LA FAUNE
La région and-occidentale du Brésil, comprenant presque tonte la province de Matto Grosso, offre une végétation très différente de celle que nous venons d'examiner^ car elle reproduit presque identiquement la végétation équatoriale de TAmaxone. Les vastes plaines qui, eu ce point, s’étendent entre le Paranâ et h Paraguay et se conlimicnt dans le Grand Cbaco et en Bolivie jusqu’au pied des Andes, constituent la zone des Pantanaes (marécages}, forêts tropicales bordant tous les cours d’eau et garnissant les marécages, parfois immenses, de ces plaines^ Tout à fait sur le bord de Peau et sur tous les points ou les inondations se font sentir, régnent on maîtres les Palmiers à cire ou Caranddy dont les feuilles s'étalent en éventail, les Cocos capitata, les Copermda^ etc. En dehors de la région inondée, croissent d’autres Palmiers (Enterpe oleracea^ Œ^nocarpiis Bacabaf Iriartea exor- Wiim, Manritlay etc,), des Myrtacées (Eugenla), des Bombacées (Chorisici ventricosajf des Broméliacées arborescentes, et les arbres sont couverts d'épîphytcs et de Lianes comme dans les Cad-Hés de PAmazone* Les endroits marécageux nourrissent de nombreux Roseaux, Bambous, et les parties humides sont couvertes de Fougères arborescentes. En s’avançant vers le S,, ces Pantanaes se modifient rapidement et passent à la forme de savane à Graminées du Grand Ghaco et de la République Argentine, que Ton désigne sous le nom de pampas. Dans les Pantanacs, le nombre des arbres utiles est très peu considérable relativement ù. celui des végétations analogues de TAmazone et du littoral.
II serait difficile de fixer aujourd’hui h nombre des espèces végétales qui se rencontrent au Brésil. Outre que tous les points de ce vaste empire sont loin d’avoir révélé leurs richesses botaniques, le compte des espèces actuellement connues ne saurait être fait, faute d'un ouvrage de floro complète. Le magnifique travail que Martius a commencé (Flora Brasiliensis), ne sera pas, en effet, terminé de longtemps encore, et les familles qui ont été étudiées, il y a de nombreuses années, seraient à revoir. Enfin le nombre des Cryptogames qui croissent au Brésil est plus dilïieile encore h établir, car aucun ouvrage ne permet d’en avoir une approximation complète
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