‹ Le Brésil en 1852 et sa colonisation future, notice écrite sur des documents communiqués par leChapitre 16 sur 27 · LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

LES ANIMAUX

Dans un pays qui possède toute espèce de terrain , et une variété de températures appropriées aux cultures les plus diverses , comme à l'éducation des bestiaux, cette dernière branche devra tout particulièrement fixer l'attention de ceux qui déjà en Europe, en faisaient une spécialité de revenus, donc qui sont très-experts dans la manière la meilleure de soigner les différentes espèces d'animaux domestiques , et d'en perfectionner les races.

Les chevaux , la race bovine et toutes les autres à cornes, peuvent pâturer toute l'année au Brésil , ce qui est un avantage d'autant plus précieux qu'il affranchit de tout ce qu'il en coûte en Europe, pour préparer les provisions d'hiver, de plus en plus onéreuses , que la prévoyance en force presque toujours la quantité.

Au Brésil , un hangar et un pâturage d'étendue suffisante sont les seules précautions nécessaires. Dans cette branche d'économie , il demeure aussi de grandes améliorations à introduire , qui n'existent point encore et qui donneraient cependant de beaux résultats.

En Amérique , comme en Europe , le prix d'un cheval dépend de sa bonté et de son apparence. Ceux de luxeont une grande valeur, aussi bien dans la province qu'à Rio de Janeiro. En croisant les races , les

résultats n'en deviennent que meilleurs. Toutefois, dans plusieurs provinces , et notamment dans celle de Rio-Grande , ceux qui veulent élever et former dies chevauK trouvent à acheter des poulains à très-bon marché.

Les vaches donnent peu de lait, lorsqu'elles demeurent constamment dans les pacages; aussi les habitants u'ont-ils jamais tiré un parti bien avantageux du beurre et du fromage. Leurs vues les portent bien davantage à faire multiplier les troupeaux. Ces deux choses pourraient cependant facilement s'allier. Il faudrait cultiver un peu plus de raves, de courges et de mais , qui fourniraient une plus grande quantité de lait. C'est ainsi que bientôt on remplacerait le beurre salé et le fromage , qui se tirent 4'Europe à grands frais.

Nous en dirons autant des moutons, qui devraient être Tobjet d'une beaucoup plus grande attention, et donton peut s'enrichir parla laine, la peau, la graisse et la chair. L'essentiel serait de prévenir le dépérissement de l'espèce en croisant ijfiieux les races. Le^ personnes qui, au Brésil, s'occupent de moutoof* prétendent qu'on doit renfermer ces animai!)^ àèl> l'entrée de la nuit, jusqu'à huit heures du leodaMMÛi matin.

Les cochons sont en quelque sorte , de$ miimsti?: indispensables pour les colons. Ils leur li^v^ai: wm seulement de nourriture, mais ils en Toatuu lucratif, soit en les vendant engrakiééfc. sun expédiant dans les villes, sous tonm: ck Il en arrive de grandes provisiuufc ût l'iiun^âr J*^ gen§ industrieux pourraieat liiirt i«t i6âê»^< lentes affaires en chair de jumiBite ^ 'nmm.

Il n'est point hors de place ici, de faire remarquer que le Brésil tire de l'extérieur des salaisons de bœuf et de porc, des graisses et des peaux tannées et maroquinées ; enfin bon nombre d'objets qui proviennent d'animaux existants en grand nombre au Brésil , en sorte qu'il est facile de concevoir quelles ressources immenses ce pays présentée l'agriculteur et à l'industriel, bien avant le moment où, se suffisant à luimême, il se rendra indépendant de tout ce que l'Europe et le Nord de l'Amérique lui fournissent.

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