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CHAPITRE IV

Les produits du règne minéral

Par M. E. Leva SS EU ti.

Les diamants do Brésil sont renommés depuis le xviii® siècle. On les vendait d’abord en Europe comme diamants de l’Inde après les avoir taillés h Amsterdam. On les trouve surtout il Minas-Geraes (à Diamantina,

vallée supérieure du Jequilinhonlia, dans la serra do Espinhaço, et ailleurs), dans le Matto-Grosso (Diaraantino) et dans la province de Bahia (à Sincorâ et à Cbapada) et récemment à Ganavieiras. La quantité produite et la valeur ont beaucoup varié suivant les temps. On estime vaguement que la production atteint une valeur de six k dix millions, laquelle est très supérieure aux déclarations faites h la douane. Une grande partie des diamants du Brésil, qui passent aujourd’hui pour être en général plus beaux que ceux du Cap, do î’Inde et de Bornéo, est taillée k Rio. Dans la municipo de Diamantina il y a dixneuf tailleries de diamants. Le Brésil est le pays qui fournit le plus de pierres précieuses au commerce, topazes (surtout près d’Ouro-Preto), émeraudes, hérils, améthystes, cymophanes, ainsi qu’une grande variété d’agates (Rio Grande do Sul).

L’or se trouve dans presque toutes les provinces. Les PauUstas le découvrirent au xvi^ et xvii® siècles en plusieurs endroits, à la mine de Jaraguâ, près de S. Paulo, à Villa Rica (aujourd’hui Ouro-Preto), et, au milieu du xviii® siècle, la production de For s’éleva à cinquante millions de francs. On a calculé (baron d’Eschwege) que, de la découverte des mines à l’année 1820, la production de For au Brésil avait été de 960,000 kîlogr., soit plus de 3 milliards de francs, dont moitié pour Minas-Geraes, un septième pour Goydz, le reste pour Sâo Paulo et Matto Grosso. Cette production a beaucoup diminué. La moyenne de 1831-70 n’a été que do 7 millions do francs ; celle de 1881-83, de 3 millions. Des compagnies anglaises exploitent les mines d’or de Süo Joâo d’El Rey, de MorroVelho, de Santa Barbara, de S. Pedro Norte del Rey (Minas-Geraes), de Rio Grande ào Sul, de Cuyabâ (Matto Grosso) et font des lavages d’or sur le Tibagy (Paranâ). Des compagnies brésiliennes exploitent les mines d’Itabira, de S. Joao Nepomuceno. On a constaté la présence de beaucoup d’autres métaux ; mais F exploitation n’a été tentée que peur le cuivre (à Caçapava et à Lavras dans le Rio Grande do Sul) et pour b plomb (à Yporanga, dans le Sâo Paulo, à Abaeté et Sete Lagoas dans le Minas, et ailleurs). Le fer est exploité dans les environs d’Ouro-Preto et dans beaucoup d’autres localités du Minas- Geraes, au mont Araçoiava, près d’Ipanema (prov. de Sâo Paulo), etc. — On exploite, en très petite quantité jusqu’ici, la houille (h. bitumineuse) à Candiota et àArroio dos Ratos (Rio Grande do Sul), àTubarao et Araranguâ (Santa Catharina), Lo lignite a été découvert dans les prov. de Sâo Paulo, de Santa Catharina, de Minas-Geraes Gandarela, Fonseca, etc.). Des schistes bitumineux sont exploités avec succès àTaubaté (S. Paulo); la tourbe est exploitée sur quelques points. On en extrait de l’huile et on remploie surtout à la fabrication de l’acide sulfurique. Le salpêtre est exploité dans les cavernes calcaires de Minas-Geraes ; le guano et le phosphate de chaux, dans les îles Femando deNoronha, etc.; ïe sel gemme, dans le Matto Grosso et ïe Goyâz, On importe du sel d’Europe, mais une grande partie du sel consommé au Brésil est fournie par les salines de Rio Grande do Norto, des Alagoas et de Sergipe. Le gouvernement brésilien a accordé un nombre considérable de concessions pour des exploitations minières ; un petit nombre seulement a réussi. — Parmi les eaux thermales fréquentées sont celles d’Aïambary (eaux gazeuses d’Âguas Virtuosas), de Caxambù (eau gazeuse d’Aguas Sautas), de Caldas et de S. Domingos d’Âraxà dans le Minas Geraes (eaux sulfureuses), de Gaidas dcBiltencourt dansîe SantaGatharina,d’Itapicurü (Bahia).

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