé à soutenir que les sympathies de la nation Orlenlale se trouvent et dans le camp de Lopez, et avec les écrivains qui défendent la cause, commune, de Montevideo et du Paraguay.
EoQo, nous venons de constater avec le Moniteur, que les provinces argentines nourrissent la môme opinion; soit, en refusant de marcher avec le président Mitre; soit, en envoyant leurs soldats renforcer les bataillons paraguayens.
Ce sont là des faits patents, avérés» logiques, contre lesquels ne sauraient prévaloir des démentis inconsidérés.
L'attitude des provinces, répétons-le une dernière fois, s'explique naturellement par la désapprobation de la politique ^u général Mitre; politique qui a pour unique objet de restaurer la superbe domination de Buenos-Âyres sur les provinces et les régions intérieures.
La alianza de 1865 tiene por objeto resiaurar esa dominacion sobre las protincias y paises interiores^ ainsi que le déclare formellement
M. Juan Alberdi, dans sa brochure déjà citée : lio» Intereèes ar« ipentlnos en la saerra del Pura^vay eon el Bmtill.
Et c'est le général Mitre, constatons-le encore, qui, en réformant la Conslitution donnée par Urquiza, a établi cet antagonisme déplorable entre la province de Buenos-Ayres et les autres provinces de la République.
Voilà pourquoi nous soutenons que la triple alliance a pour but la conquête; voilà pourquoi aussi, quelle que soit l'issue de la guerre, nous prévoyons des complications prochaines, avec ou sans la coopération d'Urquiza, entre Buenos-Ayres et les provinces argentines.
M. Arnaud n'est-il pas lui-même de notre avis lorsqu^il imprime dans son article du 11 novembre, que Buenos-Ayres a accepté provisoirement d'être la capitale de la République; et dans Tarticle suivant — 1& novembre — que Buenos-Ayres a demandé qu'on garantisse son budget particulier, en prévision des éventualités d'une révolution ou d*une guerre?
Ces mots» textuellement extraits du Messager de Provence^ sont signés par notre contradicteur.
En détruisant toute Téconomie de son factum^ ces mots nous autorisent à dire que, à son insu, malgré lui assurément, mais entraîné par l'évidence des faits, le publiciste aixois est forcé d'admettre nos conclusions.
Il ne reste plus à notre contradicteur, qui, entre-temps, cesse de remplir ce rôle, qu'à se réconcilier avec la logique, et à se faire pardonner par les lecteurs de son journal le cours d'histoire fantaisiste qu'il leur a fait suivre.
On nous approuvera sans doute, si, pour consacrer cette nouvelle énormité, nous inscrivons le n"" 7.