CHAPITRE V
L’industrie
Par WM. E. LEVASïEi'n et l6 tfaron tic IUo-Brakco.
L'industrie manufacturière est encore peu développée, malgré les progrès accomplis depuis quarante ans et les eforts faits par le gouvernement pour Tcncourager* La plupart des industries existent et les produits de certaines usines ou manufactures ont pu être comparés sans désavantage dans les expositions universelles aux produits d’Europe ; mais les fabriques sont loin de suHire à la consomma lion du pays qui tire beaucoup de produits manufacturés de l’étranger. Cependant les petites industries, nécessaires b la vie journalière, sont largement pratiquées dans toutes les villes. Les industries agricoles sont les plus répandues : nombreuses fabriques de tapioca, 40 usines centrales pour la fabrication et la raffinerie du sucre (prov. deBabia, do Pemambuco, de Rio de Janeiro, de Sâo-Paulo et de Minas-Geraes), SOO fabriques de vin indigène (une école de viticulture ayant, par son programme, un caractère scietilifique, a été inaugurée à Campinasle l^^janv, 1889), fabriques d’eau*de-vie {agiiardente), de bière, de maté, d'huiles végétales, fromageries (Minas-Geraes, etc), fabriques de cigares et cigarettes (Sâo- Felix de Baliia,S5o Domingosprès de Rio de Janeiro, etc.), fabriques de confitures (Carapos, dans le Rio de Janeiro, etc.), préparation de viandes et de paissons sces \ fa briques de cuirs, de maroquins, de chaussures, de gants (très estimés dans le pays et confectionnés surtout à Rio), de chapeaux de feutre, de soie et de paille, de hamacs. L’industrie de l’aineublemeat de luxe a pris uu notable développement, surtout à Rio, On y fait de magnifiques meubles en bois massif richement sculpté. — La seule usine à fer appartenant à TEtat et la plus ancienne du Brésil est celle d’Ipanéma (prov. de Sao Paulo) ; elle ne possède toutefois qu'un haut fourneau au charbon de bois, qui a produit S60,000 kilogr. de fonte en 1886 ; à Rio, à Sao Paulo et dans quelques provinces, il y a des fonderies ; les forges et les fonderies de Ponta d'Areia, en face de Rio, ont été créées par Irenéo de Souza, vicomte de Mauà. Minas-Geraes possède un grand nombre de fourneaux catalans pour la fabrication du fer. 11 y a à Rio des chantiers do construction navale ; b Estrella une poudrerie. — On fait des briques en mainte localité. On fabrique des bougies et du savon b Rio de Janeiro, b Pelotas et dans beaucoup d’autres localités, des chandelles de carnabuba dans le Cearb ; le cuir est traînaillé dans le S. On a établi dans la prov, de Rio Grande do Sul une fabrique de lainages pour utiliser les laines du pays ; dans le Parani on fabrique, comme dans la République Argentine, des couvertures de laine dîtes ponches. il y a des établissements de filature et de tissage de coton dans la prov. de Rio de Janeiro, à Magé, à Macacos, à Petropûlis, dans celle de Babia, b Bahia, b Yalença, b Caeboeira, dans celles de Pemambuco, de Sâo Paulo, de Minas-Geraes, etc. On comptait, en 1888, 90 fabriques de tissus de coton, de laine et de soie dans Tempire,
dont ^0 a Minas, 15 à Rio de Janeiro, 1^2 à Sâo Paulo et 43 dans les autres provinces. C'est surtout dans la province de Sao Paulo que sont aujourd'hui les manufactures les plus importantes du Brésil, particuUcrement les filatures do coton et les fonderies (bGampinas).Oulre le Sâo Paulo, c'est tout d'abord b Rio de Janeiro et dans ses environs (Campos, Nova FriburgOs Petropolis), et ensuile à Pemambuco et b Babia que Faclivité industrielle est développée. ).a Socledade Auxiliadùra da Îîtdiu^ tria Jiacional, fondée en 1827, grâce à rinitiative de Pinto d'Almeida, et presque toujours consultée par le gouvernement sur les questions industrielles, possède une riche bibliothèque, une colleclien de machines et modèles, publie une revue et entretient une école induslrlelîe du soir*