LES BEAUX-ARTS
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montagnes de Saintc-Tliérèse à la colline Saint-Antoïiid ont raspeet grandiose d'une construction romaine. Mal- L euro U sein en C elles sont aujourdliui presquo entÎÈremeTit masquées par des maisons. Outre ce monument il n'y a à citer, de l’époque coloniale, que des églises et des couvents du style jésuitique avec de maladroites imitations de rantif|tie> et quelques vastes batiments, plus solides que gracieux, qui ont servi de résidence aux gouverneurs et aux vice-rois. Il n'est venu de la métropole que deux architectes d’un certain talent, Silva Lîsboa, à Mua, et A.-J. Lande, à Para (1761).
L'intérieur de beaucoup d'églises est richement décoré d'ornements eu bois sculpté et doré, trop sou¬
vent avec profusion. Plusieurs artistes ont excellé à Rio dans ces sculptures ; au xvii® siècle le moine Domingos da Cûnceiçâo, né à Rio (1643-1708), et qui est, par ordre d'ancienneté, le premier statuaire brésilien; au XVni® siècle, José da Conceiçâo, Simâo da Cunha (sculptures au monastère de Sao Bento), et surtout Yalentim da Eonseca, né au Minas-Geracs (f 1813), sculpteur, ciseleur et orlévre, qui a fait les statues do la façade de l'église des militaires ü Rio et orné Fiiitérieur de ceüe église et dû plusieurs autres de Rio (Saint-François, Carmo, etc.}. On cite encore un sculpteur de Rio, Gaspar J. Ribeiro, qui tlorissait en 1798, et dont quelques œuvres se trouvent en Espagne,
La prüraièrtî messe au Brésil ( 1 ?^ mai 15Û0), d'après le tableau de Victor MeircUcs (1861), à pAcadémie
des Beaux-Arts de Rio.
Dans le Minas-Geraes, Antoine-Joseph da Silva, surnommé PAleijadlnbo, ^ le petit estropié 3^, né à Sahara vers 1730, a acquis une grande renommée comme scuipteur, fl est Pau leur des statues eolossaîcs des prophètes qui sont devant Féglise de Mattosinbos, près de CongûJibas do Carapo, et de plnslenrs autres œuvres à Sao Jûâo d’El Rey, Jaguara et Ouro-Preto, qui ont été admirées par A, de Sain t-ilila ire, Luccock et Sir Richard Rurton.
Rallia avait eu dès le xvn® siècle un peintre, le moine Eusebio de Mattos (1629-1072). Plus lard, José Joaquîm daRûcha, peintre médiocre, natif du Minas, s'établit dans cette ville (xviji^ siècle), et eut deux élèves d'une certaine valeur, A.-J. Vallasques et Theophilo de Jesuï*
Un peintre aRemand, connu sous le nom de Richard du Pîlar, né è Cologne et mort bénédictin à Rio en 1700, fut
îe fondateur de Tanciemie école de cette dernière ville. Après lui viennent des peintres nés à Rio : José de Üliveira, qu flûïlssait en 1737, ioâode Sousa, élève de Oliveira, Manoel da Cuüba (f 1809) qui a complété ses études en Europe, Leandro Joaquim (f vers 1793), Raymundo da Costa, José Leaudro de Carvalho, bon coloriste et le plus remarquabîe des peintres brésiliens du commenccïnont du siècle, mort en 1846 à Angra dos Reis et Manoel Rias de Oliveira Rraziliense, mort en 1831. La cathédrale, les églises de Sâo Bento, de Saint-François do la Pénitence, de Saint-Sébastien, et quelques autres temples, possèdent des œuvres de ces artistes. Leandro de Carvalho a eu trois élèves de talent : son fils J. Leandro Franco de Carvalho, peintre de fleurs, mort à Rio en 1838, F.-P, do Amaral, qui décora une partie du château de Boa-Vista et de l'ancienne bibbo-