LE RÉGÎRIE DES EAUX
mité de la serra de Tagaatbga, traverse sur une longueur èé plus de 400 kiU une contrée déserte, reçoit ïe rw das Balsas, le rio Gurgueia, qui traverse le lac de Pavnagud,t le rio Piauhj^ grossi du CaMudéj sépare les provinces de Maranhiio et de Piauhy, devient navîgable (sur une longueur de plus de 1,000 kiL) malgré plusieurs rapides, baigne la ville de îherezina près de laquelle est le confluent du Poig, puis celle de Parnaliyba, et se jette dans l’Océan par cinq bouches qui forment un delta»
Le Camucimt l’Acaratîîî, le Cunl et le Jagmrwe (700 kiL), arrosent la province de Cearà; le Ptankas^
!e Rio Grande do I^orle ou Potingy, celle do Rio Grande do Norte» U Tare^ry, dans la .même province, est le déversoir du lac Groahiras^ jadis Guarairas, oîi les Hollandais possédaient sur une lie un fort qui fut pris d as— seul par le célèbre lïenri Dlas (6 janv» 1648).
Le Parahyba do iVorie, qui donne son nom à une des provinces du Brésil, et le Capiberibe sont les premiers cours d’eau de quelque importance que l on rencontre au S. du cap Sainte Roeb. La plupart des rivières de celte région, comme do toute région tropicale, roulent beaucoup d’eau durant la saison pluvieuse et en ont moins durant le reste de l'année.
Entre le Beberibe et le Capiberibe, près de Monteiro, un des faubourgs de Becife, se trouvait VArraial do Bom Jesu^, le camp retranché des Portugais et des Brésiliens pendant les premières années de la guerre contre les Hollandais. Ces deux rivières confondent leurs eaux devant la ville de Recife.
Dans la province d’Âlagôas (province des lacs) le Mwndahû et le Pavahijkaf avant de se jeter dans 1 Océan traversent, le premier, le hc de Mundahû^ Vautre le lac Mangunba ; le Jeguid traverse le lac qui porte son nom.
IV» Bün^ism du Sào Francisco. Le Sào Francisco (2,900 kiL) est un des fleuves les plus importants de rAmérique du Sud. Son bassin, supérieur et moyen, séparé par la serra dos Pireneos, et scs prolongements, du bassin de VÂmame, fait partie du Grand massif brésilien, dont le fleuve descend le talus dans son cours inférieur, par une longue suite de cascades* Le Haut Sao Francisco prend sa source dans la serra da Canastra, vers 20^30" de lat. S. et forme en naissant la haute cascade (203 m,) de Casa d’Anta. 11 coule vers le N.-N*-E., dans une gorge étroite ; il reçoit k 27 kiL au-dessous de la chute de Pirapéra et par une ait* d’environ 5B0 m* le™ das Velhas (1,130 kiL), ou Guateuhj, dont la source se trouve dans le voisinage d’Ouro-Preto. La réunion de ces deux cours d’eau forme le S. Francisco qui, par une ait, de 430 m. seulement, se grossit du Paracatû^ du rio Pardo^ du 7'io Verde et du Cari^ nhanha sur la limiie des prov. de Minas et de Babia, puis du rio Grandêf navigable sur 297 kiL, et du rio Preto ; il atteint une largeur de 1,800 m, au confluent du rio Grande. Depuis la chute de Pirapôra(27 kil. en amont du rio de Velhas) et surtout depuis le Carinhanha oü le lit a 800 m* de largeur et 4 de profondeur jusque la chute do Sobradinho, sur une longueur de 1,580 kiL, le fleuve a un cours calme, régulier, propre à la navigation îi voiles et à vapeur ; cette dernière y a été inaugurée en 1866* La contrée est généralement fertile. Les cau?t y sont abondantes pendant la saison des pluies et les rivières débordées inondent de vastes territoires ; pendant la saison sèche, beaucoup d’aflluents n’apportent plus d’eau au fleuve»
A Sobradinho, par une ait* d’environ 380 m», le fleuve est tout k coup resserré entre deux hautes murailles de gi'anit * les rapides et les chutes commencent*
On en compte en tout une douzaine : il y en a six k Bùa- Yista, sur une longueur d’une quarantaine de kiL A 160 kil» en aval, se trouve, entre deux murailles de granit aussi, une autre série de clmtes par lesquelles le fleuve descend de l’ait» de 174 m* à celle de 94 m* ^ l avantdernière et la plus renommée est la cachocira de Paulo Affomo. A l’époque des hautes eaux, celte chute se compose de quatre bras (le bras septentrional est k sec k l’époque des basses eaux) ; la masse énorme d’eau qui se précipite avec fracas en projetant des jets d écume et en formant de redoutables tourbillons font de celte chute un spectacle qui, peut-être, ne le cède dans les deux Amériques qu’au Niagara ; sir Richard Burton a donné la préférence à Paulo Affonso qu’il appelle the Ki?îg ofrapids*
Un chemin de fer a été construit de Jatobâ au-dessus do la première chute, k Piranhas, au-dessous de la dernière» Depuis Piranhas sur une longueur de 238 kil», le fleuve redevient navigable \ mais son lit, élargi dans la plaine, est semé d’iles toutes boisées et de bas-fonds, dans la saison pluvieuse, de mars k septembre il inonde ses rives.
La navigation maritime s’arrête ordinairement k Penedo ou à Piranhas (238 kil» de rembouehure)»
V» Bassins du versant oriental du Grand massif brésilien. Les fleuves qui descendent du versant oriental du Grand Massif brésilien sont au N» : le Vasa Barris^ Vîtaplairü (89Ô kil»), embarrassé de rapides dans son cours et de bas-fonds k son embouchure; le Para-^ guassûj qui forme de nombreuses cascades, arrose Cachoeira et débouche au fond de la baie de Tous les Saints ; le rio de Contas ou Jussiâpe (530 kiL) ; le Rio Pardo ou Patype, dont le cours, un des plus embarrassés par les rapides et les cascades, est cependant navigable sur une longueur de 112 kil. depuis 1 Océan et quL se confond k son embouchure avec le Jequitinhonha*
Au centre, le lequUinhoiiha ou Belmonte (1,080 kïL), qui prend sa source dans la région diamantilère (serra da Pedra Redon da), se grossit de VArassuahyy descend du plateau par un défilé k Pextrémité de la serra dos Aymorés en formant les magnifiques cascades das Panellas, do Angelim, do Inferuo (40 m. de haut), et de Salto Grande, est peu navigable, excepté sur les 13o derniers kil. de son cours. Le Muciiryy dont les chutes de Santa Clara sont connues par leur beauté, et qui est navipb e sur 138 kiL, le S. Matheus et le rio Doce (Toi) kii*). Ce dernier fleuve prend sa source dans le massif de Barbacena. et se forme par la réunion du Piranga et du Gualacko ; il coule, comme le Jequitinhonha, sur le plateau oii il se grossit du Piracicabay du S. Antonio^ du Buassuhy Grande^ affluents de gauche, du du Guandii et du Santa Maria, affluents de droite ; il forme des chutes et des rapides, les uns sur le plateau même, les autres sur les gradins du talus C<^^ute das Escadînhas, ^ des petits escaliers », longue de b Kii»), du confluent du Mankuassû, au port de Souza, il est navigable en toute saison sur 222 kil. ^ .
VI* Bassins côtiers au sud du Grand Massif brêstlien. Le Parahyba dn Suî (1,060 kil.) prend sa source non loin de la mer, k 30 kil* du petit port de Paraty, dans la serra de Bocaina par 4,500 m* d ait», ü descend d’abord vers rO.-S»-0., se replie brusquement et coule rapidement vers rE.-N*-E» dans une longue vallce, parallèle k la cûte, dorbéc par la serra da Mantiqueira et la
serra do Mar i un grand nombre de rapides interrompent de distance en distance Ja navigation. Le Parahybuna, le rio Preto, le Pomba, le rio Novo, le Muriahé en sont les principaux affluents. De Campos à la mer le fleuve coule en plaine.
An sud de Campos se trouve une série de lacs dont le plus important est Lagâa Feia.
Le Macâhé et le rio de S* Joüo sont des rivières peu importantes.
Du cap Frio à Rio de Janeiro il y a plusieurs lacs près do la côte. Les plus importants sont les lacs d^Âraruama^ de Saquarema et de Maricd>
La baie de Rio de Janeiro ne reçoit que des rivières peu importantes^ parmi lesquelles le Macacil et Vîgmssû.
Le Guandû, le Mambucdba, le Cubatâo, sont des cours d'eau peu importants ; la serra do Mar serre la côte de trop près pour donner naissance à de grands fleuves. Le Rïbelra aïgudpe^ Vîtajahyj le Tîibarào sont des rivières plus eonsidérables.
Rio Grande do Sut n’est qu'un canal situé au S- de îa Lagâa dos Patos^ c.-à-d. le « lac des Canards », dont il est le débouché. Le lac (6S,00Û kiU q.) qui a 70 kil. de largeur sur 300 de longueur et dont le bord occidental marécageux, reçoit au N. le Jacuhîj (700 kil.), cours d’eau très sinueux qui devient une belle et large rivière après le confluent du Taquarg et qui, avant de déboucher dans le lac, prend, après la jonction des rivières €ahy, dos Sinos et Grauatakî/, depuis Porto- Alegre, le nom de Guahyba (ses principaux affluents de gauche sont le Ria Pardo, le Taguary et le rio dos Sinos ; de droite, le Vacacahy^ qui coule près de la ville de Sâo Gabriel, et le Sàa Sepé), au S.-O. le lac reçoit le Camaguam {300 kil,). Ce lac communique par un canal long de d00 kil. et profond, le rio Sào Gonçalo^ t avec un autre lac, séparé comme lui de la mer par une étroite langue de terre, le lac Mirioh Le Sào Gonçalo reçoit le PiraUnim. Le lac Mlrim et le rio Jaguarào qui s'y jette forment la frontière du Brésil et de Pümguay. Le Chuy^ qui continue cette frontière jusqu'à la mer, est un ruisseau.
\ll Bassin de la Plata, Le bassin de la Plata a une superficie de plus de 3 millions % de kil, q. Le Brésil en possède la partie orientale daus laquelle se trouve la source des trois plus grands cours d'eau de ce bassin, le Parana, l'Uruguay et le Paraguay.
Le Paranâ ou Pavana^ c.-à-d* < semblablo à une mer ^ prend naissance dans la partie méridionale du Grand massif brésilien, à peu de distance de îa cote de l'Atlantique. Il est formé de la réunion de deux cours d'eau, le rio Grande et le Paranahyba, Le rto Grande, qui est a branche principale, ou le Parand supérieur, a sa Jource dans le versant N, do la serra de Mantiqueira, province de Minas-Geraes, et coule d'un cours onduleux j vers r0.-N.-0. en formant une longue suite de rapides et eu se grossissant de beaucoup d'affluents, dont les principsux sont, par sa rive septentrioDale et droite.
Je Rio das Mortes, et par la rive opposée, le Sapueahy (sous-aIHuent le Rio Verde), le Mogy-Guassû dont le rio Parda est un affluent de droite, et le Turvo, Le Paranahyba a sa source dans la serra da Canastra, coule vers l'O. puis vers le S.-O., se grossit de rivières venues du N., rio de Sào 3ïarcos, rio Verissimo, no Corumbd, rîô da blêia-Pcnte, dont les sources sont situées dans la serra dos Pireneos, h la partie la plus septentrionale du bassin, le rio dos Boü, Je rio Verdinko et de celles
venant du S., dont la plus importante est le Rio das Veihas, qu'on ne doit pas confondre avec l'affluent du Sao Francisco déjà mentionné. Le Paranahyba forme les deux chutes de Sâo Simâo et de Santo André, la première en aval du confluent du rio dos Bois, la deuxième kil. en amont de son point de jonction avec le Rio Grande, Après le confluent des deux cours d’eau, le Parand coule vers Je S.-O, et forme deux grandes chutes, la cachoeira d'Urubupungd, entre ce point de jonction et Je confluent du Tieté, et le Salto Grande de Guayra ou Salto das Sele Quédas, en aval de VUha Grande do Salto ; c'est moins une chute qu'un rapide ; le fleuve sortant d'un bassin de plus de 2 kil, â de largeur, se trouve tout 4 coup rétréci dans un chenal do 70 m. où il descend sur un lit de rochers une pente de 17 m. U est navigable pour de grands navires entre ces deux chutes séparées l'uue de l'autre par 400 kil. environ. Du confluent du Peqnïry, tout voisin de cette dernière chute, jusqu’à celui de FlguassAj le fleuve, qui jusque-là n'avait arrosé que le territoire brésilien, sert de frontière entre le Brésil et le Paraguay. A partir de l’Iguassû, il n'appartient plus au Brésil et il forme jusqu'au confluent du Paraguay, la limite du Paraguay et de la République Argentine. Le Parana, depuis la source du Rio Grande jusqu’à la Piata, a un cours d'environ 4,200 kil, {Cunha Couto) dont 1,871 sur Je temtoire brésilien jusqu'au confluent de rïgiiassû.
Les principaux affluents de gauche du Paranâ depuis ia réunion du rio Grande et du Paranahyba sont : le Tieté, que les Indiens et les Espagnols nommaient Anhemby, et qui prend sa source dans la serra do Mar, à une vingtaine de kilomètres de l’Océan, coule vers l'O., comme toutes les rivières de cette partie du bassin, passe à peu de distance de la ville de Sâo-Paulo, se grossit de nombreux affluents et devient à peu près navigable malgré ses cinquante-cinq rapides ; le Paranapmiema grossi de plusieurs affluents dont Vîtararé et le Tibagy sont les principaux (l Itararé, prés de Regîstro do Itararé, traverse m tunnel naturel) ; riuahy, le Fiquiry, le Jequiry- Guassû, riguassû formé par la réunion du rio Curityba et du rio Negro. VIguassfi reçoit plusieurs affluents dont les principaux par sa rive méridionale et gauche, sont le Jangadü, le Chopim et le Santo Antonio Guassû, ce dernier, frontière entre Je Brésil et la République Argentine en amont de la grande chute de Flguassù (2d m* de chute), nommée Salto Grande do Iguassü, située à 23 kil. du Paranâ. Les principaux affluents du Paranâ à droite sont: le rio Verde, le rio Pardo qui, malgré scs nombreuses chutes, a été, aveeJeTiété, la voie longtemps suivie pour se rendre au Matto Grosso (après le rio Pardo, le Coxim, affluent du Paraguay), le rio Jminheîma, Vïguatemy.
L (i^390 kil, dont 833 sur îe territoire bré-
sîiien jusqu au confluent du Quarahim), ou « rivière des Colimaçons p (selon Montoya), est formé de la réunion du rio das Canôas « rivière des canots et du rio das Pelotas, qui est la branche principale, et doit être considéré comme le Haut Uruguay (on donne le nom de pelotas à des barques en cuir improvisées pour le passage des fleuves). Ces deux rivières ont leurs sources dans le versant occidental de la Serra Gérai, province de Santa-Catharina* L'Uruguay coule vers l'O. en formant la limite des provinces de Santa-Catharina et deS.-Pedro do Rio Grande do Sul ; il reçoit de nombreuses rivières, entre autres le Chapecà et le PepirirGuassû, qui sert de