CHAPITRE X
Les beaux-arts
Par M. le baron de Uto-Ba i^ico,
Au Brésil, comme dans la plupart des Etats de F Amérique du Sud, la culture des arts n'est pas encore suffisamment développée. On peut attribuer cette insuffisance au manque de collections et de modèles, au petit nombre de professeurs, à l'absence presque complète d'éducation artistique dans les classes dirigeantes, et, par suite, au peu d'eucouragement qu'elles accordent aux artistes de talent.
Pendant l'occupation hollandaise, les peintres Franz Post (Harlem, 1626-1680) et A, van den Ecklioute, dont parle Ilumboldtdans le avaient reproduit des paysages
brésiliens, et l'architecte PieterPost avait construit à Pernambucû des édifices que nous connaissons seulement par les gravures hollandaises deFépûque,etdontla destruction parait d'ailleurs peu regrettable. Parmi les œuvres archileeturales que les Portugais ont laissées au Brésil, il n'y a de remarquable que F aqueduc de Carioca, fi Rio, terminé en 1730 par le gouverneur général, puis vice-roi, Gomes Freire d’Andrada. Les deux étages d'arcades reBant les