LE CLIMAT
frontière entre le Brésil et la République Argentine, il se replie brusquement au S*-O, après ceconQuent et sert à son tour de frontière aux deux Etats, En a?aï du confluent du Papiri-Gcassù se trouve la chute nommée Salto Grande de Mueunan, Il reçoit Vïjuky^ le Piratimj^ le Cmmquam ou kamaquam {Vltacoruby est un de scs affluents de gauche), le Botuhy^ Vlbmihyf — dont les principaux affluents de gauche {rive méridionale) sont le Santa-Marîa (sous-affluent, le Cacequy)^ Vîbirapuitan et flbiroücahÿt et les principaux de droite sont le Jaguary et VItüy — et le Quarakimy qui sert de limite entre le Brésil et la République de VUruguay. A Tépoque des crues, ^Uruguay est navigable à partir du confluent du Piratiny ; dans les autres mois de Tannée, des rapides arrêtent cette navigation (cachoeiras de Santa Maria et Santo Izîdro, entre Tljuhy et le Piratiny ; des Garruchos et das MercÈs entre cette dernière rivière et le Camaquam ; et Sao Gregorio do Botuhy) ♦ Devant Uruguayana il a 3 kib do largeur. La navigation maritime s’arrête à Salto Oriental, qui se trouve hors des limites de TEmpire, mais les navires peuvent monter ou descendre le Salto lors des grandes crues. Le Paraguay (environ S,800 kiL), « rivière des couronnes > (selon Montoya), est le plus grand affluent du Paranâ ; il occupe la partie occidentale du bassin de la Plata. Le bassin du Paraguay en particulier s’étend au N. jusqu’à 1S“ lat. S, et est limité par un plateau
d’environ 300 m. d'alt. couvert de marécages et de petits lacs dont les eaux s’écoulent partie dans ïe Tapajéz et partie dans le Paraguay ; la ville de Diamantino a été bâtie non loin d’une des sources de la rivière. Le Paraguay, grossi de plusieurs ruisseaux ou rivières dont la principale est le Jaurû, coule presque directement vers le S. et entre en plaine à S. Luiz de Caceres (ci-devant Villa Maria). Dans cette première partie de son cours, il reçoit le Sepotuba, le Cabaçali le Jaurû, dont un affluent, VAguapepy, mêle ses eaux, à T époque des pluies, avec FAlégre, affluent du Guaporé ; on a fait en 1773 une tentative infructueuse pour réunir ces deux rivières par un canal. A T époque des crues, de juillet à décembre, le Paraguay inonde presque entièrement ses rives basses cl plates sur une étendue de SOO kiL de largeur et sur une longueur de 450 kiL (du 16® au 20® degré de latitude); la surface couverte d’eau parait avoir alors une superficie d’environ 25,000 kil. c. C’est ce qu’on appelle la lagune des Xarayes, du nom des Indiens qui naviguaient dans ces parages ; dans la saison sèche, le sol se couvre d’une maigre végétation. Quelques lacs, überdba, Gahyba^ Cae^^reSy Mandiüréy Bahia I^egra se trouvent sur la frontière du Brésil qui passe à TO. do la rivière. Dans cette région, le Paraguay reçoit sur sa rive gauche le Sâo Lourenço, grossi du Cmjabd qui arrose la ville de ce nom, le Taquary^ grossi du Coxim^ deux cours d’ean faisant partie de l’ancienne ligne de navigation entre S. Paulo et la Motto Grosso. La ville brésilienne de CorumbA est sur la rive droite du Paraguay, ainsi que T arsenal de marine de Ladarîo, le village d'Albuquerque et ïc fort de Nova-Goimbra. Au-dessous de cette localité, et à partir de 20® 10^ de lat,, le cours du fleuve sert de frontière entre le Brésil et la Bolivie {ou entre le Brésil et le Paraguay, car les deux Républiques se disputent une partie du Cliaco), jusqu’au confluent de TA^rt, Le Miranda, jadis Moud ego, est un affluent brésilien de la rive gauche du Paraguay, oti i! se jette par 27^ de lat. VAqui-^ dauana, autrefois Mbotetey ou Emboteteû, est un affluent du Miranda.
VÂpa ou rioBranco, nomméautrefoisGorrleules, forme de ce côté la limite du Brésil et de la République du Paraguay, Au nord de TApa il y a un petit ruisseau dont le confluent avec le Paraguay se trouve par 20® 56^ de lat., nommé le Nabiîeque ou Queima (autrefois Tereris), et auquel le dictateur Lopez I®''a voulu appliquer le nom de rîo Blanco, qui n’appartient qu’à TApa. A partir du eonfloent de l’Apa, le Paraguay quitte entièrement le territoire brésilien ; mais le Brésil a obtenu des Républiques de la Plata depuis 1852, du Paraguay depuis 1858, ia libre navigation, pour tous les pavillons, de la ligned’eau qui, par le Paraguay, le Paranâ et le rio de la Plata, s’étend jusqu’à l’Océan. Le Paraguay, qui n’est ni large (350 m. en moyenne), ni profond (2^50 à 4 m., quelquefois jusqu’à 6 m, dans les crues extraordinaires), décrit de nombreuses sinuosités dans la plaine oii il coule ; il a peu de pente et un faible courant. Aussi malgré quelques bas-fonds, est-il facilement navigable pour les goélettes jusqu’à S. Luiz de Caecres dans la saison des hautes eaux.
Tous les cours d’eau du Brésil, situés au M. du Parahyba do Sul, étant dans la zone tropicale, sont sujets à des alternatives de demi-séchcresse et d’abondance, qui sont, pour les moins considérables, des obstacles à une navigation régulière. Presque tous, dans la zone tempérée comme dans la zone tropicale, traversent les défilés du massif ou en descendent les talus, dans le voisinage de la mer, par une série de cascades qui sont des obstacles plus graves encore; aussi le commerce les a-t-il peu utilisés. Cependant il y a des services à vapeur sur T Amazone, et sur ses principaux affluents ; il y en a sur le cours moyen du Sao Erancîsco, etc. (V. plus loin.)