‹ Le BrésilChapitre 62 sur 87 · SÛ · texte numérisé non relu

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La masse de papîer-monnaio longtemps déprécié et la petite quantité de numéraire en espèces sont un des côlés faibles de la situation économique du Brésil. — H existe beaucoup d'autres banques brésiliennes de dépôt, d'escompte et do crédit foncier, fondées depuis 1873 (banque Union du crédit, banque Internationale du Brésil, banque do crédit foncier de Saint-Paul, banque commerciale et hypotbéeairo de Maranhîïo, banque de crédit foncier du Brésil, banque de crédit foncier de Pemambuœ, ainsi que des banques anglaises et allemandes, etc.). En 1888, les trois provinces de Bio de Janeiro, Sâo Paulo et Minas-Geraes comptaient dix-neuf banques dont le capital souscrit s'élevait à 37 Û millions de francs, et le capital versé à près de 295 millions. Une loi du 5 oct. 1885 a créé le gage agricole des récoltes, du bétail, etc. Une loi du 24 nov. 1888, dont les vicomtes de Cruzeiro et de Ooro-Prelo et M, Lafayette Percira ont été les promoteurs, a autorisé

* Au moment de ce tirage à part le change continue à monter. Sur Londres il est (12 mars) à 28 Vs pour mib Ttls, et sur Paris à 337 reis pour 1 franc,

® Voir dans la note page 45 les paroles prononcées par l’empereur dans son discours d^ouverture du Parlement le 3 mal dernier.

LE OMMERCE

les compagnies anon^'mes fondées pour faire des opérations de banque a émettre des billets payables au porteur et à Tue ^ en monnaie courante de F empire, c.-à-d» des billets de banque, sous condition de déposer à la caisse d'amortissement une somme en rentes sur TEtat égale h celle des billets à émettre. Des monts-depiété, réglementés par la ioi du 22 août 1860, existent à Rio depuis 1861 et dans chaque province depuis 1874 ; dans les provinces ils sont annexés à la caisse d’épargne. Malgré ees institutions, le crédit est encore très insuflQsant au Brésil, surtout en présence des obligations que la suppression de Fescîavage crée aux planteurs ; le crédit foncier est rare et cher et le prêt sur gage n’a pas réussi dans les provinces; c’est pourquoi le ministère a présenté aux Chambres, immédiatement après F émancipation, un projet de loi pour la création de banques agricoles» — Le Brésil a besoin de trouver surtout dans l’épargne de ses propriétaires plus de ressources pour alimenter ses établissements de crédit et pour constituer son capital de circulation métallique ou aceroitre son capital d’exploitation. Il doit chercher aussi, et il peut trouver des ressources sur les marchés européens; il y a placé très avantageusement (à 07 fr, le titre do 4 fr, 1/2 de rente) son dernier emprunt contracté à Londres en 1888, L’Angleterre a déjà placé au Brésil plus de 1,600 millions de francs (35 millions de livres sterling pour la dette brésilienne, près de 19 en chemins de fer, de 4 en compagnies de navigation, de 31/2 en cables télégraphiques, 2 millions en banques ; plus d’un million en usines centrales, et dans d’autres emplois ; et, en ajoutant le capital des maisons de commerce britanniques, les Anglais possèdent vraisemblablement près de 2 milliards i/2 de capital au Brésil. Depuis quelque temps, les capitaux de la France, de la Belgique et des Etats-Unis se portent aussi de ce côté ; le chemin de fer du Parand a été construit par une compagnie française et, en 1888, des banquiers parisiens ont réservé 400 millions destinés à des entreprises industrielles.

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