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CHAPITRE XI

La musique Par yi, Ed* Piuoü*

La musique italienne passa du Portugal au Brésil avec les jésuites, qui formèrent des maîtrises de nègres et de mukUres, Quand Jean Vf vint s'établir au Brésil, il amena son maître de chapelle, Marcos Portugal (1762d830) qui était une célébrité en Italie. A la même époque, le Brésilien J.-M. Nunes Garcia (1767-! 830), ué à Rio, composait de remarquables morceaux de musique sacrée, inspirée de Bach, de Beethoven et de Haydn ; Sigismond Neukom (1778-1858), disciple de Haydn, venait passer cinq années au Brésil (1816-1821) et faisait Téducation musicale du futur empereur B, Pedro et celle de sa femme, Pimpératrice Léopoldine, et parvenait, par des réductions pour piano et harmonium, à faire connaître les compositions classiques dans la société

brésilienne- Dom Pedro P' composa le bel hymne de Findépendance brésilienne, une messe, une symphonie à grand orchestre, un opéra dont l'ouverture a été exécutée dans un concert donné qu Théatrc-ltalien de Parts, au mois de nov, 1832, et d autres morceaux de musique cités par Fétîs.

Un élève de Nunes Garcia et de Neukom, le Brésilien Francisco Manoel da Silva (17954865) que ses compositions ont rendu populaire, a été le fondateur du Cousen^atoire impérial de musique de Rio* 11 a formé, entre autres élèves, Ant, Carlos G ornes, né en 1839 à Cam— P inas, auteur de plusieurs opéras, dont les plus populaires en Italie et au Brésil sont U Guarany^ Fomt et Sal~ vator Rosa.

Les opéras italiens sont chantés tous les ans k Bio pendant la saison d^hiver, depuis le commencement du siècle. La musique classique est très goûtée au Brésil depuis une trentaine d'années ; les concerts se multiplient et sont très fréquentés- D'ailleurs les belles voix et les bons exéenfanîs ne sont pas rares.

En 1860, uue« Académie impériale d'opéra national !s^, formée d'élèves du Conservatoire de Rio, a été instituée ; elle a chanté, entre autres, les opéras A !\'oite do Castelto et Joanm de Flandres de Gomes, et O Vagabundo de Mesquita ; mais, la subveniion du budget ayant cessé, elle n'a eu qu'une courte durée*

Le lundtlj de Bahia et îa modinha, de Minas-Geraas et du S5o Paulo, dont Spix et Martius ont reproduit quelques spécimens, donnent une idée de la musique populaire au Brésil. Neukom a publié k Paris un choix de modinhas de Joaquim Manoel, mulâtre de Rio, doué d'uu talent remarquable, et très populaire à cette époque. Joaquim Manoel improvisait et exécutait admirablement ses cornpositions sur un instrument dont iL fut l'inventeur, le eavaquinkOf espèce de petite viole.

L\ BATAILLE NAVALE DE BIACHUELO (11 juin 1865).

Tableau de Victob Meirelles (1872), a l’Acadëmie des Beaux-Arts de lïib-DE-JANEiBo.

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