‹ Le BrésilChapitre 25 sur 87 · PST · texte numérisé non relu

PST

M. Fûviila Nunes

Diurne

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M un I ci pio Neu Iro, Mii nicipc neutre (ville de Rio de Janeiro et

son district).. *

Rio de Janeiro,.

Amazonas..

Manâos

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Maranhüo..*-

Bclem do Para*, Sâo Luiz do 3Iaranhao*.*...

Piauby.

Tbcrcsina *....

Ceani. *

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Rio Grande do Norte..

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Pernambuco,

Recife ........

AlagÔas. ..

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Sergipe ..

Aracaju -

Bahia .

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E*îpirdO“Santn *... ...

Victoria.... ..

Rio de Janeiro* .....

Nictheroy * ... *

Süo Pûulo * .. ...

Süo Paulo. . * * *.

Pafa^nn . . .-

Eiirityha.

Santa Catbarina.

SâoPedrodûRiûGrandc

Desicrro* ,♦*...

do Siil.

Porlû-Alegre...

Minas-Geraes.

Ouro-Preto. *...

Goyâz.

Goyâz

Matto-Grosso....-

26 communes non énumérées dans les provinces (1 du Ma^ ranhüo,2 duPianhy, 5 de Sergipe, 4 de Rio de Janeiro, 3 de Rio Grande do Snl, 11 de MinasGeraes).

Évaluation des Indiens sauvages, non compris dans la population des provinces*

Cnyabâ .

Total général de l'Empire du Brésil*. *

IJ Ces chiffres sont t peu près les mêmes que ceux que nous avait précédemment communiqués le baron de Hio-Branco.

§ 3. Villes principales — Le Brésil possède treize villes de plus de 20*000 îiabitants* dont trois ont plus de d 00,000 habitants*

La capitale de T Empire est Süo Sebastiaô do Rio de Janeiro ou simplement Rio de Janeiro^ Le recensement de 1872 a attribué 274*972 habitants k la ville avec ses faubourgs {V* plus loin le chapitre Population), Aujourd'hui (faubourgs compris) Rio de Janeiro compte environ400,000 habitants. Sa population était de 7 ü 0 habitants en 1587 ; de 2,500* outre une garnison de 600 hommes, en 1648 ; de ISjOÛO en 1711 ; de 24,397, sans compter les enfants au*dessous de cinq ans, en 1749 ; de 46,944 habitants, outre une garnison de 2,400 hommes, en 1808; d'environ 80,000 (10,063 feux), plus 5*600 hommes de garnison, en 1821 ; de 137,078 habitants en 1838 ; de 205,206 en 1849.

1 Par MM. Levasseur et de Rio-Branco.

La ville est b4tie sur la tive occidentale d'une baie splendide, qui passe pour cire la plus belle du monde, et qui renferme plus de 80 lies ; les plus grandes sont celles do Govemador{aneienncmÊnt Paranapucuby) et dePaquetû* Depuis TActe additionnel (1834) Rio de Janeiro et son district forment, sous rautorité directe du gouvernement central et d'un conseil municipal, un Municipe 7teidr€t détaché de la province de Rio de Janeiro, dont la capitale, Kictheroy, s'élève sur la rive orientale de la baie.

La ville de Rio fut fondée en 1563, à Praia Vermeiha, par Estacio de Sâ (elle n'était alors qu'un campement retranché), près de la base d'un cône de granit situé h l’ouest de l'entrée de la baie auquel sa forme a fait donner le nom de Pâo d'Assucar, « Pain de Sucre » (385“^). Eu 1567, le gouverneur général du Brésil, Mem de Sâ, après rexpulsion des Français, fit abandonner cette position et transféra la ville au Morne do Castello, d'ou elle commença à s'étendre sur une plaine marécageuse située entre plu-

sieurs collines. Peu i peu les marais furent desséchés et les maisons couvrirent les vallées, les collines et les montapes des environs.

t:ette ville fut attaquée en 1710 par les français, sous la conduite du capitaine de vaisseau François Du Cîere* Après un combat acharné dans la rueDireita, cette troupe fut forcée de mettre bas les armes. En ITl 1, Daguay-Trouin, avec dix-sept vaisseaux et frégates (sept ceut quarante canons et 5,764 hommes), força rentrée de Bîo et occupa rüe das Cobras, et les collines de S. Diogo, Providence et Lîvramento. Le ^0 sept., Fescadre française et trente^sept canons et mortiers établis sur les hauteurs et dans l'ilo das Cobras, commencèrent le bombardement de la ville. Le gouverneur n*avait que 5,700 hommes et quatorze canons pour répondre à ce bombardement ; Ü évacua la ville et se retrancha à Engenho-Novo, dansles environs, en attendant des renforts ; mais Duguay^Trouin ayant fait savoir qu’il détruirait la villa de fond eu comble si elle n'était pas iramédiatemeul rachetée, le gouverneur se décida, conseillé par les jésuites, à signer une convention (iO oct.) pour le paiement de la rançon. Trois jours après, Antonio d’Albuquerque arrivait avec 6,000 hommes de Minas et de Sâo-Paulo, mais la convention fut respectée, et le dernier versement ayant été fait le 4 nov,, la ville fut évacuée par les Français. Âlhuquerque, déférant à la demande du conseil municipal et des habitants de Hio, resta à la tête du gouvernement.

Depuis 1765 la ville de llio do Janeiro est la capitale du Brésil, et du 7 mars iSÛ8 au 56 avr. 1851 elle fut en même temps la capitale de la monarchie portugaise.

Quand on s'approche de la côte on a la vuo du Géant couché. Sa télé est formée par le Corcovado et le pied par le Pain de Sucre* L'entrée de la baie est dominée par le Pain de Sucre, à PO., et le Pico, à 1E. Elle est défendue par la forteresse de Santa-Cruz, àl'E-, par celle de Sâo Joâo, ü rO., par le tort de Lage, sur un rocher qui forme un îlot, et par plusieurs batteries. Près de reulrée, en dehors, sur l’ilc Rasa, se trouve un phare puissant, à lumière électrique. Dans la rade, Vîle fortifiée de Villegaignon fait face une partie de la ville. L'ile das Cobras « lie des Serpents > (probablement parce que à Pépoque de la découverte ou y voyait de ces reptiles) se trouve tout près de l'arsenal de la marine, situé près de la colline de San Bento. Cette fie est une dépendance de Parsenal ; elle possède des bassins taillés dans le roc. plusieurs ateliers, des habitations, rbôpital de la marine, une forteresse et la caserne du bataillon naval. Plus au large on voit la petite fie dos Ratos, entièrement occupée par La caserne des douaniers, édifice gothique avec un phare électrique. Le seul point d'oix l'on puisse découviir toute la ville, la baie et la cùte, parcejqu'il domine les autres hauteurs, est le sommet du Corcovado (719™), ou Ton arrive par un chemin de fer à crémaillère gravissant une rampe de 30 % de pente et d'une longueur de 3,790 m. Le panorama dont on jouit du sommet du t'orcovado est de ceux dont on garde toujours le souvenir. Les rues des quartiers les plus anciens sont en général droites et étroites. Quelques-unes, comme la ruePrimeiro de Março (ebdevant Dircita) et Ûiividor sont très animées. Cette dernière est bordée d'élégantes boutiques ; beaucoup d'enseignes y sont à la fois en français et en portugais. C’est dans celte partie de la ville que se trouvent presque tous les batiments publics et les principales églises ; parmi celles-ci, Candelaria (la plus grande), le Carmo, Saint- François-de-Paul, Saint-Joseph et la Croix des Militaires,

le Monastère do Saint-Beiioit, sur la colline de Sâo Bento, le couvent Saint-Antoine sur la colline Sauto Antoniti ; l'observatoire sur la lolllne do (jUStello ; le palais de l’évéché sur la colline da Coneeiçâo; parmi les autres monuments, le palais impérial, vaste bâtiment qui était la résidence des viccs-rois et qui u'a rteu de remarquable ; la poste; la bourse; la douane, avec ses docks ; l'arsenal de guerre, Phépital général de la Miséridorde ; !'Academie des Beaux-Arts et la Banque du Brésil. Plus'eurs places possèdent des jardins: les places D, Pedro II, Saint- François-de-Paul, ou se trouvent la statue de José Bonifacio d'Andrada et l'Ecole polytechnique, la place da Constîtuîçao, avec la statue équestre de l'empereur D. Pedro P". Le vaste < campo de Sant'Anua aujourd’hui « jardins da Âcclamaçâo est un très beau parc de paysage, mais oü l’on regrette de ne pas trouver assez (f ombrage. Là se trouvent la Monnaie, la gare du chemin de fer D. Pedro II, des casernes, le Sénat et le Musée national. L'ancien Passeio Publico (promenade publique), avec une terrasse sur la mer, est le plus beau des jardins de Rio. Entre les collines de Concciçâo, Providencia, Livramento et Sâo Diogo (les trois premières sont en partie couvertes de maisons), se trouvent les quartiers de Saudo et de Gambôa, oh il règne une grande animation autour des trapiches^ on magasins an bord de l'eau, destinés au déchargement des navires, et le quartier du Saco do Alferes. Dans les environs de la ville, près du lac (lagôa) de Rodrigo de Freitas, ou admire le jardin botanique, dont l'allée des Palmiers, formant une magnifique colonnade, jouit d'une juste renommée. L'aquedue de Garioea possède deux étages d'arcades reliant les montagnes de Sainte-Thérèse à la colline de Santo-Antonio. C'est l'oeuvre architecturale la plus grandiose construite dans l'Amérique du sud pendant la période coloniale. Les maisons de campagne s'étendent très loin sur les plages, dans les vallées, sur les collines et les montagnes. Sur ccs hauteurs les soirées et les nuits sont fraîches, môme en été (Tîjuca, Santa Theresa, etc.). Les plus heaux quartiers sont ceux de Gloria, ITamengo, Galete, Botafogo, Larangeîras et Cosme Velho. Le châtéau de Bûa-\'ista, dans le faubourg de Sâo Christovao, est la résidence habituelle de l'empereur et est entouré d'un parc (Parque impérial). Les maisons de campagne occupent de ce cOté les faubourgs do Sao Cbristûvâo, Gajù, Engenho-Novo et Bemüca. Plus au sud, et dans la vallée au nord de la Serra do Loreovado, on voit les faubourgs d'Éugenho-Yelho, de Rio-€omprido et d'Andarahy, d'oii l'on monte par nue belle route à Tijoca, le séjour préféré de la colonie anglaise de Rio, avec sa belle forêt, des cascades et la Vista Chineza, parage d’oh l'on voit l'entrée de la rade. Ou vient de percer un tunnel reliant les faubourgs de Rio-Comprido et du Jardin botanique séparés par la serra do Corcovado* Les montagnes de Sania-Tberesa et de Paula Matlos, plus près do la ville, sont des contreforts do la serra do Corcovado. On y voit un grand nombre d’habitations, des rues et desjïlaces* Un chemin de fer conduit à Santa-Theresa et un ascenseur à Paula Mattos. Do toutes les hauteurs qui entourent la ville on a une vue maguifique sur la rade. Rio de Janeiro, dit M. Mouchez, brille entre toules les capitales par son bel éclairage au gaz qui circule daos tous les environs de la ville jusque sur le flanc des montagnes et produit une vive réverbération dans le ciel, visible quelquefois à 30 ou 40 lieues en mer».Les services des tramways et des téléphones sont très bien organisés à Rio.

Les détours que les montagnes obligent à laire rendent

ffiné d'après les Indications du B“' dc^Rio-BnASco.

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