LES BEAUX-ARTS
Gl
tlifeqae (mort en 1831), et M.-J, Gentil, miniaturiste.
En 18te, Jean Yï voulant, sur les conseils de son ministre, le comte da Barca, et du baron de llumboldt, fonder une école des beaux-arts, appela k Rio Joacliim Lebreton, memibre de Plnstitut do France, destiné k être le premier directeur de T Académie de Rio, et mort en 1819, les peintres Nicolas-Antoine Taunay (1755-1830), de ITnslitut, cl J.-B. Debret (L7G8-iB48), les sculpteurs Auguste Taunay (1769-18^4) et Marc Ferrez (i 1850, Rio),les graveurs Zéphïrin Ferrez (-1’ llio, 18o4) et Simon Pradier, rarcbitecte Grandjeande Montigny(1776-lS50,
Rio), qui a construit le palais des beaux-arts de Rio. Ue séjour des deux peintres fut court au Brésil i Taunay retourna en France en 18ât ; Debret, en 1831. Le graveur Pradier quitta le Brésil dés 1818 ; Auguste Taunay mourut en 1824 k Rio. Les autres artistes se fixèrent dans cette ville et y firent des élèves, mais leur infiuence fut bornée parce qu’après 1831, le gouvernement abandonna presque entièrement Fécole des beaux-arts. 11 ne s>n occupa de nouveau qu k partir do 1837, sous le ministère de Vasconcellos. Parmi les élèves de Debret, il n'y a k citer que les peintres Simplicio do Sû, bon périrai liste, maître de peinture de reinpereur Dom Pedro II, J* Silva Arru a,
J, de Christo Moreira, paysagiste, Araujo Porto-Âlegrc, qui bientôt abandonna l’art pour s’adonner aux lettres (V. Littérature), G randjean Ferreira et CorreadeLima.
Ce dernier, mort en 1857, a été le maître du peintre d’histoire M. J. de TMello Corte-Beal et des deux premiers peintres du Brésil, Victor êleirelles, né k Desterro en 1832, auteur de la Première meue au Brésil y de la première Bataille de GuararapeSi de k navale de Zita-
chuelOy du Passage dlhtmaUdy et de plusieurs autres tableaux, et Pedro Americo do Figueiredo, né k Aréas (Parahyba do Nortc) en 1843, qui a produit, entre autres œuvres, la Bataille d'Avay et la Pîyclamatioîi de r Indépendance par D. Pedro Parmi les peintres contemporains, on peut citer encore Zeferino da Costa,^ qui décore en ce moment l'église de Gandelaria, Ferraz d Âlmoida junior, Decio Y^illa-res, Rodolphe Amoedo et Henri Bernardelli, peintres d'histoire cl do genre, Âgostinbo da Motta (t 1878), pavsagiste, Arsenio da Silva, né à Pernambucû en 1833 mort en 1881, qui a laissé quelques tableaux (Jardin d'Armide, etc.) et un grand nombre de petites gouaches très estimées, et Abigail Andrade, qui montre un grand talent pour le paysage.
L'école des Beaux-Arts n'a produit jusqu'ici qu'un statuaire d'un réel mérite, Rodolphe Bernardelli. U est l'auteur de plusieurs œuvres remarquables {le Christ et la femme adultère y la CoquettCy etc.), et il termine dans ce moment, à Rio, les statues équestres, en bronze, du Maréchal de Caxias et du Général OzoriOy ainsi que la statue du romancier José de Alencar.
Les peintres d’histoire au Brésil ont dédaigné jusqu'ici les tableaux de dimensions ordinaires, qui seraient cependant d'un placement plus facile. Leurs productions ne sont pas nombreuses, si on compare leur œuvre k celle des peintres français ou européens même d’un ordre secondaire; mais leurs toiles sont toujours do très grandes dimensions. On peut dire aussi que les peintres brésiliens ont dédaigné le paysage, quoique le Brésil présent© des sites d'une admirable beauté. Plusieurs planches des Atlas de voyage, notamment la vue doTapebuçU (Atlas du prince Maximilien), qu'on dirait gravée d'après un tableau de Claude Lorrain, montrent que, malgré l'exubérance de la végétation du Brésil, il serait même possible de trouver
dans ce pays le calme et la poésie des paysages classiques. En Europe la nature brésilienne n'est connue que par les œuvres de quelques peintres étrangers : les deux Hollandais déjk cités, le Français N.-A. Taunay, qui a produit beaucoup pendant son séjour au Brésil, et 1 Allemand Maurice Rugendas (1802-1858), dont les nombreuses peintures et aquarelles furent achetées par les gcuvernciiients de Bavière et de Prusse, Cet artiste a publié, comme Debret, son voyage an Brésil (V. BiruograpniE). A Paris, on admire dans ce momenLci (1889) le beau panorama de Rio de Janeiro, peint en grande partie par Victor Meirelles. Mais un panorama est toujours une œuvre de passage, condamnée k disparaître. Dans ces derniers temps la peinture de paysage a été cultivée avec succès, k Rio, par George Grimm (f 1888) et par Nicolas Facbinctli. Le premier y a fait plusieurs élèves.
La gravure des médailles, malgré Zéphirin Ferrez, et !a gravure sur cuivre, introduite par Eloy de Miranda en 1810, n'ont pas jusqu'ici de mérite artistique. La lithographie est plus avancée.
L'architecture paraît, depuis trente ans, avoir rétrogradé, excepté pour la construction des habitations privées Il surtout des maisons de campagne. L'ouverture de concours en Europe et au Brésil pour h construction des bâtiments publics est une nécessité qui s impose au gouvernement central et aux gouvernements provinciaux. En général, au Brésil, on confie la construction des édifices publics plutôt k des ingénieurs qu'k des arebitectes. Cette habitude date de l’époque coloniale, oh mems m grand nombre d'églises ont été construites d'après les plans d'officiers du génie (la Candelaria, k Blo, général Roscio ; réélise des militaires, général Sa e Fana, etc.). On ne peut citer qu'un petit nombre d'édifices contemporains nui aient réellement du style, comme l'école des beauxarts les hôpitaux de la Miséricorde et do D. Pedro U, le château de Bôa-Vista, les banques du Brésil et Commerciale, la bibliotbèqu© portugaise, le palais Nova- Friburao, la caserne des douaniers (Poste fiscal) k Rio, les églises de Bûa-Vista et de Penha à Pernambuco, le palais de l’Ypiranga près S. Paulo. L'aspect des deux grands hôpitaux aurait été bien plus monumental si on avait employé pour l'extérieur le beau granit des environs de Rio, comme Fa fait k la banque du Brésil, Araujo Porto- Alegre, son architecte.
L'école des Beaux-Arts, a été dirigée, après la mort do Lebretou, par quelques peintres: Henriquo J. da Silva, mort en 1834, Félix-Erailo Taunay (fils de Nic.-Ant.), né k Montmorency en 1795, mort k Rio en 1881, et Araujo Porto-Âlegre. Elle so trouve aujourd'hui presque entièrement désorganisée, réduite k une demi-douzame de professeurs. Le budget des Beaux-Arts n est que e 81,550 milréis (237,766 fr.). H faudrait recommencer F œuvre k peine essayée par Jean YI, en appelant au Brésil pendant une vingtaine d'années des professeurs étranger, ©U encourageant leurs élèves, en répandant l'étud© des arts du dessin et de l'histoire de l’art, et en formant peu k peu une collection d’œuvres des maîtres. En un mot, il faudrait faire ce qu'ont fait k leurs débuts tous les pays qui occupent aujourd'hui une place dans le domaine de rart etco que l’ancienne métropole n'a jamais sa faire
malgré son voisinage d© l'Espagne.
H n'y a dans k ville de Rio (1889) que 40 artistes peintres, 2 statuaires et 24 architectes, dont la plupart n'ont jamais visité l'Europe. Presque tous les peintres sont I eontlatnnés, pour vivre, k faire le portrait. Le nombre
LE HRÉSIL
des amateurs et des collectionnears est trop restreint et les œuvres d’art venant de Tétranger payent des droits élevés, ad valorem, corome les marchandises non favorisées par le tarif*
L*arcbitecture des jardins a beaucoup gagné avec le botaniste français M. Glaziou, qui a introduit au Brésil le goût des jardins de paysage, nommés vulgairement an* glais, eréé h Rio le beau parc da Acclamaçao, et transformé le Parc Impérial et Pancien Passeio Publico, œuvre de Valentîm da Fonscca*